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Journée de la Femme : Focus sur Marcelat Sakobi, la Boxeuse qui Représentera la RDC aux Jeux Olympiques de Paris 2024

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Marcelat Sakobi Matshu, la championne de boxe congolaise, s’apprête à représenter son pays aux Jeux Olympiques de Paris 2024. Avec sa qualification déjà confirmée, elle continue de démontrer sa suprématie dans le monde de la boxe. Récemment, lors de la 32e édition du championnat national de boxe à Kinshasa en 2024, la boxeuse de Kinshasa a défendu avec succès son titre de championne en remportant le combat aux points dans la catégorie des plumes face à YANFU Ruth de la PNC.

Marcelat Sakobi Matshu s’est fait connaître en remportant la médaille d’or dans la catégorie des moins de 60 kg aux championnats d’Afrique de Brazzaville en 2017. Depuis lors, elle a poursuivi sa carrière avec détermination et succès. Aux Championnats d’Afrique de boxe amateur 2022 à Maputo, elle a remporté la médaille d’argent dans la catégorie des moins de 57 kg, puis elle a décroché la médaille d’or dans la même catégorie aux championnats d’Afrique de boxe amateur 2023 à Yaoundé.

Née le 29 mars 1996 à Kinshasa, Marcelat Sakobi Matshu est devenue une fierté pour la République démocratique du Congo (RDC). Elle a même été choisie comme porte-drapeau de la délégation congolaise lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques d’été de 2020. Sa qualification pour les Jeux Olympiques consécutifs est une réalisation remarquable, faisant d’elle la première boxeuse à réussir cet exploit.

Le palmarès de Marcelat Sakobi Matshu est impressionnant, et il témoigne de sa domination dans le monde de la boxe. En 2017, elle a remporté la médaille d’or des 60 kg aux championnats d’Afrique de Brazzaville. En 2020, elle s’est qualifiée à Dakar pour les Jeux Olympiques de Tokyo. En 2022, elle a décroché la médaille d’or des 57 kg aux championnats d’Afrique de la zone 3 à Kinshasa. En 2023, elle a réitéré sa performance en remportant la médaille d’or des 57 kg aux championnats d’Afrique à Yaoundé. Et enfin, en 2023, elle s’est qualifiée à Dakar pour les Jeux Olympiques de Paris.

Marcelat Sakobi Matshu est un exemple inspirant pour les jeunes boxeuses et sportives en général. Sa détermination, son talent et ses réalisations exceptionnelles font d’elle une figure emblématique de la boxe féminine en Afrique et dans le monde. En représentant la République démocratique du Congo aux Jeux Olympiques de Paris 2024, elle aura l’occasion de mettre en valeur son pays et de continuer à inspirer les générations futures de boxeurs et de boxeuses.

Désiré Rex Owamba /CONGOPROFOND.NET

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Basketball en RDC : des carrières prometteuses étouffées par le manque de moyens

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En République démocratique du Congo, de nombreux jeunes passionnés de basketball voient leurs rêves freinés par les réalités du terrain. Pourtant considéré ailleurs comme un sport prestigieux et porteur d’opportunités, le basketball peine encore à être pris au sérieux dans le pays, compromettant ainsi l’avenir de nombreux talents.

« Le basketball au Congo ne paie pas assez ! », dénonce Israël, un jeune amoureux de cette discipline. Alors que ce sport génère ailleurs des millions et offre de véritables perspectives professionnelles, il reste encore relégué au second plan en RDC. Face à cette situation, plusieurs jeunes nourrissent l’espoir de suivre les traces de grandes figures comme Dikembe Mutombo, en tentant leur chance à l’étranger pour se faire drafter et lancer leur carrière.

Sur le plan financier, les obstacles sont nombreux. Au-delà du coût des équipements, la grande différence réside dans les sources de financement. Aux États-Unis, les meilleurs talents bénéficient souvent de bourses d’études, d’infrastructures scolaires modernes et d’un accompagnement complet dès le lycée.

En RDC, en revanche, le financement repose essentiellement sur les familles et quelques initiatives privées, l’État apportant peu de soutien aux centres de formation. Les parents doivent souvent assumer les frais d’entraînement, de déplacement et de participation aux compétitions.

À cela s’ajoute l’absence d’un véritable écosystème économique autour du basketball. Tandis que les ligues étrangères profitent de sponsors puissants et de droits télévisés importants, le basketball congolais survit souvent grâce à l’engagement de quelques mécènes ou de dirigeants de clubs passionnés.

Malgré ces difficultés, la passion des jeunes reste intacte. Le basketball en RDC n’est pas en voie de disparaître, bien au contraire. Il continue de vivre à travers la détermination de cette jeunesse qui refuse d’abandonner ses rêves. Pour éviter que ces carrières prometteuses ne meurent dans l’œuf, il devient urgent que des initiatives concrètes soient prises afin de soutenir et valoriser les talents locaux.

Adonikam Mukendi, stagiaire UCC

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