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Kamerhe : ses avocats demandent la réouverture des débats alors que l’affaire est pris en délibéré !

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Une année s’est pratiquement écoulée depuis que l’opinion attendait avec impatience les rebondissements de l’affaire du Programme de travaux de 100 jours du chef de l’Etat. En lançant la procédure d’appel dans cette affaire, les avocats de Vital Kamerhe espéraient démontrer les violations de la procédure imputées au premier juge.

De ce procès en appel, on attendait que la défense de Vital Kamerhe déploie la grande artillerie juridique pour ébranler les fondements du jugement condamnant le président de l’UNC à 20 ans, ainsi qu’aux peines subsidiaires pour tous les griefs retenus à sa charge.

Et comme le prévenu lui-même aimait rassurer l’opinion avec son slogan de guerre juridique « pièce contre pièce », le ministère public et les conseils de la République quelque peu inquiets, s’étaient préparés sérieusement et chaque partie de son côté, avait affûté ses armes. Le procès s’annonçait sous les auspices d’une bataille juridique impitoyable où certains juristes allaient même perdre leurs plumes, sinon leur latin.

Mais voilà ! Depuis que s’est ouvert le procès en appel, aucune fois, le prévenu principal Vital Kamerhe n’a comparu devant les juges. Multiples raisons invoquées par ses conseils, il serait souffrant. Indisponible à cause des ennuis de santé présentés comme sérieux, on a été surpris de constater que l’homme avait par contre, déployé d’intenses activités politiques, allant de nominations dans le cadre de la restructuration de sa formation politique aux nouvelles instructions édictées pour garantir la bonne marche de son parti à l’échéance 2023, sans oublier son appel à un dialogue politique.

Etait-il toujours malade au point de ne pas s’exprimer, ni défendre une cause qui lui tenait à cœur et qui allait le blanchir ?

S’estimant suffisamment éclairée, l’instruction enfin clôturée, la cour a clos les débats et promis de rendre son arrêt dans le délai légal. Si les avocats n’avaient pas assez convaincu les juges d’appel sur la justesse de la cause et de la démarche de leur client au degré d’appel, l’opinion retiendra que quelque part, certaines parties n’ont pas joué leur rôle jusqu’au bout.

C’est au moment où l’affaire est prise en délibéré que la défense de Kamerhe se manifeste de nouveau pour, cette fois, réclamer la réouverture des débats. Le problème est de savoir si les arguments qu’ils développent ne seront pas considérés comme des manoeuvres dilatoires qu’on utilise quand on n’a plus rien à dire.

J.R.T./Le Phare