Analyses et points de vue
Jugement par défaut, fréquentation abusive en RDC
Dans les méandres de la vie politique en RD Congo, nos entourages agissent tel un miroir déformant, reflétant nos défauts avec une acuité implacable mais n’omettant pas non plus nos qualités les plus éclatantes. Une réalité complexe où l’ombre et la lumière se côtoient au plus près, où nos fréquentations sont scrutées avec une attention presque obsessionnelle.
Il est vrai que dans ce jeu d’apparences et d’alliances, il est facile de succomber à la tentation du jugement hâtif, de cataloguer autrui en fonction de ses relations. Pourtant, l’histoire nous enseigne des leçons surprenantes. Judas, figure emblématique de trahison dans la Bible, comptait parmi ses amis des hommes réputés irréprochables. Une mise en garde poignante contre les raccourcis simplistes.
Il est crucial de se rappeler que les fondations d’une personne ne se limitent pas à ses fréquentations. Nos valeurs, nos actions, nos choix forgent notre essence bien plus profondément que les visages qui peuplent notre quotidien. En ces temps où les faux-semblants et les faux-amis pullulent, il est essentiel de cultiver un regard critique et nuancé.
Au-delà des apparences, au-delà des rumeurs et des jugements précipités, il importe de se souvenir que la véritable nature d’un individu réside dans son intégrité, sa loyauté et sa détermination. Ne jugeons pas les êtres uniquement sur l’éclat de leurs relations, mais plongeons au cœur de leurs valeurs et de leurs actes. C’est là que se révèle la véritable essence de chacun.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
Actualité
Le député Jacques Djoli brandit Tocqueville : la souveraineté populaire foudroie l’imposture
L’Honorable Jacques Djoli Eseng’Ekeli n’a pas seulement démenti une rumeur : il a donné une magistrale leçon de grandeur. Par un tweet lapidaire convoquant la science, le Rapporteur de l’Assemblée nationale a refusé de descendre dans l’arène fangeuse où certains voulaient l’attirer. Il a choisi la verticale. Face à la manœuvre odieuse qui lui prêtait des propos imaginaires, il ne s’est pas justifié.
Il a surplombé, avec l’autorité souveraine de celui qui manie le droit comme on manie le glaive. Un silence calculé, puis une annonce : l’heure de la vérité sonnera, et elle sera sans appel. Car la riposte, c’est à Tocqueville qu’il la confie, élevant soudain le débat à des hauteurs où la calomnie ne peut plus respirer. Aux “chercheurs du Buzz” qui alimentent l’infamie, il assène la pensée centrale de l’article 5 de la Constitution.
Celle qui brûle toutes les impostures : “Au-dessus de toutes les institutions et en dehors de toutes les formes réside un pouvoir souverain : celui du peuple, qui les détruit ou les modifie à son gré.” Ce n’est plus un tweet, c’est un manifeste. Le pouvoir créateur, le pouvoir constituant originaire, est par essence illimité, inconditionné, indomptable. Placé au-delà des pouvoirs institués (simples créatures ), il détient la faculté sublime de tout refonder.
La faculté de briser les cadres établis et de redessiner, dans sa majesté absolue, le pacte national tout entier. Voilà la souveraineté populaire dans sa vérité nue, que le Professeur Jacques Djoli brandit comme une torche dans la nuit des manigances. Ainsi, en deux phrases et une citation, l’honorable rapporteur vient d’offrir à la nation congolaise bien plus qu’un rétablissement des faits : il lui restitue la puissance de son propre destin.
Là où les manœuvriers espéraient l’enfermer dans une polémique stérile, il leur oppose le granit des principes, rappelant que le peuple est le seul maître, le seul architecte, le seul juge. Par cette riposte éclatante, où Tocqueville éclaire le chemin de la RD Congo, Jacques Djoli Eseng’Ekeli lave son honneur sans une once d’aigreur, et du même geste réarme la démocratie avec une force conceptuelle rare. La calomnie n’a pas été vaincue : elle a été dissoute, dans la lumière d’une vérité plus haute. Magistral.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
