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Analyses et points de vue

Joseph Kabila à Goma : le retour de l’imposteur, du traître et du parrain du chaos

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Ce 18 avril 2025, Joseph Kabila, l’homme qui incarna pendant 18 ans la médiocrité à l’état pur, la prédation sauvage et la trahison suprême contre le peuple congolais, a osé remettre les pieds à Goma, une ville ensanglantée. Non pas en héros, non pas en sage, mais en complice avéré du bourreau rwandais Paul Kagame et des terroristes qui saignent l’Est du Congo depuis des décennies.

Son arrivée via Kigali n’est pas une simple coïncidence : c’est la confirmation ultime de sa traîtrise, de son allégeance à ceux qui ont fait du Congo un enfer. Qui est vraiment Joseph Kabila ? Cet homme qui a dirigé la RDC pendant 18 ans juste quatre ans après y être mis les pieds pour la première fois de sa vie demeure une énigme, dont les origines réelles – rwandaises, ougandaises ? – ont toujours été entourées de mystère et de mensonges.

Un homme propulsé à la tête d’un pays qu’il ne comprenait pas, par un coup de force de l’étranger après l’assassinat de son prédécesseur. Un pantin sans légitimité, sans vision, sans amour pour le Congo, dont le seul mérite fut d’être le fils de Laurent-Désiré Kabila quoique même cela reste à prouver. Il a passé 18 ans de pillage à la tête de la RDC, de mensonges éhontés et de complicité avec l’ennemi.

De 2001 à 2019, Kabila a régné en despote, transformant le Congo en une vaste entreprise criminelle. Sous son règne, les minerais congolais ont continué à financer les armées étrangères, les massacres dans l’Est se sont multipliés, et l’État s’est effrité comme un château de sable. Les Congolais se souviennent : les élections truquées, la répression sanglante, les milliards détournés pendant que les enfants crevaient de faim.

Et aujourd’hui, le voilà qui revient, main dans la main avec Paul Kagame, l’homme qui arme les groupes terroristes pour déstabiliser le Congo. Le voilà qui franchit le Rubicon en s’affichant avec ceux qui ont versé le sang congolais. Quelle ironie macabre : celui qui aurait dû défendre la souveraineté du Congo est aujourd’hui l’allié de ses pires bourreaux. Joseph Kabila est le problème. Il ne sera jamais la solution.

Certains, dans leur naïveté ou leur cynisme, osent encore parler de Joseph Kabila comme d’une « solution ». Quelle blague sinistre ! Cet homme que l’on cherche à présenter comme un érudit est un ancien soldat du Front Patriotique Rwandais. Est-ce un pantin de l’étranger, un profiteur de guerre peut-il être un sauveur ? Non. Joseph Kabila n’a jamais été qu’un problème. Il est le problème pour le peuple Congolais.

Son retour, dans le sillage de Paul Kagame, est une déclaration de guerre au peuple congolais. Et ce dernier résistera. Mais Joseph Kabila et ses maîtres rwandais sous-estiment une chose : la résilience du peuple congolais. Nous avons survécu à Léopold II, à Mobutu, à LD Kabila et à lui-même, et nous survivrons à leurs manigances. Le Congo n’est pas à vendre. Le peuple Congolais n’est pas amnésique.

Goma n’est pas la propriété de Kigali, et Joseph Kabila ne sera jamais le bienvenu sur cette terre congolaise qu’il a trahie. Aujourd’hui plus que jamais, le monde doit savoir : aucune machination, aucune trahison, aucune alliance diabolique ne viendra à bout de la détermination du Congo. Kabila peut défiler, mentir, conspirer – l’histoire le jugera comme ce qu’il est : un imposteur, un traître, et l’un des principaux architectes de notre malheur. La RDC se lèvera et les comploteurs tomberont.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

Analyses et points de vue

RDC : Quid de la réinsertion familiale et la protection des enfants ? (Par Zagor Mukoko Sanda)

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Le profil social de Kinshasa est caractérisé par la pauvreté, les inégalités, les disparités dans les conditions de vie entre les différentes couches de la population. Dans la Ville de Kinshasa, on compte plusieurs catégories de groupes vulnérables : enfants et femmes en situation difficile, personnes du troisième Age, personnes vivant avec le VIH, personnes avec handicap, déplacés, malades mentaux, les personnes victimes de sinistres et calamités naturelles.

