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Analyses et points de vue

Jean-Lucien Bussa financerait la dérive d’un journalisme de caniveau

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Un journalisme digne de ce nom se doit d’être rigoureux, vérifié et impartial. Malheureusement, certains médias préfèrent l’approximation, les attaques gratuites et les raccourcis fallacieux pour servir des agendas obscurs. Le cas du traitement réservé par le Ministre du Portefeuille Jean-Lucien Bussa à la CADECO et sa Directrice Générale, Juliette Mbambu Mughole, illustre parfaitement cette dérive.

Au lieu d’enquêter, certains journalistes qui seraient financés pour cette sale besogne inventent, déforment et propagent des contre-vérités, confondant volontairement information et diffamation. Ces mensonges révèlent l’incompétence de ceux qui les propagent. Le journaliste affirme que Juliette Mbambu Mughole serait une « musicienne » sortie de l’INA (Institut National des Arts). C’est faux.

Madame Juliette Mbambu Mughole est une ancienne étudiante de l’IFASIC (Institut Facultaire des Sciences de l’Information et de la Communication), où elle a passé cinq ans avant de poursuivre à l’Université Pédagogique Nationale (UPN). Pourquoi cette erreur ? Soit le journaliste n’a pas vérifié ses sources (incompétence), soit il a sciemment déformé les faits pour discréditer la DG (malveillance).

Dans les deux cas, c’est une faute professionnelle grave. L’article commandé pour nuire prétend que Juliette Mbambu Mughole manque de compétences pour diriger une banque. Pourtant, elle a occupé le poste de DGA avant d’être nommée DG de la CADECO, où sous sa direction, elle a maintenu ses activités et accru ses recettes malgré les défis sécuritaires à Goma, prouvant une gestion résiliente.

Qualifier une professionnelle expérimentée de « vide d’outils de gestion » relève de la calomnie pure et simple. L’article accuse la CADECO d’avoir « passé outre la décision du gouvernement » pour servir Corneille Nangaa. Les banques à Goma et à Bukavu sont fermées depuis l’occupation par le RDF/M23, bloquant l’accès aux liquidités et paralysant l’économie. C’est une décision du gouvernement de la RDC.

La CADECO a rouvert sous pression des besoins économiques urgents des agresseurs et pantins du RDF/M23, pas par allégeance politique. Des commerçants et citoyens ont salué cette initiative. L’article sous-entend que la CADECO agit en dehors du cadre légal. La Banque Centrale du Congo (BCC) a elle-même reconnu que la fermeture prolongée des banques à Goma était directement initiée par elle.

Si la CADECO a pu rouvrir, c’est parce qu’elle dispose d’une structure décentralisée, contrairement aux banques étrangères dépendantes de Kinshasa. Présenter la CADECO comme une « banque rebelle » est une simplification malhonnête. L’article affirme que la Ministre Adèle Kanyinda a exigé une « session d’immersion » parce que la CADECO était « entre les mains de personnes vides ».

Déjà, c’est une demande standard. Les formations et audits sont courants dans le secteur bancaire, surtout en zone de crise. Cela ne signifie pas que l’équipe en place est incompétente. La Ministre Adèle Kanyinda, comme tout responsable, avait le droit d’évaluer les institutions sous sa tutelle. Mais transformer cela en preuve de « vacuité » est un procès d’intention. Besoin d’une preuve supplémentaire ?

Si la CADECO était si mal gérée, pourquoi continue-t-elle à fonctionner malgré les pressions, tandis que d’autres banques restent fermées ? L’article ne cite aucune source fiable pour étayer ses accusations. Aucun collègue bancaire, aucun rapport d’audit, juste des insinuations. « Musicienne », « vacuité », « personnes vides » : ce vocabulaire n’a pas sa place dans un journalisme sérieux. Aucune réaction de Juliette Mbambu Mughole ou de la CADECO n’est citée.

Pourquoi ? Parce qu’un vrai journaliste aurait sollicité leur réponse avant de publier. Cet article commandé, creux et diffamatoire est un modèle de ce qu’il ne faut pas faire en journalisme : pas de vérification (faux parcours de la DG), pas de nuance (la CADECO est soit une héroïne, soit une traîtresse, pas d’entre-deux) et surtout pas d’équilibre (aucune contre-enquête, aucune réaction des accusés).

Le journal doit rectifier les erreurs factuelles (INA vs IFASIC), s’excuser pour le ton diffamatoire grossièrement employé, le mensonge éhonté sur la réouverture de la CADECO à Goma malgré les tensions et les témoignages d’habitants sur l’importance de la CADECO. Sinon, il ne sera plus perçu comme un média, mais comme une feuille de propagande. Un journalisme qui ne respecte pas la vérité ne mérite pas le nom de journalisme.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

Actualité

Le député Jacques Djoli brandit Tocqueville : la souveraineté populaire foudroie l’imposture

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L’Honorable Jacques Djoli Eseng’Ekeli n’a pas seulement démenti une rumeur : il a donné une magistrale leçon de grandeur. Par un tweet lapidaire convoquant la science, le Rapporteur de l’Assemblée nationale a refusé de descendre dans l’arène fangeuse où certains voulaient l’attirer. Il a choisi la verticale. Face à la manœuvre odieuse qui lui prêtait des propos imaginaires, il ne s’est pas justifié.

Il a surplombé, avec l’autorité souveraine de celui qui manie le droit comme on manie le glaive. Un silence calculé, puis une annonce : l’heure de la vérité sonnera, et elle sera sans appel. Car la riposte, c’est à Tocqueville qu’il la confie, élevant soudain le débat à des hauteurs où la calomnie ne peut plus respirer. Aux “chercheurs du Buzz” qui alimentent l’infamie, il assène la pensée centrale de l’article 5 de la Constitution.

Celle qui brûle toutes les impostures : “Au-dessus de toutes les institutions et en dehors de toutes les formes réside un pouvoir souverain : celui du peuple, qui les détruit ou les modifie à son gré.” Ce n’est plus un tweet, c’est un manifeste. Le pouvoir créateur, le pouvoir constituant originaire, est par essence illimité, inconditionné, indomptable. Placé au-delà des pouvoirs institués (simples créatures ), il détient la faculté sublime de tout refonder.

La faculté de briser les cadres établis et de redessiner, dans sa majesté absolue, le pacte national tout entier. Voilà la souveraineté populaire dans sa vérité nue, que le Professeur Jacques Djoli brandit comme une torche dans la nuit des manigances. Ainsi, en deux phrases et une citation, l’honorable rapporteur vient d’offrir à la nation congolaise bien plus qu’un rétablissement des faits : il lui restitue la puissance de son propre destin.

Là où les manœuvriers espéraient l’enfermer dans une polémique stérile, il leur oppose le granit des principes, rappelant que le peuple est le seul maître, le seul architecte, le seul juge. Par cette riposte éclatante, où Tocqueville éclaire le chemin de la RD Congo, Jacques Djoli Eseng’Ekeli lave son honneur sans une once d’aigreur, et du même geste réarme la démocratie avec une force conceptuelle rare. La calomnie n’a pas été vaincue : elle a été dissoute, dans la lumière d’une vérité plus haute. Magistral.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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