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JIFA : Avec l’appui d’IPAS, à travers sa marque « MAKOKI YA MWASI », ACOLDEMHA exige la mise en œuvre effective du Protocole de Maputo
A l’occasion de la Journée internationale de la femme africaine célébrée le samedi 31 juillet 2021 à Kinshasa, l’ Association congolaise pour le développement et la libération de la Maman Handicapée(ACOLDEMHA) a organisé, avec l’appui de l’Organisation américaine IPAS, une rencontre à l’esplanade du musée national dans la commune de Lingwala.
Présidente de l’Acoldemha, Anny Ngoyi Cimone a, dans son discours d’ouverture, remercié les participants de cette activité et Ipas pour leur appui.
Rappelant l’importance et l’origine de cette journée internationale de la femme africaine, Anny Ngoyi a conscientisé les femmes en plaidant pour la mise en application du protocole Maputo et spécialement de l’article 23 de ladite disposition qui protège les femmes handicapées.
IPAS, convient-il de le souligner, milite pour un monde où chaque femme et chaque jeune fille a le droit de déterminer sa sexualité et sa santé reproductive, et la capacité de le faire.
Sa mission est de faire bénéficier les femmes et les jeunes filles d’une santé et des droits de meilleures qualités en matière de sexualité et de reproduction, grâce à l’amélioration de l’accès et de l’utilisation de l’avortement sécurisé et des soins contraceptifs. L’organisation a profité de cette journée pour parler de sa marque » MAKOKI YA MWASI », lancée depuis le mois de mars de cette année.
Directeur de l’IPAS en RDC, Jean Claude Mulunda a expliqué l’objectif de la création de cette marque. » C’est un projet de l’Ipas qui est financé par l’ambassade de Suède en RDC. Ce projet vise à promouvoir les droits de la femme particulièrement les droits à la santé reproductive sans discrimination ni rejet des personnes… C’est même une des raisons pour laquelle vous voyez que cette activité est organisée avec la participation des femmes en situation de handicap. C’est parce que nous considérons que les femmes PVH font l’objet d’une double stigmatisation. C’est vraiment important de les inclure. elles ont besoin d’avoir l’accès à l’information », a-t-il appuyé. 
Il a ajouté : » Elles font aussi l’objet de beaucoup de violences. Il faut renforcer leurs capacités, leur montrer ce qu’il faut faire au cas où elles sont victimes d’une violation de leurs droits. Vous avez vu qu’aujourd’hui c’est une journée internationale de la femme, nous avons voulu bien fêter avec les femmes qui sont souvent oubliées, … La matinée a tourné sur la vulgarisation du protocole Maputo qui est l’engagement de l’Afrique pour promouvoir les droits de la femme et d’inclure les droits de santé et de reproduction ainsi que les droits d’avoir le contrôle sur son corps et sa maternité ».
L’une des participantes à l’activité, assistante d’université, Marie France Shapakati, et membre de FALACO qui s’occupe des personnes de l’albinisme, satisfaite s’est dite prête à relayer les informations sur le protocole de Maputo dans sa communauté. Elle a lancé un message aux femmes en situation de handicap. » C’est toujours le même message que nous continuons : la sensibilisation. Que les femmes handicapées ne se sous-estiment pas qu’elles que soient leurs professions, parce que au-delà de l’handicap, il faut se dépasser et travailler son côté intellectualiste ».

Pour clôturer en beauté cette activité, les femmes ont livré un match de nzango sur place et après elles sont passées à la table pour partager un repas en famille. Une belle photo de famille a immortalisé ce moment.
Désiré Rex Owamba/Congoprofond.net
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DIGI’TALK Douala 2026 : « L’Afrique doit passer de consommatrice à créatrice du digital », affirme Estelle Essame ( Interview exclusive )
Fondatrice du magazine INNOV’TECH AFRICA et initiatrice de DIGI’TALK, plateforme stratégique dédiée aux acteurs du numérique, Estelle Essame œuvre à structurer et valoriser les écosystèmes technologiques africains. À la croisée des médias, du digital et du développement, elle porte une ambition claire : positionner l’Afrique comme un acteur crédible sur la scène technologique mondiale.
Dans cette interview exclusive accordée à CONGOPROFOND.NET, elle décrypte les enjeux de la transformation digitale et les ambitions de DIGI’TALK.

CONGOPROFOND.NET : On parle de plus en plus de transformation digitale dans le contexte africain. Selon vous, pourquoi ce sujet est-il devenu incontournable pour les entreprises ?
Estelle Essame : Parce que le monde n’attend plus. Aujourd’hui, une entreprise qui n’intègre pas le digital ne perd pas seulement en performance, elle perd en pertinence.
Mais au-delà de la compétitivité, il y a un enjeu encore plus profond en Afrique : le digital est un accélérateur de développement. Il permet de contourner certaines limites structurelles et d’ouvrir des marchés autrefois inaccessibles.
La vraie question n’est plus : “faut-il y aller ?”, mais “à quelle vitesse et avec quelle stratégie ?”.
CONGOPROFOND.NET : Quelle est la vision derrière l’organisation de DIGI’TALK ?
Estelle Essame : DIGI’TALK est né d’un besoin simple : créer des conversations utiles. Pas des panels passifs, mais des espaces d’échanges réels, où les participants se challengent et se connectent.
Ma vision est claire : transformer les discussions en opportunités, et les rencontres en collaborations concrètes.
CONGOPROFOND.NET : Pourquoi avoir choisi Douala comme ville hôte ?

