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Justice et Dignité humaine : Guillaume Ngefa engage des partenaires belges pour moderniser les prisons en RDC
Dans la dynamique de la réforme structurelle du système pénitentiaire congolais, le Ministre d’État, Ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Guillaume Ngefa Atandoko Andali, a reçu ce mardi 23 décembre, dans son cabinet de travail, les dirigeants du consortium belge IIDG-TGCC, spécialisé dans le financement et la construction de grandes infrastructures publiques, notamment carcérales.

Cette rencontre stratégique s’inscrit pleinement dans la vision du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, qui fait de l’humanisation des conditions de détention, du désengorgement des prisons et de la réinsertion sociale des détenus des priorités nationales. L’ambition affichée est claire : rompre avec l’image de prisons assimilées à des « mouroirs » pour les transformer en espaces de reconstruction humaine.
Un système pénitentiaire à bout de souffle
En République Démocratique du Congo, la majorité des établissements pénitentiaires remontent à l’époque coloniale. Vétusté avancée, infrastructures inadaptées et surpopulation chronique caractérisent un système à bout de souffle, exposant les détenus à des conditions de vie indignes, marquées par l’insalubrité et la promiscuité.
Face à ce constat alarmant, le Ministre d’État Guillaume Ngefa fait de la réforme carcérale un chantier prioritaire de son action à la tête du ministère de la Justice, avec pour ligne directrice la dignité humaine et le respect des standards internationaux.
Un partenariat structurant avec le consortium IIDG-TGCC
Conduit par sa présidente, Dina Elfala, le consortium IIDG-TGCC a exprimé sa disponibilité à accompagner la RDC dans le financement, la conception et la construction de prisons modernes, sécurisées et fonctionnelles, mais surtout pensées comme de véritables outils de rééducation et de réinsertion sociale.
« Le but de notre visite était de présenter les capacités du consortium IIDG-TGCC à financer, concevoir et construire des infrastructures carcérales modernes, intégrant des valeurs d’humanisme et favorisant la réinsertion des détenus », a déclaré la présidente du consortium à l’issue de l’audience.
Une vision partagée avec le Gouvernement
Selon les responsables du consortium, le Ministre d’État a rappelé avec insistance la nécessité de tourner définitivement la page d’un modèle carcéral obsolète et inadapté aux exigences contemporaines.
« Monsieur le Ministre nous a retracé l’historique du système carcéral congolais et sa volonté, conformément à la vision du Chef de l’État, de transformer la prison en un environnement de réinsertion plutôt qu’un mouroir », a-t-elle souligné.
Une expertise déjà éprouvée en RDC
Le consortium IIDG-TGCC dispose déjà d’une expérience significative en République Démocratique du Congo. Il est notamment à l’origine de la construction de la plateforme hospitalière et du centre d’oncologie d’excellence Maman Marthe Kasalu, à Maluku, dans la nouvelle ville de Kinshasa Kiyamona.
« Ce projet, d’une enveloppe de 130 millions d’euros, a été financé grâce à des garanties internationales et des institutions bancaires telles que Commerzbank », a précisé un représentant du consortium.
À travers cette démarche, le Gouvernement congolais réaffirme sa volonté de moderniser en profondeur le système pénitentiaire national et d’inscrire la justice dans une logique résolument humaine, tournée vers la réhabilitation et la réintégration sociale des détenus.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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25 mai : L’ambassadeur Dr Jospin Lohanga présente le kimbanguisme comme un instrument du “soft power africain”
Le message livré le 25 mai 2026 par le Dr Jospin Lohanga Konga, ambassadeur itinérant de Sa Divinité Papa Simon Kimbangu Kiangani, dépasse largement le seul cadre religieux.
À travers une communication accordée à congoprofond.net à l’occasion de la Journée mondiale de l’Afrique et de la Noël kimbanguiste, le diplomate spirituel a développé une véritable vision géopolitique du kimbanguisme, présenté comme un outil d’influence culturelle et civilisationnelle africaine.

Le kimbanguisme comme levier stratégique africain
Dans son intervention, le Dr Lohanga a défendu l’idée d’un « soft power africain » fondé sur les valeurs spirituelles, culturelles et historiques propres au continent.
Trois axes majeurs ont été mis en avant :
– enseigner une histoire africaine complète et décomplexée ;
– faire du kimbanguisme un levier d’influence culturelle africaine ;
– bâtir des partenariats internationaux fondés sur des valeurs définies par les Africains eux-mêmes.
Cette orientation inscrit clairement le discours dans la perspective de l’Agenda 2063 de Union africaine, programme stratégique visant à construire « l’Afrique que nous voulons ».
La diplomatie des langues africaines
Autre élément marquant : le caractère multilingue du message.
Après le français et l’anglais, le discours a été relayé en Lingala, Kikongo, Kiswahili et Tshiluba. Pour le Dr Lohanga, cette démarche ne relève pas du simple symbole, mais d’une volonté affirmée de replacer les langues africaines au cœur de la renaissance continentale.
Dans un contexte où les institutions africaines demeurent encore largement dominées par les langues héritées de la colonisation, cette initiative apparaît comme un acte culturel fort.
Entre spiritualité et diplomatie
À travers cette communication, le Dr Jospin Lohanga Konga confirme son rôle de diplomate spirituel engagé dans le rayonnement du kimbanguisme et de l’Afrique.
Son discours conjugue foi, mémoire, identité et stratégie continentale dans une même vision intellectuelle et géopolitique.
Au moment où l’Afrique cherche de nouveaux repères dans un monde en mutation, cette parole venue de Nkamba rappelle que l’influence des nations se joue aussi dans les récits culturels, les symboles et les héritages spirituels.
Barca Horly Fibilulu Mpia/CONGOPROFOND.NET
