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Kabund au congrès de l’AFDC-A: « La coalition FCC-CACH a montré ses limites…Un nouveau vent arrive ! »
Invité à prendre la parole au 3ème congrès de l’AFDC qui s’est tenu à Kinshasa ce mardi 03 novembre 2020, Jean-Marc Kabund, Président a.i de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social, (UDPS) a prédit la rupture de la coalition FCC-CACH qui, selon lui, a montré ses limites dans la gestion du Pays.
« Vous savez que les points qui m’ont divisé avec le FCC, c’est la question de l’AFDC. À l’époque, en tant que premier vice-président (assemblée nationale), j’avais dans mes attributions la gestion des groupes parlementaires. J’avais dit aux collègues membres du bureau que je ne pouvais pas accepter le dédoublement de l’AFDC-A parce que moi même, étant membre d’un parti politique qui a souffert de cette pratique et pour des raisons de conviction, je m’assumais., » a dit le Président interimaire de l’UDPS avant d’ajouter: « Je suis très heureux aujourd’hui que la coalition FCC-CACH qui, aujourd’hui a démontré ses limites, va laisser la place à un nouveau vent dans ce pays pour le bonheur de notre peuple ».
Le Président ai de l’UDPS dit être conscients des difficultés que traverse l’AFDC-A, « car nous, UDPS, nous sommes passés par là. Le temps finira par vous donner raison. D’ailleurs, la coalition FCC-CACH qui vous avait beaucoup préjudicié, maintenant que les choses se dessinent clairement, l’AFDC-A aura une issue bientôt. ».
Dans sa conclusion, JM Kabund a promis des postes aux militants et cadres de l’AFDC-A si Félix Tshisekedi créée un nouveau Gouvernement.
Notons que le 3e congrès ordinaire de l’AFDC-A coïncide avec le dixième anniversaire de l’existence de ce parti politique cher au sénateur Modeste Bahati Lukwebo.
Thierry Mfundu/CONGOPROFOND.NET
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Meurtre du policier “Me Bic Rouge” : Le ministère public requiert la peine de mort contre le militaire Kaseba Katembwe
L’audience publique dans l’affaire du meurtre du policier Mumposa Ngetadidi Joslain, alias « Me Bic Rouge », s’est poursuivie ce vendredi 13 mars 2026. Le principal prévenu, Kaseba Katembwe, militaire de la Garde républicaine, continue de rejeter toute responsabilité dans ce drame.
À la barre, le prévenu a de nouveau déclaré ne jamais avoir connu la victime de son vivant. Il affirme également ne s’être jamais rendu à l’hôpital de l’Amitié sino-congolaise et nie catégoriquement toute implication dans la mort du policier.

Le ministère public évoque des témoignages accablants
De son côté, le ministère public soutient que les éléments de l’enquête contredisent la version du militaire. Selon les renseignements recueillis, un témoin cité dans le dossier, Manituka, affirme que Kaseba Katembwe et Itani Félicien se trouvaient bel et bien au poste de police Révolution au moment des faits.
Toujours selon l’accusation, les deux hommes auraient ouvert le feu sur le policier Ngetadidi Joslain, qui a succombé à ses blessures. Le corps de la victime se trouve toujours à la morgue en attendant la suite de la procédure judiciaire.
Une intervention qui vire au drame
Les faits remontent au samedi 14 février 2026, une date qui reste gravée comme un jour de deuil pour la famille de la victime.
Policier en service, Mumposa Ngetadidi Joslain, surnommé Me Bic Rouge, a été mortellement atteint par balle lors d’une intervention qui semblait pourtant ordinaire.
D’après les témoignages recueillis par la famille, le policier aurait été abattu par un militaire de la Garde républicaine.
Une tentative d’extraction forcée au cœur de l’affaire

Selon les premières reconstitutions des faits, tout serait parti de l’arrestation d’un jeune homme présenté comme Kuluna, soupçonné du vol d’une moto. Peu après son interpellation, son frère ( un militaire) se serait présenté au poste de police accompagné d’autres soldats armés afin d’exiger sa libération.
La situation aurait rapidement dégénéré en vive altercation entre les militaires et le policier Mumposa Ngetadidi Joslain, qui était alors en service au poste de police Révolution.
C’est au cours de cette dispute que l’un des militaires aurait fait usage de son arme, tirant à bout portant sur le policier, qui s’est effondré grièvement blessé.
La peine capitale requise, verdict attendu
Au regard de la gravité des faits, le ministère public a requis la peine de mort contre Kaseba Katembwe, ainsi que contre les membres présumés de son groupe, notamment Manituka Ditumene et Tambwe Kasongo.
L’audience ayant été renvoyée, le tribunal devra poursuivre l’examen du dossier afin d’établir les responsabilités dans ce drame qui a profondément choqué l’opinion à Kinshasa. La famille de la victime, quant à elle, continue de réclamer que toute la lumière soit faite sur les circonstances de la mort du policier Me Bic Rouge.
Glody Bukasa/CONGOPROFOND.NET
