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Santé

Journée mondiale de lutte contre le paludisme : Nouvel appel à l’action et à la solidarité

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Ce 25 avril 2025, à l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le paludisme, célébrée sous le thème « Le paludisme prend fin avec nous : réinventer, réimaginer, raviver », le ministère de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale a posé un acte symbolique fort : la remise de moustiquaires imprégnées aux femmes enceintes, un des groupes les plus vulnérables face à cette maladie.

Représentant le ministre, son chef de cabinet a livré un message à la fois sobre et mobilisateur : «Aujourd’hui, nous nous réunissons pour célébrer la journée mondiale de paludisme, une maladie qui transcende les frontières et touche nos communautés malgré les progrès scientifiques et les campagnes de sensibilisation menées contre cette maladie évitable et traitable, surtout pour les enfants de moins de cinq ans et les femmes enceintes  »

Il a insisté sur la portée de cette journée :
«« Ce 25 avril est plus qu’une date sur le calendrier, c’est un rappel puissant que nous avons le pouvoir d’agir et de transformer les réalités de milliers de personnes. » Cette déclaration souligne l’urgence de l’engagement collectif et la nécessité d’intensifier les efforts pour éradiquer le paludisme.

Un appel à la responsabilité collective, alors que le paludisme reste l’une des premières causes de mortalité dans de nombreuses régions d’Afrique.

Pendant la visite des stands, les représentants d’Impact Santé Afrique (ISA), une Organisation Non Gouvernementale africaine basée au Cameroun et dirigée par des jeunes femmes, ont présenté le rôle essentiel de leur organisation. Spécialisée dans le plaidoyer et la communication stratégique, ISA a pour objectif principal de contribuer à l’amélioration de la santé des populations. Grâce à leurs initiatives, ils mobilisent des ressources et sensibilisent les communautés sur les bonnes pratiques de santé, renforçant ainsi l’accès aux soins et le bien-être général.

En cette journée mondiale, l’heure est à la mobilisation générale. Le paludisme peut être vaincu, mais cela nécessite une volonté politique, des ressources, et surtout, des gestes simples mais essentiels-comme celui d’offrir une moustiquaire.

Désiré Rex Owamba / CONGOPROFOND.NET

Santé

Santé maternelle : Le monde manque d’un million de sages-femmes, un défi majeur aussi pour la RDC

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Plus de 3 000 sages-femmes, responsables politiques, chercheurs et acteurs du secteur de la santé issus de plus de 115 pays sont attendus à Lisbonne, au Portugal, à l’occasion du 34ᵉ Congrès triennal de la Confédération internationale des sages-femmes (ICM), qui s’ouvrira le 14 juin prochain. Au centre des débats, un constat préoccupant : le monde a besoin d’un million de sages-femmes supplémentaires pour répondre aux besoins croissants des femmes et des nouveau-nés.

Selon les dernières données relayées par l’ICM, 181 pays sont confrontés à une pénurie estimée à près de 980 000 sages-femmes. Ce déficit compromet l’accès aux soins de santé sexuelle et reproductive, aux consultations prénatales, à l’assistance qualifiée lors de l’accouchement ainsi qu’au suivi postnatal.

Pour les spécialistes, investir dans la formation et le déploiement des sages-femmes constitue l’une des stratégies les plus efficaces pour réduire la mortalité maternelle et néonatale. Une couverture adéquate en personnel qualifié permettrait de prévenir des millions de décès chaque année, tout en consolidant les systèmes de santé de première ligne et en favorisant des soins davantage centrés sur les besoins des femmes et des familles.

Un appel mondial à l’action

Placée sous le thème « Le monde a besoin d’un million de sages-femmes supplémentaires », cette 34ᵉ édition du Congrès se veut un véritable appel à l’action lancé aux gouvernements et aux partenaires techniques et financiers. Les organisateurs plaident notamment pour un renforcement des investissements dans la formation, le recrutement, l’emploi et la reconnaissance professionnelle des sages-femmes.

Un enjeu crucial pour la RDC

Cette problématique résonne particulièrement en République démocratique du Congo, où les défis liés à la santé maternelle et néonatale restent considérables, notamment dans les zones rurales et les régions affectées par les crises humanitaires et sécuritaires. L’insuffisance de personnel qualifié, les difficultés d’accès aux structures sanitaires et les disparités territoriales continuent de limiter la prise en charge des femmes enceintes et des nouveau-nés, contribuant à des indicateurs de santé maternelle encore préoccupants.

Le Congrès de Lisbonne devrait ainsi offrir une plateforme d’échanges pour partager les expériences, promouvoir les bonnes pratiques et mobiliser les décideurs autour d’un objectif commun : faire des sages-femmes un pilier incontournable des systèmes de santé et un levier essentiel pour atteindre la couverture sanitaire universelle.

Bibiche Mbete/CONGOPROFOND.NET 

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