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Société

Jeux de la Francophonie : 3 ans après, plus de 38 millions USD toujours réclamés par les prestataires

Trois ans après la réussite des IXes Jeux de la Francophonie organisés à Kinshasa, les entreprises et prestataires ayant participé à l’événement réclament toujours le paiement de plus de 38 millions de dollars américains. Dans une déclaration rendue publique mardi 11 août 2026, leur Collectif appelle les autorités congolaises à régler définitivement ces créances.

38,07 millions USD de créances et aucun versement effectué

Selon le Collectif des entreprises et prestataires, le montant global des sommes restant dues s’élève précisément à 38 072 113,07 dollars américains. Une première partie, de 30 649 204,04 USD, concerne 17 entreprises ayant travaillé pour le ministère des Infrastructures et Travaux publics. Le second volet, lié au Comité national des Jeux, représente 7 422 909,03 USD de créances.

Les prestataires affirment que plusieurs démarches administratives ont été engagées pour permettre le règlement de ces factures. Après une mise en demeure adressée par huissier en mai 2026 et des instructions de la Première ministre aux ministères du Budget et des Finances, un nouveau Document tenant lieu d’ordonnancement (DTO n°3578/26) aurait été attribué le 21 juillet 2026 pour le volet des infrastructures. Ce document remplace un précédent DTO, établi en 2025, devenu caduc sans qu’aucun paiement n’ait été effectué.

Malgré cette nouvelle étape administrative et un rappel adressé par huissier le 29 juillet dernier, le Collectif affirme qu’aucune entreprise concernée n’a encore vu son compte bancaire crédité. Les prestataires craignent ainsi que le nouveau DTO connaisse le même sort que le précédent.

Pour ces entreprises, une instruction administrative ou une promesse de paiement ne suffit plus. Elles estiment que le dossier ne pourra être considéré comme réglé qu’après le versement effectif des sommes dues. Près de 300 entreprises, fournisseurs, sous-traitants et institutions financières, ainsi que des milliers de travailleurs et leurs familles, seraient concernés par cette situation.

Face à cette impasse, le Collectif propose aux autorités d’étudier avec le ministère des Finances un mécanisme de préfinancement bancaire garanti par l’État, qui permettrait de payer rapidement les entreprises tout en échelonnant le remboursement par les pouvoirs publics.

Les prestataires donnent désormais sept jours, à compter de la première diffusion de leur déclaration, aux autorités pour arrêter et mettre en œuvre une solution définitive. Ils assurent ne réclamer ni faveur ni privilège, mais simplement le règlement des engagements financiers pris à leur égard.

Tout en réaffirmant leur attachement au succès des Jeux de la Francophonie et à l’image de la RDC, les créanciers préviennent qu’ils souhaitent éviter que le non-paiement des prestataires ne finisse par ternir, sur le plan national et international, le bilan de l’événement organisé à Kinshasa en 2023.

Dorcas Mwavita/Congoprofond.net