Actualité
Jean Jacques Lumumba mobilise pour la marche du CLC contre la corruption et l’impunité
Le lanceur d’alerte congolais Jean-Jacques Lumumba, exilé en France, a confié à l’AFP son espoir de voir ses compatriotes descendre massivement et dans le calme dans la rue pour le lancement « d’un grand processus » à la suite de la marche du CLC contre la corruption en RDC.
« J’attends qu’il y ait de la mobilisation à tous les coins de rue » samedi pour « marquer le début d’un changement » en République démocratique du Congo car « cette marche, c’est le début d’un grand processus », a déclaré M. Lumumba, petit-neveu du héros de l’indépendance congolaise Patrice Lumumba et ancien cadre bancaire à Kinshasa, ayant fui son pays en 2016 après avoir mis au jour des malversations présumées.
Mais « j’appelle à marcher dans le calme, dans la non-violence, car la violence ne construit pas », a ajouté le financier de 33 ans, lors d’une rencontre avec l’AFP mercredi, en région parisienne.
« La société est mûre (pour se soulever contre la corruption) parce que la corrélation est faite entre la souffrance de la population et la corruption qui gangrène (…) le pays, qui en freine le développement », estime-t-il.
C’est le Comité laïc de coordination (CLC), un collectif catholique à l’origine de marches réprimées dans le sang en 2018 pour obtenir le départ de l’ex-président Joseph Kabila, qui a lancé cette croisade anticorruption.
Bishop Mfundu/CONGOPROFOND.NET
Politique
Santé au Kasaï-Central : cinq députés demandent le départ de la ministre Rose Kamueka
La session de mars s’annonce particulièrement tendue à l’Assemblée provinciale du Kasaï-Central. Une motion de défiance a été déposée, lundi 20 avril, contre la ministre provinciale de la Santé, Rose Kamueka, par un groupe de cinq députés provinciaux.
Conformément au règlement intérieur, l’organe délibérant dispose d’un délai de 48 heures pour examiner cette initiative. Si elle est adoptée, la ministre sera contrainte de présenter sa démission.
À l’origine de cette procédure, une question orale avec débat initiée par le député provincial Joseph Nkashama, élu de Kananga. Lors de la plénière, la ministre était appelée à s’expliquer sur la gestion du secteur de la santé dans la province. Insatisfait des réponses fournies, l’élu a ensuite mobilisé quatre collègues pour déposer la motion.
Les signataires accusent Rose Kamueka d’« incompétence » et de « passivité » face aux difficultés persistantes dans le système sanitaire provincial. Ils évoquent notamment des ruptures fréquentes de médicaments, un manque d’équipements dans les structures de santé ainsi que des arriérés de salaires du personnel soignant.
« Nous ne pouvons pas rester silencieux devant la dégradation continue des services de santé. La population en souffre chaque jour », a confié l’un des signataires, sous anonymat.
Cette motion ouvre une séquence politique délicate pour le gouvernement provincial du Kasaï-Central. Selon des sources parlementaires, d’autres membres de l’exécutif pourraient également être interpellés dans les prochains jours.
L’Assemblée provinciale est désormais attendue sur la programmation de l’examen de cette motion dans le délai imparti. En cas d’adoption, il s’agirait du premier départ au sein du gouvernement provincial dans ce contexte de contrôle parlementaire renforcé.
Mike Tyson Mukendi