Les activités dans ce secteur sont assurées par le Ministère des Affaires sociales, en partenariat avec les Organisations non gouvernementales avec l’appui des organisations humanitaires internationales. Ces activités visent principalement l’assistance sociale, la récupération, la réinsertion socio-professionnelle.

En optant pour l’accompagnement des acteurs sociaux dans le travail social , le CEPEF s’est orienté principalement dans l’analyse des phénomènes sociaux et des pratiques professionnelles ,la vulgarisation des normes et standards de prise en charge des enfants en situation difficile et les activités de renforcement des capacités des acteurs sociaux dans le domaine de réinsertion et la protection des droits des enfants et leurs familles dont certaines ont élues domicile dans la rue.

CEPEF, structure de réflexion pour des pratiques innovantes

Il faut noter que le CEPEF est une organisation non gouvernementale initiée par les Chercheurs, les Experts en travail social qui œuvrent pour la promotion des droits et la protection de l’enfant et de la famille et la réinsertion socioéconomique des enfants et jeunes de la rue.

Le CEPEF a pour ambition de faire le point sur les savoirs et des pratiques professionnelles du travail social au profit de ses bénéficiaires. Il se focalise sur les rôles et les fonctions des travailleurs sociaux dans les structures publiques et dans celles du mouvement associatif congolais. Le CEPEF s’appuie sur les réalisations professionnelles dans une perspective actualisée qui permet d’entrevoir ce qui est effectivement reconduit aujourd’hui et ce qu’il faut impérativement faire advenir demain pour une coresponsabilité dans la protection de l’enfant dans la société.

Le Processus de Réinsertion

Un des objectifs du CEPEF est, d’une part, de renforcer les compétences de l’acteur social à mieux accompagner l’enfant en rupture familiale à s’intégrer réellement dans la société et rétablir la relation entre cet enfant et dans sa famille grâce au processus de réinsertion « IDMRS » à travers la scolarisation, l’intégration des enfants dans les différents mouvements de jeunesse.

A propos de l’aspect « rétablir la relation entre l’enfant et la famille « , il importe de faire remarquer qu’il renvoie au départ de la relation entre l’enfant et l’éducateur social ou l’assistant social. Le premier contact avec l’enfant, selon les acteurs sociaux, est très déterminant car il peut favoriser la réussite du processus en cas d’acceptation mutuelle. Pour parvenir l’acteur social utilise ses techniques professionnelles de base marquées par sa disponibilité à savoir : l’observation, l’entretien et l’écoute. Grace à l’identification de l’enfant, le travailleur social prend connaissance de l’enfant puisque ce dernier est appelé à décliner son identité, celle de ses parents, ses ambitions et son problème.

Par les enquêtes sociales, l’acteur social prend connaissance de la famille biologique ou élargie, jauge la possibilité de réunification familiale, établit un contact direct avec la famille, cherche l’implication effective de la famille au projet de réinsertion à court ou long terme de l’enfant.

Le processus de réinsertion demande beaucoup des moyens humains, matériels et psychologiques. Chaque enfant est un cas qui demande des moyens selon la gravité de sa situation car chaque enfant à son histoire spécifique.

Suivi psychologique pour les violences

Les cas les plus difficiles pour l’aboutissement de la réinsertion sont dans l’accompagnement psychosocial des enfants victimes des violences psychologiques, verbales ou physiques. L’apport des psychologues cliniciens est très déterminant pour redonner la confiance en soi annulée. L e CEPEF s’appuie l’expertise de l’équipe des psychologues cliniciens sous la responsabilité de la Sœur Professeur Jacky BUKAKA PhD et de la CT Etiennette Mukwanga.

La formation continue ou le renforcement des capacités est très indiqué, gage d’un bon résultat dans la protection de l’enfant dans les centres d’hébergement du territoire.

Zagor Mukoko Sanda

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