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Jean-Lucien Bussa : L’empire familial qui étouffe la méritocratie congolaise
Jean-Lucien Bussa, ministre du Portefeuille au sein du gouvernement Suminwa, cumule 8 ans de pouvoir ininterrompu sous deux présidents différents successifs (Kabila et Tshisekedi) et les trois derniers Premiers ministres (Sama Lukonde, Ilunga Ilunkamba et Judith Suminwa). Un record qui ne témoigne ni de compétence ni de performance, mais d’une stratégie de captation systémique des institutions.
Pire : sa famille compte au moins 14 membres installés dans des postes clés de l’administration et des entreprises publiques. Un népotisme éhonté qui incarne la dérive mafieuse de la gouvernance congolaise. Le royaume « Bussa » est un État dans l’État. Voici la cartographie du réseau familial qui verrouille le pouvoir :
– Son Excellence Jean-Lucien Bussa Ministre du Portefeuille.
– Landry Bussa, Député national.
– Willy Mosobu Bussa, Sénateur (ancrage politique consolidé).
– Gaël Bussa Obambule, Conseiller juridique au ministère du Portefeuille dirigé par Jean-Lucien Bussa (conflit d’intérêts flagrant).
– Naomie Bussa, Conseillère financière (gestion opaque des fonds publics ?).
– Myriam Bussa, Parsec du ministre Jean-Lucien Bussa (influence sur les nominations).
– Imana Mbule, Conseiller du ministre (rôle non transparent).
– Patience Bussa, Membre du cabinet ministériel (porte d’entrée des privilèges).
– Beber Bussa, Conseiller (spécialité inconnue, compétences non vérifiables).
– Jordan Bussa, Conseiller (cumul suspect).
– Jean-Pierre Bussa, Conseiller (réseau étendu).
– Jean-Romain Bussa, Conseiller privé (accès aux dossiers sensibles).
– William Mosobu Mbule, Comité technique de l’ONATRA (contrôle des transports publics) et
– Jessica Bussa, Conseillère haut cadre à l’OCC (mainmise sur le commerce).
Cette liste n’est pas exhaustive mais révèle une dynastie politique qui transforme l’administration en affaire familiale. Aucun autre pays au monde ne tolérerait une telle concentration de pouvoir dans une seule famille sans cri d’alarme.
Jean-Lucien Bussa se targue de « réformes audacieuses » comme la captation de 25% des dividendes miniers . Mais en réalité aucune transparence sur l’usage de ces fonds. Les audits indépendants sont rares. Les joint-ventures minières restent opaques, avec des contrats favorisant des intérêts privés. Les nominations dans les entreprises publiques (ex : DG adjoints imposés par l’État) servent à placer des proches.
Le paradoxe est qu’il prône la « rigueur » tout en perpetuant un système clientéliste. Son ministère est un hub de redistribution pour sa famille et ses alliés. En public, Jean-Lucien Bussa se présente en défenseur de la paix, condamnant l’agression rwandaise dans une déclaration publique. Mais dans l’ombre, Il instrumentalise les conflits dans l’administration publique pour légitimer son maintien au pouvoir.
Son clan profite des budgets sans contrôle. Les jeunes enrôlés dans l’armée meurent pendant que ses neveux occupent des sinécures. Le vrai agresseur du Congo, c’est ce système qui recycle les mêmes visages depuis des décennies. La Banque Mondiale félicite ses « réformes » sans exiger d’enquête sur les conflits d’intérêts. Les médias congolais relaient ses communiqués sans investigation.
L’opposition dénonce le Président Tshisekedi mais jamais le système Bussa. Pourquoi la communauté internationale ferme-t-elle les yeux sur ce pillage institutionnalisé ? Jean-Lucien Bussa incarne tout ce qui tue la République. Du népotisme : une famille, un État. Du clientélisme : les postes se monnayent en réseaux et de l’impunité : 8 ans de pouvoir ininterrompu sans un résultat extraordinaire ni un quelconque exploit.
