Politique
Jean Marc Kabund : Un pilier de l’opposition enfermé, la voix qui manque à la nation congolaise
Dans un tournant politique déstabilisant, l’emprisonnement de Jean Marc Kabund au centre pénitentiaire de rééducation de Makala laisse un vide retentissant dans le paysage politique congolais. En tant qu’ancien premier vice-président de l’assemblée nationale, Kabund incarne une voix audacieuse qui ose défier les statu quo et révéler des vérités inconfortables.
Sa prophétie sur l’écrasante victoire de l’UDPS aux élections générales du 20 décembre 2023 s’est réalisée de manière saisissante, confirmant ainsi son flair politique incontesté. Le président Félix Tshisekedi lui-même a souligné lors d’un débriefing spécial le 22-02-2024, l’importance cruciale d’une opposition vigoureuse pour l’équilibre démocratique du pays.
La libération de Kabund, un homme de terrain aguerri, s’avère donc impérative pour insuffler un nouvel élan au débat public en République Démocratique du Congo. Ses prises de position tranchantes et son engagement indéfectible sont des éléments essentiels pour dynamiser et rééquilibrer le paysage politique actuel, notamment face à une majorité présidentielle héritée des élections de Denis Kadima.
En ces temps de recomposition politique, la nation congolaise aspire à retrouver la verve et l’énergie que seul un leader tel que Jean Marc Kabund peut apporter. Sa libération ne serait pas simplement un acte de justice, mais un impératif pour une démocratie florissante et équilibrée.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
À la Une
Nord-Kivu : Le BUREC dénonce les querelles politiques autour du gouverneur militaire
Le Bloc Uni pour la Renaissance et l’Émergence du Congo, BUREC, à travers son inter-fédération du Nord-Kivu, a publié ce 24 mai 2026 à Beni une déclaration politique sur la situation sécuritaire qui prévaut dans la province. Dans ce document, les cadres et militants du parti affirment suivre « avec attention les situations politique et sécuritaire » dans le Nord-Kivu.
Face à la détérioration persistante de la situation sécuritaire, le BUREC/Nord-Kivu a réaffirmé son soutien aux Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), au président Félix Tshisekedi ainsi qu’au gouverneur militaire du Nord-Kivu, Somo Kakule Evariste. Le parti salue notamment « les efforts consentis dans la recherche de la paix, la restauration de l’autorité de l’État et le développement ».
Dans la même déclaration, le BUREC recommande « le renforcement et l’intensification des opérations militaires contre l’AFC/M23, les ADF et les autres groupes armés réfractaires au P-DDRCS ». Cette formation politique estime que les offensives militaires doivent être renforcées afin de faire face à l’insécurité persistante dans plusieurs zones du Nord-Kivu.
Le parti a également condamné « les sorties médiatiques de certains politiciens et leaders d’opinion qui s’opposent à la gouvernance actuelle de la province ». Selon le BUREC, l’Union sacrée de la Nation au Nord-Kivu « n’a jamais été saisie d’une démarche pour laquelle le Gouverneur militaire aurait constitué une obstruction à un acteur politique, de surcroît un élu ».
Réaffirmant son appartenance à l’Union sacrée de la Nation, le BUREC/Nord-Kivu dit renouveler « avec force son soutien indéfectible à la gouvernance de la province du Nord-Kivu sous l’égide du Général-Major Somo Kakule Evariste, émanation de la volonté du Chef de l’État ».
Cette formation politique appelle par ailleurs les acteurs politiques à éviter d’impliquer l’armée dans les débats politiques. Le document rappelle que « l’armée est apolitique » et estime que le général-major Somo Kakule Evariste « devrait être épargné des querelles politiciennes afin de mieux se concentrer sur sa mission ».
Cette déclaration a été signée à Beni dans un contexte marqué par la poursuite des affrontements entre les forces gouvernementales et plusieurs groupes armés actifs dans l’est de la RDC, notamment l’AFC/M23 et les ADF.
Franck Kaky
