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Justice : troisième demande de liberté provisoire de Dolly Makambo rejetée…

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L’affaire Dolly Makambo Nawezi, député provincial et ancien ministre provincial de l’Intérieur et Sécurité, Décentralisation et Affaires coutumières pour la ville de Kinshasa, continues de faire parler d’elle. Et les proches et avocats de l’élu de la Gombe considèrent comme une « injustice », malgré l’Etat de droit prôné par le Chef de l’Etat et magistrat suprême, Félix Antoine Tshisekedi.

Condamné, « injustement » selon son avocat, à 10 ans de servitude pénale pour incitation des militaires à commettre des actes contraires à la Loi dans l’affaire du meurtre de l’administrateur gérant du Centre de Santé « Vijana », le député provincial Dolly Makambo est allé à la Cour de Cassation contre cette décision de la Haute Cour Militaire. Hélas, c’est déjà à trois reprises que la Cour de Cassation refuse d’accorder la mise en liberté provisoire de Dolly Makambo.

Pourquoi ce refus de sa mise en liberté provisoire ?

Pour son conseil Kifuabala, avocat près la Cour de cassation, la fuite de cet ancien ministre du Gouvernement provincial de Kinshasa n’est pas à craindre. Car, une fois en liberté provisoire, ce dernier pourrait donc retrouver son siège à l’Assemblée provinciale de Kinshasa jusqu’à attendre l’annulation de sa peine, car tous les éléments sont réunis.

«Dolly Makambo n’est pas un délinquant, ni un criminel pour être géré comme tel. Si je vous ai écrit pour demander sa liberté provisoire, c’est essentiellement pour vous remettre en mémoire ce qui suit : les décisions de la Haute Cour Militaire ne sont pas susceptibles d’appel. Monsieur Dolly Makambo est devant vous en matière de cassation. Des requêtes ont été déposées, et nous sommes en matière de cassation. Et donc, ce n’est pas à vous que je vais apprendre combien de temps dure une cassation. Dans notre procédure, elle peut durer le minimum 3 ans, allant même jusqu’au-delà de 10 ans. Et si on est en cassation, nous savons même que deux choses peuvent arriver : la décision attaquée peut-être cassée, et la seconde, elle peut être confirmée. Et moi je suis dans l’hypothèse que cette décision peut être annulée, monsieur Makamno aura passé gratuitement différentes années en prison et n’aura même pas droit à une indemnisation quelconque. La Justice ne doit pas se transformer en injustice. Dolly Makambo mérite sa liberté, car tous les éléments sont réunis et que sa fuite n’est pas à craindre », s’est ainsi adressé maître Kifuabala au juge.

Il a poursuivi en démontrant que la Haute Cour Militaire était incompétente pour juger Dolly Makambo ; hélas, elle a fini par se déclarer compétente, voilà pourquoi la partie Dolly Makambo a décidé d’aller en cassation.

Après ces refus de mise en liberté provisoire, l’on se pose des questions : pourquoi maintenir un acteur politique aussi connu comme Dolly Makambo en prison ? Député provincial de son état et actuellement souffrant, Dolly Makambo mérite cette liberté provisoire.

Et de quelle clameur publique parle-t-on ? Peut-on accepter de maintenir l’innocent Dolly Makambo en prison pour craindre une clameur douteuse et qui n’existe même plus ? Qui veut manipuler de nouveau l’opinion publique et la détourner contre Dolly Makambo ?
Qu’en est-il de la recherche du policier dont la Haute cour militaire a pris comme incité dans cette affaire ? Peut-on dire que les recherches et poursuite contre ce policier incivique ont pris fin puisque l’objectif des bourreaux de Dolly Makambo a été atteint ? L’Etat de droit a-t-il des privilégiés et des gibiers expiatoires ?

Ce sont autant d’interrogations que s’est posé l’avocat Kifuabala.

Petit Ben Bukasa/Congoprofond.net

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Journée internationale des Mines antipersonnel : Christelle Vuanga appelle au renforcement des efforts de déminage et à la garantie de la sécurité des civils

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À l’occasion de la Journée internationale de sensibilisation au problème des mines antipersonnel, la députée nationale Christelle Vuanga a appelé au renforcement urgent des opérations de déminage en République démocratique du Congo, tout en insistant sur la nécessité de garantir la sécurité des populations civiles exposées à ces engins explosifs.

Prenant part à une activité de sensibilisation, elle a alerté sur la persistance de cette menace dans plusieurs zones affectées par les conflits armés, où les mines continuent de faire des victimes et de freiner le développement des communautés locales.

Un impératif humanitaire et sécuritaire

Christelle Vuanga a souligné que la lutte contre les mines antipersonnel constitue une priorité à la fois humanitaire et sécuritaire, appelant à des actions coordonnées pour assainir les zones contaminées et protéger les populations vulnérables.

Elle a insisté sur la responsabilité collective d’agir avec détermination pour le désarmement des zones touchées, affirmant que cet engagement vise à préserver la vie humaine, la dignité des citoyens et l’avenir du pays.

Engagement pour l’égalité et la voix du Congo à l’international

Au-delà de cette problématique, la députée a réaffirmé son engagement en faveur de l’égalité des droits, notamment à travers la promotion de l’intégration des femmes dans les instances de prise de décision.

Dans cette même analogie, l’élue de Kinshasa porte également la voix du peuple congolais sur la scène internationale, plaidant pour une mobilisation accrue en faveur d’un Congo débarrassé des mines antipersonnel et résolument tourné vers un avenir plus sûr et inclusif.

Exaucé Kaya

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