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Justice à vendre : Plongée au coeur de la corruption rampante dans le système judiciaire de la RDC

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La RD Congo se débat dans les affres de la corruption, et nulle part ailleurs cette gangrène n’est plus visible que dans son système judiciaire. Les décisions juridiques, censées incarner la justice et l’équité, sont devenues des marchandises à vendre au plus offrant, transformant la RDC en un véritable enfer judiciaire.

Les juges corrompus, tels des parasites insatiables, sucent la moelle épinière de la nation en échange de pots-de-vin et de faveurs. Ces magistrats véreux opèrent tel un cancer en phase terminale, minant la confiance du peuple envers un système censé protéger les droits et garantir la justice. Des tricheurs, fraudeurs et corrupteurs avérés gagnent tous les procès comme par enchantement.

Les tribunaux, autrefois symboles d’honneur et d’intégrité, sont devenus des arènes de la trahison, où des jugements infâmes sont rendus au plus offrant. Les magistrats, autrefois gardiens de la loi, se sont transformés en marionnettes nauséabondes, manipulées par les fils de la corruption. Le culte de l’argent roi bat son plein. L’argent issu du détournement de deniers publics.

Les contentieux électoraux, théâtres de la démocratie, sont devenus des farces grotesques où les tricheurs avérés sont couronnés de succès. La justice en RDC, loin d’être un rempart contre la malhonnêteté, devient complice de ceux qui sapent les fondations même de la nation. Tous ces magistrats véreux n’ont aucune érudition juridique à faire valoir.

Ce sont pour la quasi-majorité des émanations de la tricherie, de la corruption et des combines occultes. Ainsi, la RDC se retrouve piégée dans un cercle vicieux de malversation et de trahison, où la corruption règne en maître absolu. Cela se fait sentir dans les rendus des tribunaux qui défient tout entendement. Rebâtir la RDC avec des magistrats aussi criminels relève de la magie.

Tant que la justice demeurera corrompue jusqu’à la moelle, la nation continuera de souffrir, condamnée à errer dans les ténèbres de l’injustice et de l’immoralité. Il est grand temps de réclamer une réforme en profondeur, pour extirper ce cancer qui ronge la RDC avant qu’il ne soit trop tard. En attendant, les tricheurs ont un bel avenir et des mandats pour saigner les caisses de l’état.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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« Descendez au refuge ! » : À Kyiv, j’ai vécu 2 alertes aériennes qui m’ont fait comprendre le quotidien des Ukrainiens sous les bombes (Carnet de voyage CONGOPROFOND.NET)

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Pendant 3 heures d’échanges riches et passionnants avec des universitaires, des diplomates et des journalistes, nous avons eu l’opportunité exceptionnelle de découvrir les initiatives académiques et scientifiques portées par l’Ukraine en direction de l’Afrique, grâce au précieux accompagnement du Centre d’études africaines de l’Université nationale Taras Chevtchenko et de nombreux partenaires engagés.

Mais au-delà des discussions scientifiques et diplomatiques, c’est une expérience humaine forte qui marquera durablement ma mémoire.

Quand les sirènes interrompent la science

Alors que les échanges se déroulaient dans une atmosphère studieuse et conviviale, les sirènes d’alerte aérienne ont retenti à 2 reprises. À chaque fois, nous avons dû interrompre la conférence pour rejoindre en urgence un refuge anti-bombes.

Ces moments ont suscité en moi des émotions intenses. Descendre dans un abri souterrain alors que l’on participe à une conférence universitaire est une expérience qui dépasse l’imagination de ceux qui vivent loin du conflit. Cette réalité, je ne l’avais jusqu’alors observée qu’à travers les médias. La vivre personnellement m’a permis de mieux comprendre les conditions actuelles de l’Ukraine et les défis quotidiens auxquels les Ukrainiens sont confrontés depuis le début de l’agression russe.

Sur le chemin menant au refuge, une question me traversait l’esprit. J’ai alors demandé à notre hôte si les frappes russes visaient uniquement des objectifs militaires. Sa réponse fut aussi simple que percutante : « Que faut-il en penser lorsque nous sommes obligés, avec des étudiants et des chercheurs, de descendre dans un abri anti-bombes alors que nous discutons de science ? »

Cette interrogation résume à elle seule la réalité d’un pays où la guerre s’invite jusque dans les amphithéâtres, les salles de conférence et les espaces dédiés au savoir.

Le courage d’informer malgré la guerre

 

Cette visite a également été marquée par la présence d’une importante délégation de journalistes africains. Je tiens à saluer le courage et le professionnalisme de mes confrères venus de plusieurs pays du continent. Leur décision de se rendre en Ukraine en cette période particulièrement difficile témoigne d’un véritable engagement envers la recherche de la vérité et la compréhension des réalités du terrain.

Choisir de visiter un pays en guerre ne relève pas seulement du devoir professionnel ; cela exige aussi une part importante de courage personnel. Leur détermination à voir l’Ukraine de leurs propres yeux mérite d’être reconnue.

Cette visite m’a permis de découvrir une autre facette de l’Ukraine : celle d’un peuple qui continue d’enseigner, de rechercher, d’innover et de dialoguer avec le monde malgré les menaces permanentes. J’espère sincèrement que cette expérience contribuera à une meilleure compréhension des réalités que vivent quotidiennement les Ukrainiens et renforcera les liens entre l’Afrique et l’Ukraine dans les domaines de l’éducation, de la recherche et de la coopération internationale.

Une expérience qui rapproche l’Afrique et l’Ukraine

Au cours de cette tournée de presse, des journalistes venus du Bénin, de la République démocratique du Congo, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, de la Mauritanie, du Sénégal et du Togo ont eu l’opportunité de couvrir les activités organisées à l’Université nationale Taras-Chevtchenko de Kyiv et de découvrir de près la réalité ukrainienne. Leur présence a donné à cette mission une dimension véritablement panafricaine, favorisant les échanges d’expériences et le partage de regards sur les défis contemporains auxquels fait face l’Ukraine.

Je tiens également à exprimer ma profonde gratitude à Saleck Zeid, Josiasse Assemon, Arnauld Kassouin, Aliya, Mohamed Diop, Robert Kra, Bernadette Ayelo Ablavi Ayibe, Paul Joel Kamtchang, Mor Amar, Eddy Tshiala Katala qui ont participé à cette tournée de presse en Ukraine. Leur professionnalisme, leur courage et leur volonté de témoigner des réalités du terrain ont contribué au succès de cette mission et à une meilleure compréhension mutuelle entre nos peuples. Ensemble, nous avons vécu une expérience marquante qui restera gravée dans nos mémoires bien au-delà de ce voyage.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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