Estelle Essame : Douala est un hub économique majeur en Afrique centrale. C’est une ville dynamique, portée par une forte culture entrepreneuriale et une concentration d’acteurs économiques clés.
Positionner DIGI’TALK à Douala, c’est s’ancrer au cœur de l’activité économique réelle.
CONGOPROFOND.NET : À qui s’adresse principalement cet événement ?
Estelle Essame : DIGI’TALK s’adresse à ceux qui font : entrepreneurs, décideurs, startups, professionnels du digital, investisseurs, mais aussi jeunes talents.
Ce qui nous intéresse, ce ne sont pas les profils, mais les dynamiques. Créer des ponts entre ces mondes, c’est là que se crée la vraie valeur.
CONGOPROFOND.NET : Quelles thématiques majeures seront abordées lors de cette édition ?

Estelle Essame : Nous avons choisi des thématiques à la fois tendances et stratégiques : la transformation digitale des entreprises, l’intelligence artificielle et les opportunités business dans le numérique.
Mais surtout, nous allons parler concret : cas réels, retours d’expérience et opportunités immédiates.
CONGOPROFOND.NET : Qu’est-ce qui distingue DIGI’TALK des autres rencontres sur le digital ?
Estelle Essame : Son positionnement hybride et orienté résultats. Ce n’est ni un événement institutionnel classique, ni une simple conférence.
C’est un format immersif, conçu pour favoriser des échanges directs, qualitatifs et stratégiques, avec un objectif clair : déboucher sur des collaborations concrètes.
CONGOPROFOND.NET : Quel impact concret attendez-vous pour les participants et les entreprises ?

Estelle Essame : DIGI’TALK doit générer des connexions stratégiques, faciliter l’accès à des opportunités business et accélérer la compréhension des enjeux digitaux.
Pour les entreprises, c’est un levier de veille et de développement. Pour les participants, un accès à des réseaux qualifiés et à des insights de haut niveau.
Notre objectif est clair : créer de la valeur tangible.
CONGOPROFOND.NET : Quels conseils donneriez-vous aux entreprises qui hésitent encore à amorcer leur transformation digitale ?
Estelle Essame : Le principal risque aujourd’hui, c’est l’inaction.
La transformation digitale doit être progressive, structurée et alignée sur les objectifs business. Il ne s’agit pas de tout transformer, mais de prioriser les leviers à fort impact.
Il est aussi essentiel de s’entourer des bonnes expertises et d’adopter une culture d’adaptation continue.
CONGOPROFOND.NET : Quelles tendances digitales marqueront les prochaines années en Afrique ?

Estelle Essame : L’intelligence artificielle va accélérer beaucoup de choses. En parallèle, la cybersécurité deviendra critique.
Je crois également à la montée des solutions africaines, pensées pour nos réalités. Nous allons passer progressivement d’un modèle d’adoption à un modèle de création.
CONGOPROFOND.NET : Comment les jeunes et les startups peuvent-ils tirer parti de cette dynamique ?
Estelle Essame : Les opportunités sont considérables. Ils doivent se positionner rapidement, développer des compétences solides et miser sur la collaboration.
Des plateformes comme DIGI’TALK leur permettent de gagner en visibilité, de rencontrer des partenaires et d’accélérer leur croissance.
CONGOPROFOND.NET : Pourquoi faut-il absolument participer à DIGI’TALK Douala 2026 ?
Estelle Essame : Parce que DIGI’TALK est un catalyseur d’opportunités.
C’est un espace où se rencontrent les acteurs qui façonnent l’avenir du digital en Afrique centrale. En une seule expérience, les participants accèdent à un réseau qualifié, à des insights stratégiques et à des opportunités concrètes.
C’est un rendez-vous à forte valeur ajoutée.
CONGOPROFOND.NET : Un dernier message aux acteurs du numérique et aux décideurs africains ?
Estelle Essame : Nous sommes à un tournant décisif. L’Afrique ne peut plus se contenter d’être un marché de consommation technologique.
Elle doit s’affirmer comme un acteur de création, d’innovation et de production de solutions adaptées à ses réalités.
Cela exige une mobilisation collective : institutions, secteur privé, talents et entrepreneurs.
C’est à ce prix que nous construirons une Afrique qui ne subit pas la transformation digitale, mais qui la façonne.
Propos recueillis par Tchèques Bukasa / CONGOPROFOND.NET
