Connect with us

À la Une

Justice : 4 plaintes du gouverneur Ngobila et ses proches contre le député Mike Mukebayi

Published

on

Le collectif des avocats de la ville de Kinshasa ont confirmé, le mardi dernier au parquet général près la cour d’appel de Kinshasa/Gombe, ses plaintes contre le député provincial Michel  » Mike » Mukebayi. A l’en croire, il s’agit donc de 4 plaintes, respectivement du gouverneur, de son directeur de cabinet, de son assistant principal et de sa chargée de communication, Mme Belise Okonda.

Présentes au Palais de justice de Kinshasa/Gombe, plusieurs mamans ont tenues à apporter leur soutien à Belise Okonda, victime, selon elles, d’insultes, voire des menaces de la part de l’élu de Lingwala.

Notons que la confirmation des plaintes va permettre à la justice d’entrer en action après avoir scruté préalablement les preuves présentées par la partie accusatrice.

Cette démarche pourrait aboutir à la demande de la levée de l’immunité parlementaire par l’Assemblée provinciale de Kinshasa du député provincial Mike Mukebayi.

Ce dernier, convient-il de rappeler, est à couteaux tirés avec le gouverneur de la ville Gentiny Ngobila à qui il a adressé récemment une question orale au sujet du Fonds d’Assainissement de Kinshasa (FONAK).

Au sujet de ses accusations liées au bilan négatif du numéro 1 de la ville, des proches du gouverneur expliquent que la situation que traverse la ville de Kinshasa est tributaire aux maigres moyens lui rétrocédés par le gouvernement central suite à la crise née de la pandémie de Covid-19. La même source ajoute que l’hôtel de ville de Kinshasa reçoit 10% de rétrocession depuis l’avènement de cette pandémie, en lieu et place de 40% prescrits par le législateur dans la Constitution.

En outre, les collaborateurs de Gentiny Ngobila ont souligné que les accusations portées contre leur chef relève de la mauvaise foi quand on observe les efforts qu’il fournit en faveur de la ville en dépit de manque des moyens. Ils ont cité, à titre illustratif, la réhabilitation des avenues Kikwit et Elengesa, le remboursement des dettes contractées, au nom de ville de Kinshasa, par son prédécesseur, la pose de l’éclairage public, etc.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

À la Une

« Descendez au refuge ! » : À Kyiv, j’ai vécu 2 alertes aériennes qui m’ont fait comprendre le quotidien des Ukrainiens sous les bombes (Carnet de voyage CONGOPROFOND.NET)

Published

on

Pendant 3 heures d’échanges riches et passionnants avec des universitaires, des diplomates et des journalistes, nous avons eu l’opportunité exceptionnelle de découvrir les initiatives académiques et scientifiques portées par l’Ukraine en direction de l’Afrique, grâce au précieux accompagnement du Centre d’études africaines de l’Université nationale Taras Chevtchenko et de nombreux partenaires engagés.

Mais au-delà des discussions scientifiques et diplomatiques, c’est une expérience humaine forte qui marquera durablement ma mémoire.

Quand les sirènes interrompent la science

Alors que les échanges se déroulaient dans une atmosphère studieuse et conviviale, les sirènes d’alerte aérienne ont retenti à 2 reprises. À chaque fois, nous avons dû interrompre la conférence pour rejoindre en urgence un refuge anti-bombes.

Ces moments ont suscité en moi des émotions intenses. Descendre dans un abri souterrain alors que l’on participe à une conférence universitaire est une expérience qui dépasse l’imagination de ceux qui vivent loin du conflit. Cette réalité, je ne l’avais jusqu’alors observée qu’à travers les médias. La vivre personnellement m’a permis de mieux comprendre les conditions actuelles de l’Ukraine et les défis quotidiens auxquels les Ukrainiens sont confrontés depuis le début de l’agression russe.

Sur le chemin menant au refuge, une question me traversait l’esprit. J’ai alors demandé à notre hôte si les frappes russes visaient uniquement des objectifs militaires. Sa réponse fut aussi simple que percutante : « Que faut-il en penser lorsque nous sommes obligés, avec des étudiants et des chercheurs, de descendre dans un abri anti-bombes alors que nous discutons de science ? »

Cette interrogation résume à elle seule la réalité d’un pays où la guerre s’invite jusque dans les amphithéâtres, les salles de conférence et les espaces dédiés au savoir.

Le courage d’informer malgré la guerre

 

Cette visite a également été marquée par la présence d’une importante délégation de journalistes africains. Je tiens à saluer le courage et le professionnalisme de mes confrères venus de plusieurs pays du continent. Leur décision de se rendre en Ukraine en cette période particulièrement difficile témoigne d’un véritable engagement envers la recherche de la vérité et la compréhension des réalités du terrain.

Choisir de visiter un pays en guerre ne relève pas seulement du devoir professionnel ; cela exige aussi une part importante de courage personnel. Leur détermination à voir l’Ukraine de leurs propres yeux mérite d’être reconnue.

Cette visite m’a permis de découvrir une autre facette de l’Ukraine : celle d’un peuple qui continue d’enseigner, de rechercher, d’innover et de dialoguer avec le monde malgré les menaces permanentes. J’espère sincèrement que cette expérience contribuera à une meilleure compréhension des réalités que vivent quotidiennement les Ukrainiens et renforcera les liens entre l’Afrique et l’Ukraine dans les domaines de l’éducation, de la recherche et de la coopération internationale.

Une expérience qui rapproche l’Afrique et l’Ukraine

Au cours de cette tournée de presse, des journalistes venus du Bénin, de la République démocratique du Congo, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, de la Mauritanie, du Sénégal et du Togo ont eu l’opportunité de couvrir les activités organisées à l’Université nationale Taras-Chevtchenko de Kyiv et de découvrir de près la réalité ukrainienne. Leur présence a donné à cette mission une dimension véritablement panafricaine, favorisant les échanges d’expériences et le partage de regards sur les défis contemporains auxquels fait face l’Ukraine.

Je tiens également à exprimer ma profonde gratitude à Saleck Zeid, Josiasse Assemon, Arnauld Kassouin, Aliya, Mohamed Diop, Robert Kra, Bernadette Ayelo Ablavi Ayibe, Paul Joel Kamtchang, Mor Amar, Eddy Tshiala Katala qui ont participé à cette tournée de presse en Ukraine. Leur professionnalisme, leur courage et leur volonté de témoigner des réalités du terrain ont contribué au succès de cette mission et à une meilleure compréhension mutuelle entre nos peuples. Ensemble, nous avons vécu une expérience marquante qui restera gravée dans nos mémoires bien au-delà de ce voyage.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

Continue Reading