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JMP à l’Unikin : Réflexion sur la Covid-19 et la santé reproductive

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En marge de la Journée mondiale de la population (JMP), le département des Sciences de la population et du développement de la faculté des Sciences économiques et de gestion de l’Université de Kinshasa (Unikin) a servi de cadre, le vendredi 23 juillet 2021, au lancement avec pompe d’une série d’activités autour du thème : “Les droits et les choix sont la solution : en cas de baby-boom, influer sur les taux de fécondité ne peut se faire qu’en faisant des droits et de la santé reproductive de tous une priorité “.

Le go de ces activités a donné par le Secrétaire général au ministère de Plan, Daniel Monsango Epembe. Dans son mot, il a souligné l’importance de l’implication de tous afin d’atteindre les objectifs fixés. “Pour atteindre les objectifs de développement durable en 2030, il est indispensable de renforcer notre engagement collectif pour la protection et le respect des droits pour tous, conformément à notre législation, et de réaliser l’ensemble des actions sur la population et le développement”, a-t-il déclaré. Présent à la cérémonie, le représentant de l’Unfpa, Professeur Pierre Clistu a parlé de la pandémie de Covid-19, en mettant en évidence les inégalités et les faiblesses flagrantes des systèmes de santé entre les pays et à l’intérieur de ces pays. “La crise sanitaire a conduit de nombreux systèmes de santé surchargés par les besoins de la population à prendre en charge, à restreindre la fourniture de leurs services de santé sexuelle et reproductive. La femme s’est retrouvé dans l’incapacité à exercer son droit et à exprimer son choix en matière de sexualité et de procréation”, a-t-il fait observer.

La journée s’est achevée par une série d’intervention des professeurs du département des Sciences de la population et du développement de l’Unikin. Ceux-ci ont abordé différents thématiques sur l’impact de la Covid-19. Le Professeur Jacques Emina a parlé de l’impact de la Covid-19 sur la santé sexuelle et reproductive en Afrique sub-saharienne. “La pandémie a eu des conséquences sur la santé reproductive de la population, avec des effets sur la fécondité. 15 millions de grossesses sont prévues, dues à la difficulté d’accéder aux méthodes contraceptives”, a-t-il laissé entendre.

Le Professeur Pierre Akilimali a évoqué l’impact de cette maladie planétaire sur la santé maternelle. Pour lui, une femme indépendante financièrement a plus de capacités de pouvoir gérer à sa guise sa santé sexuelle. Et d’indiquer : “En juin 2020, six femmes sur dix prétendaient être indépendantes de leurs partenaires. Ces chiffres se sont accentués en début de cette année 2021. Des chiffres qui démontrent que les femmes qui travaillent sont les plus à utiliser des méthodes de contraception”. Pour le professeur Akoto Eliwo, la Covid-19 a des potentiels impacts sur les violences basées sur le Genre. “Les mesures prises en rapport avec le Coronavirus ont favorisé les violences basées sur le Genre, en République démocratique du Congo. Une femme sur deux a déjà été victime d’harcèlement, et la fermeture des lieux publics a induit les femmes à rester cloitrer dans un même endroit avec leur bourreau”, a-t-il dit.

L’impact de la Covid-19 sur les données pour le suivi, l’évaluation et la planification du développement, c’était le thème abordé par le professeur Denis Nzita. Il a relevé : “La pandémie est entrain d’agir très négativement sur les objectifs à atteindre du PNLS. Avec la Covid-19, il est difficile de connaître la transition démographique qui est très importante, car elle permettra de savoir le pourcentage de la population active”.

À noter que ces assises ont pour objectif de sensibiliser la population estudiantine, en particulier, et la population congolaise en générale, sur les questions de population et de développement, afin de mobiliser des ressources conséquentes.

Dorcas Ntumba/ Congoprofond.net


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L’UNC Stéphane Mashukano formel : « Kagamé est en perte de vitesse et va vers sa chute !»

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Digérant mal les propos du président de la République rwandaise, Paul Kagamé, qui se considère victime de la guerre dans l’Est de la RDC, Heri Mashukano Stéphane, secrétaire interfédéral du parti politique Union pour la nation congolaise (UNC) au Nord-Kivu et coordonnateur de l’Union Sacrée dans la même province, est monté au créneau ce mercredi qualifiant cette sortie médiatique de “raté”. Il souligne même que le président Kagame a manqué l’occasion de se taire pour une fois de plus.

« C’est une nouvelle sortie ratée de la part de Kagame. Il a manqué la chance de se racheter, mais du moins il ne peut plus se racheter par ce qu’un léopard mourra toujours dans sa peau… Je ne sais pas si Monsieur Kagame pense que le monde tourne autour de lui. Je l’ai souvent dit que Hitler était arrogant, mais il avait fini dans l’acide. Monsieur Kagame doit éviter de terrasser le monstre de peur qu’il ne se réveille et qu’il lui demande des comptes », explique-t-il.

Heri Mashukano Stephane rappelle au président Rwandais que la RDC n’est pas « une sorte de chasse gardée pour lui ».

A l’en croire, le Rwanda, ou mieux son président ne fait pas peur aux Congolais. « Tout ce qu’il fait, souligne-t-il, c’est faire peur à soit même et à sa politique d’occupation ».

Pour cet acteur politique du Nord-Kivu, le président Kagame doit comprendre que tenter de déplacer les bornes est une malédiction. « Heureusement pour nous il tente, mais il n’y parviendra pas et nous sommes tous mobilisés pour faire échec à son projet machiavélique », souligne Heri Mashukano Stephane.

Dans la foulée, Heri Mashukano Stéphane renseigne que Kagame est un homme en perte de vitesse. Selon lui, il y eut un temps Kagame était le coq de la région des Grands Lacs, mais actuellement il n’a plus ses capacités. « A un certain moment il se prenait pour l’homme fort de la région. Mais aujourd’hui, il est en train d’y laisser ses plumes ; ce n’est plus le même Kagame , c’est un monsieur en perte de vitesse quand vous voyez ce qui se passe autour de lui et même dans son pays tout est claire Kagame va vers sa chute ! », lâche l’interfédéral de l’UNC au Nord-Kivu.

Pour rappel, sur demande de l’Union Africaine, une rencontre entre le président Congolais Felix Antoine Tshisekedi et son homologue Rwandais est prévue ce mercredi à Lusaka en Angola. Déjà, cette rencontre alimente le débat sur la toile coté congolais, plusieurs groupes et mouvements recommandent au président de la République de ne pas signer un quelconque accord avec le Rwanda au sujet de la situation sécuritaire dans l’Est de la République Démocratique du Congo.

Franck Kaky/CONGOPROND.NET


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