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Justice : le pasteur Paul Mukendi va saisir les instances internationales
La saga judiciaire qui a commencé au Québec (Canada) vient d’ouvrir un nouvel épisode à Kinshasa. Face à la presse, ce mardi 19 octobre 2021 à l’hôtel Marika à Gombe, le pasteur Paul Mukendi, responsable du ministère éponyme, a annoncé solennellement la saisine très imminente des instances de justice supranationales afin d’y obtenir, à coup sûr, le rééquilibrage de la balance « longtemps penchée en faveur d’un droit de la force caractérisé par une succession des violations équipollentes à de l’injustice, au profit de la force du droit ». « Il faut que l’opinion publique sache que rien nous ébranle et rien ne nous arrête. Nous sommes debout en dépit de toutes les manigances de l’ennemi », a-t-il affirmé.
« Des personnes sans visage me font la guerre ! »
« Moi je n’ai pas une église, mais j’ai bâti pour Dieu un royaume. Je vais retourner au Québec pour voir comment l’œuvre de Dieu avance là-bas. Ils ont voulu marchander nos enfants en imposant à ma femme de dire que je la bats ; Dans le cas contraire, ils allaient nous arracher notre progéniture. Et comme ma femme ne l’a pas fait ils nous ont arraché les enfants. Je dois m’exprimer ! Je n’attends rien de qui que ce soit, je ne veux que justice. Mon ennemi n’a pas de visage, mais on peut lire entre les lignes. Je n’ai jamais agressé personne. On m’accuse pour des faits qui ont commencé en 2001/2002 alors que je n’étais pas encore au Québec. Pendant ces années-là, je vivais encore ici en RDC et je suis arrivé au Québec en 2003. Allez-y comprendre ! Dieu est au contrôle. Je sais le canada est un grand pays et que tout le monde n’est pas corrompu. Il n’y a aucune accusation contre ma femme, et elle finira par être libre. Je suis une personnalité qui dérange. Aujourd’hui, Paul Mukendi n’est pas une personne à ne pas connaitre dans la ville de Québec. Raison pour laquelle on m’appelle l’apôtre de la ville de Québec. »

Homosexualité : « Mes enseignements ont beaucoup dérangé ! »
Au moment où une certaine opinion soutient que le pasteur Mukendi est victime de ses prédications contre l’homosexualité, le concerné a fait savoir, au cours de son entretien avec la presse, que cela est possible. « Je peux dire que mes enseignements. Un noir qui réussit ou un homme qui a une église qui s’impose dans la ville ? Il y a beaucoup de choses mais je sais que mes enseignements ont beaucoup dérangé. Comment je m’en sors ? Quatre ans durant, j’ai toujours affronté la justice et j’ai tout respecté mais j’ai fui l’injustice. Face à une injustice, il faut se défendre ! », a-t-il martelé.
Interrogé au sujet de sa réapparition à Kinshasa, alors que sensé être sur le territoire canadien après sa condamnation, en première instance, Paul Mukendi a précisé : « Pour être clair, aucun document ne m’a servi à sortir de là. Comment je suis sorti de là ? Attendez la sortie de mon nouveau livre où je donnerai des détails. J’ai été condamné au premier procès, je suis allé en appel parce que je crois en la justice mais ils m’ont encore condamné. J’ai fait un point de presse pour dire que j’allais me rendre. Ce sont les gens sérieux du système qui m’ont dit : « Jeune homme tu vas mourir ! Quel que soit ce que tu vas faire, tu ne gagneras jamais ce procès. Ton sort a déjà été scellé ! Débrouilles-toi et sors de cet endroit… ». Comme le dit le Christ : « Si on vous maltraite dans une ville, fuyez dans une autre ! » Je n’ai fait qu’appliquer la parole de Dieu… », a-t-il relaté.

Affirmant que sa famille et lui font l’objet de beaucoup d’actes et des décisions d’intolérance et de méchanceté, commandités par des « adversaires sans visage », ayant le bras long au point de manipuler à leur guise, même dans un pays comme le Canada jouissant pourtant d’une réputation d’Etat de droit, aussi bien l’appareil judiciaire que les médias. « Quant à moi, je ne suis que porteur de message de l’Evangile du Christ. Et le message que je porte c’est celui de l’amour de Dieu envers tous les hommes. Dieu ne désire pas la mort du méchant, mais appelle tout homme à la repentance (changement de mentalité), à l’abandon de tout ce qui le sépare de Dieu afin qu’il accorde le salut qu’il réserve à tous ceux qui s’approchent de lui », a-t-il martelé.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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Nord-Kivu II : Le SYNIECO menace de boycotter les épreuves certificatives faute de paiement des arriérés de 2025
Le Syndicat national des inspecteurs de l’enseignement au Congo (SYNIECO), section de la province éducationnelle Nord-Kivu II, menace de boycotter les prochaines épreuves certificatives si le gouvernement ne paie pas les arriérés de la session 2025, estimés à 51 % des frais leur revenant.
La décision a été prise à l’issue d’une assemblée générale extraordinaire tenue ce mercredi 27 mai 2026, non loin de l’Institut Kavaghendi à Butembo.
« L’assemblée générale extraordinaire de ce jour avait accepté de participer à la hors-session du 04 au 10 mai, tout en prévenant qu’il n’en sera pas de même pour la suite tant que les comptes ne seront pas totalement réglés. Si, malgré cette situation, le SYNIECO avait accepté de prêter main-forte, c’était par esprit de responsabilité et dans l’espoir d’une solution urgente. Cependant, face au silence persistant des autorités, le SYNIECO se réserve le droit de boycotter toutes les épreuves à venir », a déclaré le secrétaire provincial du SYNIECO, Kakule Kombi Samuel, au sortir de cette réunion.
Les épreuves nationales concernées sont notamment la session ordinaire de l’Examen d’État (Exetat), l’Examen national de fin d’études primaires (ENAFEP), le Test national de sélection et d’orientation scolaire et professionnelle (TENASOSP), ainsi que le Jury national. Ces auxiliaires de l’éducation affirment qu’ils ne superviseront plus ces évaluations si des mesures concrètes ne sont pas prises avant leur lancement.
Les inspecteurs de la province éducationnelle Nord-Kivu II disent ne pas comprendre comment le gouvernement avait débloqué des fonds destinés à la prise en charge des élèves finalistes évoluant dans les zones en insécurité lors de la session 2025, alors qu’eux-mêmes n’avaient perçu que 49 % de leurs frais, le reste n’ayant jamais été payé jusqu’à ce jour.
Cette menace de boycott intervient à quelques jours du lancement des différentes évaluations nationales prévues au mois de juin prochain, plongeant élèves et parents dans l’incertitude quant à la tenue effective et au bon déroulement de ces épreuves.
Dalmond Ndungo/CONGOPROFOND.NET
