Provinces
JMA : L’insécurité freine les activités apicoles à Butembo-Lubero, déplorent les apiculteurs
À l’occasion de la Journée mondiale des abeilles, célébrée ce lundi 19 mai, les apiculteurs de la ville de Butembo, au Nord-Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo, ont dénoncé l’insécurité persistante qui impacte gravement leurs activités, notamment la production de miel de qualité.
Selon Kakule Vutsapu, membre de l’organisation Académia, plusieurs camps militaires ont été érigés à proximité des ruchers, ce qui favorise l’intrusion de miliciens qui se servent des ruches comme bois de chauffe, notamment dans le territoire de Lubero.
« En plus de l’insécurité qui paralyse nos activités apicoles, de nombreux apiculteurs ont déjà abandonné leurs ruchers. Dans certains cas, des camps militaires ont été installés à côté de nos sites, et certains miliciens, comme ceux du territoire de Lubero, utilisent les ruches comme bois de chauffe », a déploré Kakule Vutsapu lors d’un entretien avec la presse.
Le changement climatique vient aggraver la situation, affectant également la productivité du miel durant la saison d’avril. Cette année, les apiculteurs n’ont quasiment pas réussi à produire de miel propre à la consommation.
« Le changement climatique a aussi durement frappé. En avril, nous n’avons rien récolté comme miel de qualité. Le peu que nous avons pu recueillir est impropre à la consommation et sera destiné à la fabrication du vin, car il faudra le traiter par évaporation », a expliqué M. Vutsapu.
Face à cette situation préoccupante, il appelle les autorités à s’impliquer davantage pour restaurer la sécurité dans plusieurs zones du Nord-Kivu, afin de permettre aux apiculteurs de travailler dans des conditions normales.
En marge de cette journée, une caravane de sensibilisation a eu lieu dans la ville de Butembo. Elle est partie de la mairie jusqu’à l’hôtel La Charité, où devait se tenir une conférence. Malheureusement, celle-ci a été reportée à une date ultérieure pour des raisons logistiques.
Le thème national retenu pour cette édition est : « Une synergie pour la sécurité alimentaire et la conservation du Parc national des Virunga ».
Dalmond Ndungo / CONGOPROFOND.NET
Actualité
Kayna en alerte : Une mystérieuse épidémie décime chèvres, volailles et espoirs des éleveurs
La zone de santé de Kayna fait face à une épidémie préoccupante qui touche les petits bétails, notamment les chèvres et les poules, ainsi que quelques vaches. Selon les éleveurs locaux, les premiers cas ont été signalés dès le mois de janvier 2026, avant de se propager rapidement dans plusieurs communes et villages de la région.

Des symptômes alarmants et une issue fatale
La maladie se manifeste généralement par des symptômes tels que le rhume, la diarrhée et une faiblesse généralisée des animaux. Après environ une semaine d’observation, la plupart des bêtes succombent malgré les tentatives de prise en charge. Cette évolution rapide inquiète fortement les éleveurs, démunis face à l’ampleur du phénomène.
Des tentatives de traitement sans succès
Malgré les efforts des éleveurs pour administrer des traitements, les résultats restent sans effet. Même les interventions vétérinaires, notamment les campagnes de vaccination, n’ont pas permis d’enrayer la mortalité des animaux, laissant planer le doute sur la nature exacte de cette maladie.
Un coup dur pour les ménages ruraux
Pour de nombreuses familles, l’élevage constitue une source essentielle de revenus et un pilier des projets de vie. Aujourd’hui, cette épidémie met en péril leur stabilité économique. Certains éleveurs, qui comptaient sur leurs bêtes pour financer des événements importants comme les dots ou les cérémonies familiales, se retrouvent dans l’incapacité de concrétiser leurs projets.
Un appel à une intervention urgente
Face à cette situation dramatique, les éleveurs de Kayna lancent un appel pressant aux autorités compétentes et aux services vétérinaires pour une intervention rapide et efficace. Ils espèrent des analyses approfondies et des solutions adaptées afin de stopper cette hécatombe et préserver leurs moyens de subsistance.
Sadrack Bihamba/CONGOPROFOND.NET
