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Judith Suminwa aux jeunes : « Vous êtes ici pour que votre voix soit entendue et prise en compte » (Table Ronde Inclusive de la Jeunesse)
La Première Ministre Judith SUMINWA TULUKA a procédé, ce mercredi 28 août 2024, au lancement officiel de la Table Ronde Inclusive organisée par le Ministère de la Jeunesse et Éveil Patriotique. Cette table ronde axée sur le thème : « l’éveil de la jeunesse dans le processus de paix pour le développement durable en RDC », intervient à un moment crucial de l’histoire de la République démocratique du Congo marquée par une crise sécuritaire persistante dans l’Est et des conditions sociales rudes pour la population, les jeunes en particulier.
L’objectif principal de cette table ronde inclusive qui réunit la jeunesse et le Gouvernement est de créer un espace de dialogue constructif où les jeunes peuvent exprimer leurs préoccupations, notamment sur les difficultés identifiées telles que le manque d’insertion professionnelle, l’absence d’un environnement propice à l’épanouissement personnel, le faible taux d’accompagnement des jeunes entrepreneurs par les autorités politico-admnistratives.
La Première Ministre a salué la tenue de ces assises qui permet d’échanger sur les difficultés identifiées de la jeunesse congolaise. Le Programme d’Actions du Gouvernement (PAG 2024-2028) à son 4eme pilier prevoit quelques actions en faveur de la promotion des jeunes et leur insertion socio-économique.
« (…) je salue la tenue de cette Table Ronde inclusive, et nous, Membres du Gouvernement, apprécions grandement l’opportunité d’échanger directement avec les représentants des différentes catégories de jeunes sur des concepts généraux, notamment la « paix » et le « développement », mais qui englobent néanmoins les difficultés identifiées qui concernent notre jeunesse, à savoir le manque d’insertion professionnelle, l’absence d’un environnement propice à l’épanouissement personnel, le faible taux d’accompagnement des jeunes entrepreneurs par les autorités politico-admistratives« , a déclaré la Première Ministre Judith Suminwa.
« Vous êtes ici pour faire entendre vos idées, vos espoirs, vos préoccupations, et surtout, pour définir l’avenir de notre nation dans la paix« , a-t-elle renchéri.
Les idées et aspirations des jeunes, directement adressées aux décideurs politiques visent le développement durable de la République démocratique du Congo.
Dans son allocution, la Cheffe du Gouvernement a aussi appelé la jeunesse congolaise à enraciner la culture de la paix et de la tolérance et à transcender des simples rencontres et discussions.
« Il est indéniable que la consolidation de la paix est un processus indissociable et indispensable au développement durable de notre pays. Aussi, partant du rôle majeur et constructif que vous endossez, il nous faut donc enraciner une culture de paix et de tolérance à travers une éducation de qualité, fondée sur l’éveil de la conscience collective de la jeunesse congolaise« , poursuit la Première Ministre.
Non aux antivaleurs
Répondant aux questions des jeunes, la Première Ministre a découragé les pratiques liées aux antivaleurs, telles que le népotisme, le tribalisme, la corruption…
Notons qu’au cours de cette table ronde 20 projets des jeunes considérés comme les plus innovants seront présentés aux participants. Des financements sont prévus pour accompagner ces jeunes. Cette table ronde de jeunesse sera sanctionnée par des recommandations qui vont sous-tendre les actions à mener.
CELCOM PRIMATURE
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Produits pétroliers : 43,7 millions USD de pertes certifiées, Daniel Mukoko Samba salué pour la stabilité du secteur énergétique
Alors que le marché pétrolier international continue de subir les contrecoups des tensions géopolitiques mondiales, la RD Congo poursuit ses efforts pour garantir l’approvisionnement régulier du pays en carburants. C’est dans ce contexte que le Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP) a certifié un montant global de 43,7 millions de dollars américains au titre des pertes et manques à gagner (PMAG) enregistrés par les sociétés pétrolières au cours du premier trimestre 2026.

Une facture lourde pour les opérateurs pétroliers
Réunis les 28 et 29 mai derniers à Kinshasa, les membres du CSPPP ont examiné la situation des entreprises pétrolières opérant dans les 4 principales zones de consommation du pays : Ouest, Sud, Est et Nord.
À l’issue des travaux, les pertes certifiées se répartissent comme suit :
– Zone Ouest : 35,4 millions USD ;
– Zone Sud : 3,95 millions USD ;
– Zone Est : 3,64 millions USD ;
– Zone Nord : 727.491 USD.
Selon les experts du secteur, ces contre-performances sont principalement liées aux turbulences observées sur les marchés internationaux des hydrocarbures à la suite des tensions entre l’Iran, Israël et les États-Unis, qui ont affecté les coûts d’approvisionnement.
Le Gouvernement mobilisé pour éviter une crise d’approvisionnement

Face à cette situation, le Gouvernement congolais a opté pour une approche visant à préserver la continuité de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. Les discussions ont notamment porté sur les mécanismes permettant d’accorder des avances sur les pertes et manques à gagner, grâce aux recettes issues des stocks de sécurité. Cette mesure vise à maintenir la fluidité de la chaîne d’approvisionnement et à éviter toute rupture susceptible d’impacter les consommateurs.
Au cœur de cette dynamique figure le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba.
Selon le Coordonnateur du Comité de Régulation des Prix (CRP), le ministre a renforcé les équipes chargées du suivi de la collecte des ressources parafiscales destinées au financement des remboursements des pertes et manques à gagner des sociétés pétrolières. Cette décision a permis d’améliorer la mobilisation des ressources nécessaires au fonctionnement du mécanisme de stabilisation des prix.
Depuis son arrivée à la tête du ministère de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba s’est illustré par plusieurs initiatives visant à renforcer la régulation des marchés, lutter contre les spéculations sur les prix des produits de première nécessité et améliorer le suivi des mécanismes de fixation des prix stratégiques. Son action s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de préserver le pouvoir d’achat des ménages tout en garantissant la viabilité économique des opérateurs.
Le secteur privé satisfait

Les représentants des sociétés pétrolières et du secteur privé ont salué la qualité du travail réalisé durant le processus de certification. Le président de la Commission nationale des hydrocarbures de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), Ali Mamina, a notamment mis en avant l’esprit de concertation qui a prévalu tout au long des échanges.
Cette reconnaissance traduit la confiance croissante entre les autorités publiques et les opérateurs économiques dans la gestion d’un secteur particulièrement sensible pour l’économie nationale.
Un enjeu stratégique pour l’économie congolaise

Dans un pays où le transport, l’industrie et une grande partie des activités économiques dépendent des produits pétroliers, la maîtrise des fluctuations du marché demeure un défi majeur. La certification régulière des pertes et manques à gagner, associée aux efforts de mobilisation financière entrepris par le Gouvernement, constitue un levier important pour préserver la stabilité du secteur et protéger les consommateurs contre les effets des crises internationales.
À travers ces mesures, l’exécutif entend maintenir l’équilibre entre les impératifs économiques des opérateurs et la nécessité de garantir aux Congolais un accès continu aux produits énergétiques indispensables à la vie quotidienne.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
