Actualité
JDH : 15 journalistes de Kinshasa à l’école du savoir
Journaliste pour les droits humains( JDH/RDC) a organisé du 03 au 04 janvier en collaboration avec l’Union congolaise des femmes des médias (UCOFEM), une formation à l’attention des professionnels des médias de Kinshasa. Cette session a porté sur cinq modules à savoir : « Journalisme des droits humains, couverture médiatique sensible au genre, réalisation du reportage et de l’interview, sécurité du journaliste et comment faire une interview avec des personnes vulnérables ».
À en croire Prince Murhula, représentant du JDH/RDC, cette formation consiste à former les journalistes des différents médias à s’approprier les notions du journalisme des droits humains, la couverture médiatique sensible au genre, afin d’améliorer davantage leurs connaissances en matière des droits humains.

Cette formation qui s’inscrit dans le cadre du projet Canada monde : la voix des femmes et des filles, sous la coordination de Lucie Ngusi, attend voir des journalistes s’engager et s’impliquer dans la lutte contre les violations des droits humains et particulièrement les droits des femmes et des filles, notamment dans le traitement et réalisation des reportages. La coordinatrice du projet a circonscrit cette formation dans le cadre des renforcement des capacités des professionnels des médias.
Au total cinq intervenants dont Anna Mayimona, Directrice exécutive de l’Ucofem, Evelyne Luyelo, experte genre/ JDH et Tresor Mpanda, étaient face à 15 journalistes pour leur rappeler certaines techniques connues et leurs apprendre des nouvelles méthodes en mettant plus l’accent sur les droits humains ainsi que le respect du genre dans les différentes diffusion et publications.

Durant deux jours, la matière était abondante et les intervenants à la hauteur de leur tâche. Les participants ont estimé que la durée de la formation n’était pas suffisante. Ils ont recommandé aux organisateurs de revoir cela lors des prochaines sessions. Ils étaient tout de même satisfait du déroulement de la formation.
Elda Along/ congoprofond.net
Politique
Assemblée nationale : Sous la conduite de Boji Sangara et Djoli Eseng’Ekeli, le temple des lois retrouve sa rigueur constitutionnelle
En recevant, dans le strict respect des formes républicaines, le rapport annuel de la CENI des mains de Denis Kadima, le tandem Aimé Boji Sangara – Jacques Djoli Eseng’Ekeli a offert ce mardi 14 avril 2026 une magistrale leçon de droit parlementaire. Loin des tumultes et des improvisations du passé, le Palais du Peuple démontre qu’il est redevenu le sanctuaire intangible de la procédure.
Ce mardi 14 avril 2026 restera comme l’illustration éclatante qu’un État de droit se construit d’abord par la stricte observance des gestes prescrits. En recevant officiellement Denis Kadima dans l’antre du bureau de l’Assemblée nationale, le Président Aimé Boji Sangara n’a pas seulement ouvert sa porte ; il a ouvert la session de contrôle parlementaire à l’heure exacte où la loi l’exigeait.
Accompagné du rapporteur Jacques Djoli Eseng’Ekeli, orfèvre constitutionnel dont la présence suffit à garantir l’orthodoxie juridique du moment, ce binôme a transformé une formalité administrative en une démonstration de force institutionnelle : ici, au Palais du Peuple, on ne badine plus avec le calendrier de la démocratie, et chaque échéance légale est honorée avec une rigueur qui force le respect de tous les acteurs politiques.
Le dépôt des 550 exemplaires du rapport annuel — un par député national, ni un de moins, ni un de trop — incarne à lui seul la révolution procédurale silencieuse en cours. Couvrant la période stratégique d’avril 2025 à mars 2026, ce document n’est pas un simple bilan technique ; c’est la feuille de route authentifiée des prochaines échéances électorales. Dans une tradition où les documents se perdaient parfois dans les couloirs ou n’arrivaient que tronqués dans les mains des élus, la précision mathématique exigée par le Professeur Djoli et orchestrée par le Speaker Boji Sangara envoie un signal limpide : le Parlement ne délibère plus sur des rumeurs, il légifère et contrôle sur pièces.
En remettant matériellement à chaque élu la totalité de l’œuvre de la Centrale Électorale, le duo dirigeant de la Chambre basse élève le débat à venir au rang d’examen rigoureux, là où régnait hier l’à-peu-près. Cette image d’un Parlement respectueux de ses propres règles jusqu’au détail protocolaire est la plus cinglante des réponses aux sceptiques de la gouvernance congolaise. La CENI de Denis Kadima n’a pas été convoquée comme un justiciable à la barre, mais accueillie comme une institution partenaire dans le cadre défini par la Loi fondamentale.
En verrouillant ainsi la procédure, Aimé Boji Sangara et Jacques Djoli Eseng’Ekeli ne protègent pas seulement la majorité ou l’opposition ; ils protègent la République elle-même contre ses vieux démons d’improvisation. Dans une Afrique centrale en quête de repères, le message porté ce 14 avril depuis Kinshasa est d’une clarté assourdissante : quand les hommes de droit sont à la manœuvre, les institutions respirent au rythme serein et inébranlable de la Constitution.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
