Justice
Justice : une année de réformes et de résultats sous Guillaume Ngefa
Une année après sa prise de fonctions à la tête du ministère de la Justice, Guillaume Ngefa Atondoko Andali met en avant plusieurs réformes et actions visant notamment le désengorgement des prisons, le renforcement de l’accès à la justice, la lutte contre la corruption et la modernisation du système judiciaire congolais.
Parmi les mesures annoncées figure le désengorgement des établissements pénitentiaires. À ce titre, 270 détenus ont bénéficié d’une libération conditionnelle, dans le cadre des efforts visant à réduire la surpopulation carcérale et à améliorer les conditions de détention.
Le renforcement des effectifs judiciaires constitue également l’un des axes de cette politique. Le déploiement annoncé de 2 500 magistrats devrait contribuer à réduire le déficit en personnel judiciaire, particulièrement dans les provinces où l’accès aux services de justice reste difficile. À cela s’ajoute la formation de 100 officiers de police judiciaire (OPJ), destinée à renforcer la qualité des procédures dès les premières étapes de la chaîne pénale.
tolérance zéro contre la corruption
Sur le terrain de l’intégrité, le ministère affiche une ligne de fermeté. Le refus de procéder à des paiements dépourvus de justificatifs ainsi que la volonté de privilégier des profils jugés intègres dans certaines fonctions judiciaires s’inscrivent dans cette orientation.
Cette politique de lutte contre la corruption vise notamment à restaurer la confiance des citoyens envers une institution régulièrement confrontée aux accusations de pratiques illicites et d’instrumentalisation.
humaniser les prisons
La situation des établissements pénitentiaires demeure un autre chantier important. Un plan d’urgence concernant notamment les prisons de Makala, Ndolo, Luzumu ainsi que plusieurs établissements du Grand Katanga est présenté comme une réponse aux difficultés liées aux conditions de détention, aux infrastructures et à la prise en charge des détenus.
L’objectif affiché est de faire des établissements pénitentiaires des espaces respectueux de la dignité humaine, conformément aux principes de l’État de droit.
vers une justice numérique
La modernisation constitue également un volet important de cette transformation. La signature du PRODOC ONU 2025-2029 ouvre la voie à une coopération destinée à accompagner la transformation du secteur judiciaire, notamment à travers la digitalisation, la transparence et l’amélioration des services judiciaires.
Pour les autorités, la justice de demain doit être plus accessible, plus rapide et moins dépendante des lourdeurs administratives.
« garder le cap »
Au-delà des chiffres et des réformes annoncées, le ministère de la Justice entend également renforcer la protection des citoyens, notamment face aux nouvelles formes de criminalité et aux abus commis dans l’espace numérique. La lutte contre la spoliation des biens publics et privés figure également parmi les dossiers mis en avant.
Sur le plan international, la diplomatie judiciaire congolaise s’est également exprimée dans différents dossiers liés à la situation sécuritaire dans l’Est du pays, notamment à travers des démarches engagées auprès des instances internationales.
Après une année marquée par plusieurs réformes et décisions, le défi reste désormais de transformer ces orientations en résultats durables sur l’ensemble du territoire national. Dans un pays où la justice demeure au cœur des attentes de la population, l’enjeu est de restaurer la confiance du citoyen, de garantir l’égalité devant la loi et de consolider l’État de droit.
Glody Bukasa