Il faut un audit indépendant immédiat du Portefeuille, un gel des avoirs des membres du clan Bussa jusqu’à preuve de légalité et une mobilisation citoyenne contre ces mafias politiques. Un pays qui confie son économie à une seule famille est un pays qui se suicide. Aux dernières nouvelles et selon les propres déclarations du ministre Bussa : « Aucune entreprise publique congolaise n’aurait fait un bénéfice ».
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
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Presse francophone mondiale : La Congolaise Marianne Mujing Yav décroche un poste historique à l’UPF
Une nouvelle page s’écrit pour la presse congolaise sur la scène internationale. La journaliste congolaise Marianne Mujing Yav a été élue, vendredi 29 mai 2026, au poste de secrétaire générale de l’Union Internationale de la Presse Francophone (UPF), à l’issue d’un scrutin qui marque un tournant majeur pour la représentation de la République démocratique du Congo au sein des grandes instances médiatiques francophones.
Avec 35 voix obtenues, elle devient la première femme congolaise à accéder à cette fonction stratégique au sein de cette organisation qui rassemble des journalistes, éditeurs et professionnels des médias issus de l’espace francophone mondial.

Une victoire qui honore la RDC
L’élection de Marianne Mujing Yav constitue bien plus qu’un succès personnel. Elle symbolise la montée en puissance de la presse congolaise dans les espaces internationaux de décision et de réflexion sur l’avenir du journalisme francophone.
Dans un contexte où les médias sont confrontés à de nombreux défis ( transformation numérique, désinformation, sécurité des journalistes et défense de la liberté de la presse ), la présence d’une Congolaise à un poste aussi influent est perçue comme une reconnaissance du dynamisme et du professionnalisme des acteurs des médias de la RDC.
Cette élection renforce également la visibilité du pays au sein de la francophonie médiatique, offrant à la RDC une voix plus forte dans les débats qui façonnent l’avenir de l’information à l’échelle internationale.
Zoom sur Marianne Mujing Yav
Figure respectée du paysage médiatique congolais, Marianne Mujing Yav s’est progressivement imposée comme l’une des personnalités les plus engagées dans la promotion du journalisme professionnel et de la coopération entre médias francophones.
Au fil des années, elle a développé une solide expérience dans le secteur de l’information et dans les réseaux professionnels de la presse, ce qui lui a permis de tisser des liens avec plusieurs organisations internationales œuvrant pour le renforcement des médias et la défense des valeurs de la francophonie.
Membre du Comité national de la presse congolaise ( UNPC), son élection à la tête du secrétariat général de l’UPF traduit la confiance placée en son leadership, sa capacité de rassemblement et sa vision pour une presse francophone moderne, indépendante et adaptée aux mutations du monde numérique.
Un symbole fort pour les femmes des médias
L’accession de Marianne Mujing Yav à cette haute responsabilité revêt également une portée symbolique importante pour les femmes journalistes de la RDC et d’Afrique.
Dans un secteur encore marqué par des défis liés à la représentativité féminine dans les postes de direction, cette élection envoie un signal fort sur la place croissante des femmes dans la gouvernance des médias et des organisations professionnelles internationales.
En tant que secrétaire générale de l’UPF, Marianne Mujing Yav sera appelée à contribuer à la coordination des activités de l’organisation, au renforcement de la coopération entre ses différentes sections nationales et à la promotion des valeurs qui fondent la presse francophone.
Son mandat s’annonce déterminant à un moment où le journalisme doit relever des enjeux majeurs liés à la crédibilité de l’information, à l’intelligence artificielle, à la transition numérique et à la protection des professionnels des médias.
Par cette élection historique, la RDC inscrit son nom dans les annales de la presse francophone mondiale et voit l’une de ses filles accéder à l’un des postes les plus prestigieux du secteur. Une consécration qui honore à la fois Marianne Mujing Yav, la profession journalistique congolaise et l’ensemble du pays.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
