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Kalamu : Les habitants de Kimbangu accusent les sans-abris de semer la terreur

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Les habitants du quartier Kimbangu, dans la commune de Kalamu, appellent les autorités au renforcement de sécurité.

En effet, des personnes déguerpies du long de la rivière Kalamu se sont transformées en sans-abris et occupent certains coins des rues tels que la 1er, la 35eme, voire la 36ème rues.

Ces sans-abris prennent des drogues communément appelées « bombé », intimidant et arrachant les biens de paisibles citoyens.

Des témoins sur place précisent que même des femmes procèdent aux vols dans certaines maisons si les propriétaires laissent par mégarde les portes ouvertes. Des chaussures à l’entrée des maisons et des habits étendus sur le fil et autres biens sont systématiquement emportés.

Face à cette situation désagréable, les habitants du quartier Kimbangu demandent l’intervention urgente de l’autorité publique avant que le pire n’arrive.  » Si rien n’est fait, nous allons commencer à nous rendre justice ! », a indiqué une victime.

Titiane Nzambe Yengo( Stagiaire IFASIC)/congoprofond.net

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 » Brut  » : 2 policiers condamnés pour torture, la Cour sanctionne les exécutants

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Si Philémon Mambabua est reparti libre du prétoire de Ndolo, le verdict prononcé ce 4 juin 2026 n’a pas épargné les 2 policiers poursuivis. La Cour militaire, après avoir rappelé le déroulé des faits ( cette intrusion nocturne de Claudien Likulia, Christopher et Noah à une soirée pyjama non autorisée par le propriétaire des lieux ), a opéré une distinction nette entre le commandement et l’exécution. Là où le doute a profité au premier, les actes matériels atroces ont été imputés aux seconds. La Cour s’est appuyée sur les articles 48 bis et 48 ter de la loi du 9 juillet 2011 portant criminalisation de la torture, qui retiennent la qualité de l’agent, les faits matériels constitutifs de souffrances aiguës, l’élément intentionnel et l’élément moral. Les déclarations des victimes, corroborées par le témoignage décisif de Sakina ( qui a qualifié les agissements des policiers de « brut » ), ont fondé l’intime conviction des juges.

Contrairement à Philémon Mambabua, pour qui l’ordre de « maîtriser » n’a pu être requalifié en instruction de torturer, les deux agents ont été reconnus coupables d’avoir infligé des souffrances aux enfants Mushobekwa et à Noah. Le nombre de policiers impliqués, bien que flou dans certains récits, n’a pas effacé la matérialité des violences retenues par la Cour. Celle-ci a souligné que les traumatismes subis par les victimes, bien que leur récit ait pu être altéré par le choc, ne faisaient aucun doute. La Cour a donc déclaré l’infraction constituée dans le chef des 2 policiers, qui avaient la garde et l’autorité immédiate sur les enfants au moment des faits. Leur dénégation constante n’a pas résisté à la confrontation avec les éléments renseignants et les dépositions concordantes.

La sentence est tombée : 2 ans de servitude pénale, une amende de 500.000 francs congolais par condamné, et la confirmation de leur maintien en détention. Sur le plan civil, la Cour, après avoir constaté l’absence totale de pièces comptables justificatives déposées par les parties civiles, a statué en équité. Elle a ramené la demande initiale de 3,4 millions de dollars américains à une somme totale de 25.000 dollars, soit 5.000 dollars par partie civile. Une décision qui sanctionne les exécutants tout en rappelant avec force que la responsabilité pénale est individuelle.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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