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Jean-Paul Ilunga ( Kibali Gold Mine) à Makutano 10 : « Les exonérations des taxes liées aux équipements pourraient nous faciliter d’investir davantage dans l’énergie »

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« Les obstacles que nous connaissons sont liés aux taxes sur les infrastructures énergétiques. Quand vous êtes entrain de construire les infrastructures énergétiques comme les Centrales et consorts, il y a des taxes qui sont vraiment très coûteuses. Et comme le ministre venait de le dire, avec les exonérations des taxes liées à tout ce qu’il y a comme équipements qui sont utilisés dans la construction des infrastructures énergétique, cela pourrait nous faciliter de pouvoir facilement investir dans l’énergie ». Tel est le credo de Jean-Paul Ilunga Mbayo, Power Engineer chez Barrick Gold Corporation, exprimé, ce jeudi 14 novembre 2024, au forum Makutano, sur le thème : « Déficit énergétique en RDC et si les miniers pouvaient apporter une lumière ».

Évoquant les défis auxquels font face les miniers en termes d’investissements dans les infrastructures énergétiques, cet ingénieur a rappelé que la mine de Kibali est autonome dans son approvisionnement en énergie. « Les infrastructures énergétiques que nous avons sont propres à Kibali. Nous ne défendons pas là la Snel. C’est par rapport à notre emplacement parce que, comme vous le savez, nous sommes au nord-ouest de la RDC, nous sommes vraiment une mine qui est enclavée. Nous investissons déjà dans l’énergie. Il n’y a aucune ligne d’interconnexion venant de la société de l’électricité… », a-t-il martelé.

D’ores et déjà, précise-t-il, Kibali est toujours proactive. « Ça veut dire, nous prévoyons déjà cette histoire de déficit énergétique. C’est ça qui nous a permis déjà dès le début de nos investissements de penser aussi à investir dans l’énergie en construisant notre central hydroélectrique… »

Investir dans les énergies renouvelables

En quinze ans d’existence, Kibali Gold Mine, filiale du groupe Barrick, et plus grande mine d’or en Afrique, a choisi d’investir dans l’énergie renouvelable.

Partisan d’un programme de transition vers les énergies renouvelables, Kibali Goldmines a financé, de 2015 à 2017, sur fonds propres la construction de trois centrales hydroélectriques sur les rivières Nzoro et Kibali dont la centrale hydroélectrique de Nzoro 2 dotée d’une capacité de 22 MW. Ce qui a augmenté le mélange d’énergie hydroélectrique à 55 %, puis en 2017 celle d’Ambarau avec une capacité installée d’environ 11 MW et enfin, en 2018, celle d’Azambi a été mise sous tension avec une capacité installée d’environ 11 MW, augmentant ainsi le mélange hydroélectrique à environ 70 %.

Notons qu’en 2020, un stabilisateur de réseau avec système de stockage d’énergie par batterie a été installé. Ce qui a augmenté l’utilisation des énergies renouvelables à 79%.

En 2023, une étude EIES est terminée notamment la conception de la centrale solaire qui est en cours.

D’après les prévisions, c’est en 2025 que la mise en service programmée pour l’énergie solaire et le stockage par batterie pour mélanger les énergies. Il s’agit d’un motif de satisfaction pour le PDG de Barrick, Mark Bristow. Ce dernier l’a signifié aux participants à cette conférence de presse.

« La mise en service de la centrale solaire de Kibali et le système de stockage d’énergie par batteries débloqueront la forte consommation de carburant pour la production de l’énergie thermique, réduiront les temps d’arrêt de l’usine de traitement des minerais, sans oublier la réduction des émissions de GES (CO²) de 45 KT à 24 KT par an. La centrale solaire une fois lancée augmentera la consommation de l’énergie renouvelable de 81 % à 85 % et la mine fonctionnera uniquement avec de l’énergie renouvelable au cours des six prochaines années mettant ainsi fin aux problèmes récurrents dûs à la baisse du niveau d’eau pendant la saison sèche. », avait indiqué Mark Bristow le patron de Barrick à la dernière conférence de presse trimestrielle.

Ainsi, grâce au Fonds de la dotation 0,3% dont le montant avoisine les 34 millions de dollars américains, deux projets électriques majeurs sont prévus en l’occurence les projets d’énergie solaire de 2 MW à Durba et un autre de 2 MW à Makoro.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

Politique

Assemblée nationale : Sous la conduite de Boji Sangara et Djoli Eseng’Ekeli, le temple des lois retrouve sa rigueur constitutionnelle

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En recevant, dans le strict respect des formes républicaines, le rapport annuel de la CENI des mains de Denis Kadima, le tandem Aimé Boji Sangara – Jacques Djoli Eseng’Ekeli a offert ce mardi 14 avril 2026 une magistrale leçon de droit parlementaire. Loin des tumultes et des improvisations du passé, le Palais du Peuple démontre qu’il est redevenu le sanctuaire intangible de la procédure.

Ce mardi 14 avril 2026 restera comme l’illustration éclatante qu’un État de droit se construit d’abord par la stricte observance des gestes prescrits. En recevant officiellement Denis Kadima dans l’antre du bureau de l’Assemblée nationale, le Président Aimé Boji Sangara n’a pas seulement ouvert sa porte ; il a ouvert la session de contrôle parlementaire à l’heure exacte où la loi l’exigeait.

Accompagné du rapporteur Jacques Djoli Eseng’Ekeli, orfèvre constitutionnel dont la présence suffit à garantir l’orthodoxie juridique du moment, ce binôme a transformé une formalité administrative en une démonstration de force institutionnelle : ici, au Palais du Peuple, on ne badine plus avec le calendrier de la démocratie, et chaque échéance légale est honorée avec une rigueur qui force le respect de tous les acteurs politiques.

Le dépôt des 550 exemplaires du rapport annuel — un par député national, ni un de moins, ni un de trop — incarne à lui seul la révolution procédurale silencieuse en cours. Couvrant la période stratégique d’avril 2025 à mars 2026, ce document n’est pas un simple bilan technique ; c’est la feuille de route authentifiée des prochaines échéances électorales. Dans une tradition où les documents se perdaient parfois dans les couloirs ou n’arrivaient que tronqués dans les mains des élus, la précision mathématique exigée par le Professeur Djoli et orchestrée par le Speaker Boji Sangara envoie un signal limpide : le Parlement ne délibère plus sur des rumeurs, il légifère et contrôle sur pièces.

En remettant matériellement à chaque élu la totalité de l’œuvre de la Centrale Électorale, le duo dirigeant de la Chambre basse élève le débat à venir au rang d’examen rigoureux, là où régnait hier l’à-peu-près. Cette image d’un Parlement respectueux de ses propres règles jusqu’au détail protocolaire est la plus cinglante des réponses aux sceptiques de la gouvernance congolaise. La CENI de Denis Kadima n’a pas été convoquée comme un justiciable à la barre, mais accueillie comme une institution partenaire dans le cadre défini par la Loi fondamentale.

En verrouillant ainsi la procédure, Aimé Boji Sangara et Jacques Djoli Eseng’Ekeli ne protègent pas seulement la majorité ou l’opposition ; ils protègent la République elle-même contre ses vieux démons d’improvisation. Dans une Afrique centrale en quête de repères, le message porté ce 14 avril depuis Kinshasa est d’une clarté assourdissante : quand les hommes de droit sont à la manœuvre, les institutions respirent au rythme serein et inébranlable de la Constitution.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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