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Jeunesse et changement social : Un appel à l’engagement à Kananga
Les jeunes de la province du Kasaï-Central ont été sensibilisés, mercredi 28 janvier 2026, à l’importance de la citoyenneté active et à leur rôle dans le changement social.

Une conférence-débat pour éveiller la conscience citoyenne
Cette activité s’est tenue à l’issue d’une conférence-débat organisée par le Conseil provincial de la jeunesse (CPJ) du Kasaï-Central, en partenariat avec le Conseil national de la jeunesse (CNJ).
Placée sous le thème « La citoyenneté au cœur de l’engagement et du changement social au Kasaï-Central », cette rencontre a réuni de nombreux jeunes, étudiants et entrepreneurs de la ville de Kananga, dans la salle CEICA.
Impliquer la jeunesse dans le développement
L’objectif principal de cette conférence était d’éveiller la conscience citoyenne de la jeunesse et de l’encourager à s’impliquer activement dans le développement de la province et du pays.
Plusieurs personnalités ont animé les échanges, notamment Claude Mbuyi, président du Conseil national de la jeunesse, Alex Bukasa, président national de la Représentation des étudiants du Congo, ainsi que les acteurs politiques Maître Donald Kabaselé Divuanda et le docteur Ivan Ilunga.
Responsabilité et relève générationnelle

À travers leurs interventions, les conférenciers ont insisté sur la responsabilité des jeunes dans la protection des biens publics, la promotion des valeurs civiques et la préparation de la relève générationnelle pour l’avenir de la République démocratique du Congo.
Premier intervenant de la journée, Claude Mbuyi est revenu sur le mobile de cette conférence-débat, soulignant la nécessité pour la jeunesse congolaise de s’approprier les notions de citoyenneté afin de devenir un véritable levier de changement social et de bonne gouvernance.
Des participants satisfaits
Du côté des participants, la satisfaction était palpable. César Sanganga, étudiant à l’Université de Kananga, et Patient Kanundowa ont salué une initiative qu’ils qualifient de « très enrichissante », estimant qu’elle contribue à renforcer la conscience citoyenne et l’engagement des jeunes dans la vie publique.
À travers cette activité, le Conseil provincial de la jeunesse du Kasaï-Central, dirigé par l’ambassadeur Emmanuel Kabangu, réaffirme son engagement à accompagner la jeunesse vers une citoyenneté responsable, socle indispensable du développement durable et du changement social dans la province.
Mike Tyson Mukendi / Congoprofond.net
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« Descendez au refuge ! » : À Kyiv, j’ai vécu 2 alertes aériennes qui m’ont fait comprendre le quotidien des Ukrainiens sous les bombes (Carnet de voyage CONGOPROFOND.NET)
Pendant 3 heures d’échanges riches et passionnants avec des universitaires, des diplomates et des journalistes, nous avons eu l’opportunité exceptionnelle de découvrir les initiatives académiques et scientifiques portées par l’Ukraine en direction de l’Afrique, grâce au précieux accompagnement du Centre d’études africaines de l’Université nationale Taras Chevtchenko et de nombreux partenaires engagés.
Mais au-delà des discussions scientifiques et diplomatiques, c’est une expérience humaine forte qui marquera durablement ma mémoire.

Quand les sirènes interrompent la science
Alors que les échanges se déroulaient dans une atmosphère studieuse et conviviale, les sirènes d’alerte aérienne ont retenti à 2 reprises. À chaque fois, nous avons dû interrompre la conférence pour rejoindre en urgence un refuge anti-bombes.
Ces moments ont suscité en moi des émotions intenses. Descendre dans un abri souterrain alors que l’on participe à une conférence universitaire est une expérience qui dépasse l’imagination de ceux qui vivent loin du conflit. Cette réalité, je ne l’avais jusqu’alors observée qu’à travers les médias. La vivre personnellement m’a permis de mieux comprendre les conditions actuelles de l’Ukraine et les défis quotidiens auxquels les Ukrainiens sont confrontés depuis le début de l’agression russe.
Sur le chemin menant au refuge, une question me traversait l’esprit. J’ai alors demandé à notre hôte si les frappes russes visaient uniquement des objectifs militaires. Sa réponse fut aussi simple que percutante : « Que faut-il en penser lorsque nous sommes obligés, avec des étudiants et des chercheurs, de descendre dans un abri anti-bombes alors que nous discutons de science ? »
Cette interrogation résume à elle seule la réalité d’un pays où la guerre s’invite jusque dans les amphithéâtres, les salles de conférence et les espaces dédiés au savoir.
Le courage d’informer malgré la guerre

Cette visite a également été marquée par la présence d’une importante délégation de journalistes africains. Je tiens à saluer le courage et le professionnalisme de mes confrères venus de plusieurs pays du continent. Leur décision de se rendre en Ukraine en cette période particulièrement difficile témoigne d’un véritable engagement envers la recherche de la vérité et la compréhension des réalités du terrain.
Choisir de visiter un pays en guerre ne relève pas seulement du devoir professionnel ; cela exige aussi une part importante de courage personnel. Leur détermination à voir l’Ukraine de leurs propres yeux mérite d’être reconnue.
Cette visite m’a permis de découvrir une autre facette de l’Ukraine : celle d’un peuple qui continue d’enseigner, de rechercher, d’innover et de dialoguer avec le monde malgré les menaces permanentes. J’espère sincèrement que cette expérience contribuera à une meilleure compréhension des réalités que vivent quotidiennement les Ukrainiens et renforcera les liens entre l’Afrique et l’Ukraine dans les domaines de l’éducation, de la recherche et de la coopération internationale.
Une expérience qui rapproche l’Afrique et l’Ukraine

Au cours de cette tournée de presse, des journalistes venus du Bénin, de la République démocratique du Congo, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, de la Mauritanie, du Sénégal et du Togo ont eu l’opportunité de couvrir les activités organisées à l’Université nationale Taras-Chevtchenko de Kyiv et de découvrir de près la réalité ukrainienne. Leur présence a donné à cette mission une dimension véritablement panafricaine, favorisant les échanges d’expériences et le partage de regards sur les défis contemporains auxquels fait face l’Ukraine.
Je tiens également à exprimer ma profonde gratitude à Saleck Zeid, Josiasse Assemon, Arnauld Kassouin, Aliya, Mohamed Diop, Robert Kra, Bernadette Ayelo Ablavi Ayibe, Paul Joel Kamtchang, Mor Amar, Eddy Tshiala Katala qui ont participé à cette tournée de presse en Ukraine. Leur professionnalisme, leur courage et leur volonté de témoigner des réalités du terrain ont contribué au succès de cette mission et à une meilleure compréhension mutuelle entre nos peuples. Ensemble, nous avons vécu une expérience marquante qui restera gravée dans nos mémoires bien au-delà de ce voyage.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
