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Société

30 juin 2025 – 65 ans d’indépendance : les jeunes s’expriment !

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À l’occasion du 65e anniversaire de l’indépendance de la République Démocratique du Congo, congoprofond.net est allé à la rencontre de quelques jeunes congolais issus de différents horizons pour recueillir leurs impressions sur cette date symbolique.

Une seule question : « Que représente pour vous la fête de l’indépendance en RDC ? Sommes-nous réellement indépendants ? »

Voici ce qu’ils en disent :

Bertina Katchak, étudiante à l’UNIKIN :
« La fête de l’indépendance en RDC est un moment symbolique, un rappel du combat mené par nos aînés pour que nous soyons maîtres de notre destin. Mais honnêtement, je pense que sur le plan économique et social, nous ne sommes pas encore totalement indépendants. Tant qu’on dépend des puissances étrangères pour nos ressources, notre développement et même nos décisions stratégiques, l’indépendance reste incomplète. C’est donc à nous, la jeunesse, de continuer le combat pour une véritable souveraineté, pas seulement politique, mais aussi économique et sociale. »

Grady Bahati, chantre gospel :
« Fin de la colonisation et un nouveau départ, voilà ce que cette fête signifie pour moi. »

Ephraïm Lema, jeune kinois en quête d’emploi :
« La fête de l’indépendance célèbre la libération du pays du colonialisme et la souveraineté retrouvée. C’est un moment pour honorer notre identité nationale et les luttes historiques. Mais malgré cette indépendance, le pays fait face à des défis majeurs comme la corruption et les conflits armés. La dépendance économique envers d’autres pays soulève des questions sur la réalité de notre indépendance. Officiellement, oui. Mais dans les faits, notre souveraineté reste fragile. »

Pierre Kabongu, libre penseur :
« La fête de l’indépendance représente pour moi un moment déterminant et décisif de l’histoire de mon pays. C’est un jour inoubliable qui rappelle le sacrifice de Patrice Lumumba pour la libération du peuple congolais. Mais sur la question de notre indépendance actuelle, c’est difficile à trancher. Politiquement, oui, mais économiquement, beaucoup reste à faire. Il est temps que les autorités prennent les choses à bras-le-corps pour que le pays atteigne enfin son essor. »

Enfin, Delphine Kambasulu, jeune entrepreneure, conclut :

« Oui, nous sommes libérés sur le papier, mais pas encore dans la réalité. Cela n’empêche pas de célébrer, car c’est aussi un moyen de réveiller la conscience, surtout celle de notre gouvernement. Pour qu’un jour, notre pays soit vraiment libéré sur tous les plans : économique, social et mental. »

À travers ces réactions, une chose est claire : la jeunesse congolaise est consciente des acquis historiques, mais aussi des défis persistants. 65 ans après, le combat continue, cette fois, pour une indépendance pleine, juste et durable.

Dorcas Mwavita/Congoprofond.net

Société

Kinshasa « Ville morte » du 3 juin : La PNC déployée aux alentours du Stade des Martyrs

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En ce du mercredi 3 juin 2026, journée « ville morte » décrétée par la plateforme de l’opposition C64, la Police nationale congolaise a massivement quadrillé les alentours du Stade des Martyrs de la Pentecôte, situé dans la commune de Kinshasa.

Dès les premières heures de la matinée, des pick-up de la Légion nationale d’Intervention et des unités anti-émeutes ont pris position sur le boulevard Triomphal. Casqués et armés, les éléments de la PNC ont installé un dispositif dissuasif devant l’enceinte du stade, symbole majeur de la capitale.

L’appel à la « ville morte » vise à protester contre le projet de changement de constitution et la situation sécuritaire à l’Est, selon les opposants. Si plusieurs artères de Kinshasa ont tourné au ralenti, le déploiement policier autour du Stade des Martyrs illustre la tension. Les commerces environnants sont à moitié fermés et la circulation fortement réduite.

Aucun incident majeur n’a été signalé en fin de matinée. Les autorités avaient prévenu : « la PNC prendra toutes les dispositions pour garantir l’ordre public ». L’opposition dénonce, elle, une « militarisation excessive » pour étouffer l’expression citoyenne.

Blaise ABITA

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