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Justice

Justice : Le Manuel d’inspection des établissements pénitentiaires en cours d’élaboration

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Elaborer un manuel d’inspection des établissements pénitentiaires en RDC, tel est le but de l’atelier qu’organise, du 2 au 6 octobre 2023 à Mbanza-Ngungu ( Kongo Central), le ministère de la Justice, à travers sa Direction des Services Pénitenciers (DSP), avec l’appui technique et financier du deuxième Programme d’Appui à la Réforme de la Justice (PARJ2). 

Ces assises ont pour objectif de doter la Rdc d’un manuel d’inspection et de contrôle pour faire face aux défis actuels du système pénitentiaire congolais, notamment la lutte contre la surpopulation carcérale des établissements pénitentiaires.

D’après Jean-Baptiste Bokango, conseiller de la ministre de la Justice et Garde des Sceaux, ces travaux viennent en réponse à un besoin de contrôle interne des prisons qui se faisait sentir. Dans son mot d’ouverture, il a signifié que c’est dans le cadre de la restructuration de la direction des services pénitentiaires que la ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Rose Mutombo, a mis en place une division en charge de l’inspection et du contrôle interne des établissements pénitentiaires afin d’impulser une nouvelle dynamique de travail.

Evoquant les causes de la surpopulation carcérale dans les établissements pénitentiaires, Jean-Baptiste Bokango déplore les longues détentions préventives, la quasi-absence des mesures alternatives à la détention et des mesures de réaménagement des peines, le défaut d’inspection et de contrôle des établissements pénitentiaires. « S’agissant de l’inspection des établissements pénitentiaires, le dispositif de contrôle connait des insuffisances notamment l’absence des outils de contrôle et de moyens logistiques. Ceci a une répercussion au niveau des établissements pénitentiaires et se traduit par des pratiques préoccupantes telles que la mauvaise tenue des registres d’écrou, la multiplication des cas d’irrégularités, etc. », renseigne le conseiller Bokango.

Et d’ajouter :« Pour permettre à la division nouvellement mise en place de remplir efficacement la mission lui confiée, il est impératif de lui doter des outils de travail appropriés».

Pour sa part, la directrice cheffe de service pénitentiaire du ministère de la Justice, Lydia Masika, a indiqué que cet atelier permet aux fonctionnaires de la direction des services pénitentiaires ainsi que ceux de l’administration pénitentiaire militaire de fignoler leur outil de travail en ce qui concerne les inspections. Me Masika estime que l’élaboration de ce manuel d’inspection des établissements pénitentiaires permettra aux inspecteurs une fois déployé sur terrain de savoir ce qu’ils doivent faire ou pas.

Lors de sa présentation, le conseiller pénitentiaire UAAP MONUSCO, Me Simbi Désiré a partagé le module sur le modèle de guide. Il a parlé de sept étapes d’une bonne inspection. S’exprimant sur la pertinence d’une inspection, Me Désiré Simbi fait savoir que l’inspection ou le contrôle ce n’est pas de chercher des sanctions, ni un complot contre les responsables des établissements mais sert plutôt au changement au niveau des établissements. « Il garantit le respect des droits des détenus et permet que l’on puisse se rassurer de la bonne application des dispositions juridiques régissant l’administration pénitentiaire », a-t-il souligné.

Cet atelier est organisé avec appui technique et financier du Parj2 dans le cadre de ses actions dans le Devis programme pluriannuel (DPP) au niveau de la sous-activité 8.3.8. Appui à l’inspection des établissements pénitentiaires dans les zones d’intervention du PARJ2.

PL

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Kenge : Des réactions contrastées à l’annonce du retour de 2 magistrats

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L’annonce du retour prochain à Kenge du magistrat Makwanza et du procureur Émile Ndjale continue de susciter des réactions au sein d’une partie de la population du chef-lieu de la province du Kwango, particulièrement parmi certains groupes de jeunes.

Selon plusieurs sources locales, des discussions seraient en cours au sein de la jeunesse afin d’évaluer les actions à entreprendre pour exprimer leur désaccord avec cette éventuelle réaffectation. Des consultations informelles se tiendraient notamment autour de l’organisation d’activités citoyennes destinées à faire entendre leur position.

D’après les informations recueillies, plusieurs options seraient envisagées. Certains jeunes évoqueraient la possibilité de profiter de la marche de l’opposition prévue le 3 juin pour faire connaître leurs préoccupations, tandis que d’autres privilégieraient une initiative distincte à une date ultérieure afin de démontrer leur mobilisation.

Un retour qui ravive des controverses passées

Le magistrat Makwanza et le procureur Émile Ndjale avaient déjà fait l’objet de critiques de la part d’une frange de la population locale concernant leur gestion de certains dossiers judiciaires. À l’époque, plusieurs accusations avaient été formulées à leur encontre par des citoyens et des organisations locales.

Ces allégations portaient notamment sur de supposés abus dans l’exercice de leurs fonctions ainsi que sur des comportements jugés incompatibles avec leurs responsabilités. Toutefois, il convient de rappeler que ces accusations relèvent des dénonciations faites par leurs détracteurs et qu’elles n’ont pas nécessairement fait l’objet de décisions judiciaires définitives établissant leur responsabilité.

En juillet 2025, un mouvement de contestation populaire avait conduit à une forte tension dans la ville de Kenge, poussant les deux magistrats à quitter temporairement leur poste.

Entre interrogations et attentes

L’éventualité de leur retour suscite aujourd’hui diverses interrogations au sein de la population. Certains habitants estiment que cette décision risque de raviver des tensions encore présentes, tandis que d’autres appellent au respect des procédures administratives et judiciaires en vigueur.

Dans ce contexte, plusieurs observateurs plaident pour l’apaisement et le dialogue afin d’éviter toute escalade et de garantir le maintien de l’ordre public. Les autorités compétentes sont également attendues sur leur capacité à gérer cette situation avec sérénité et dans le respect de l’État de droit.

Alors que les spéculations se multiplient, l’attention reste désormais tournée vers les prochaines décisions administratives et les réactions qu’elles pourraient susciter au sein de la population de Kenge.

Émile Yimbu/CONGOPROFOND.NET 

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