À la Une
» Je vais mouiller mon maillot pour Kwango… », Jean-Marie Peti-Peti ( nouveau gouverneur)
Le nouveau gouverneur de la province du Kwango, Jean-Marie Peti-Peti, est arrivé ce lundi 06 mai à Kenge, chef-lieu de la province du Kwango. Et ce, après son investiture comme gouverneur et successeur de Kanys Makofi Kabamba.
Accueilli chaleureusement, Jean-Marie Peti-Peti a eu droit à un bain de foule. De l’entrée de la procure de Kenge où il a été prié de mettre pied à terre, le nouveau gouverneur a marché dans une longue procession jusqu’à l’esplanade de l’hôtel du gouvernement provincial.
Il était accompagné par la population de Kenge qui s’est préparée en conséquence à accueillir son chef.
Après les honneurs militaires d’usage, la population a été conviée à la présentation du nouveau gouverneur.
Dans son mot, le gouverneur honoraire Kanys Makofi Kabamba a demandé aux Kwangolais présents à Kenge de comprendre que les choses avaient changé et que le leadership de la province du Kwango avait un nouveau guide. « C’est lui que Dieu a mis à la tête du Kwango. Toute autorité vient de Dieu », a-t-il prêché.
Prenant la parole, Jean-Marie Peti-Peti s’est dit flatté par l’accueil que la population lui a réservé.
Il dit regretter que depuis plus de cinquante ans, la ville de Kenge est restée dans son ancienne robe : les pouvoirs publics n’ont pas pensé que son peuple avait besoin de l’eau, de l’électricité et autres pour son développement. « Je ne suis pas venu pour m’endormir dans ce bâtiment (NDLR : le somptueux cabinet du gouverneur de province), mais je suis venu travailler pour développer le Kwango », a-t-il martelé.
Jean-Marie Peti-Peti est revenu à sa maxime : il croit fermement que la province n’est pas pauvre. Il a dit devant tout le monde que le Kwango souffre de la mauvaise foi de ses dirigeants.
Pour lui, le Kwango est une province à vocation agro-pastorale et qu’il va s’attaquer dès son premier geste aux routes de desserte agricole. « C’est possible, je vais mouiller mon maillot pour ça », a-t-il déclaré.
Emile YIMBU/CONGOPROFOND.NET
À la Une
HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril
L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.
D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.
Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.
Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.
Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET
