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Politique

Jacques Djoli ou la force de la loi : un parlementaire qui restaure l’honneur de l’institution

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Alors que l’Assemblée nationale traverse une période de turbulences, le rapporteur Jacques Djoli incarne une rare vertu politique : l’attachement indéfectible au droit et à la procédure juste. Son maintien à son poste, après un blanchiment intégral par la commission, n’est pas une esquive, mais une leçon de dignité et de respect des institutions.

Dans le tumulte politique qui a conduit à la démission de l’ancien président de l’Assemblée nationale Honorable Vital Kamerhe, une voix s’élève, ferme et sereine, pour rappeler que la démocratie se construit sur le droit et non sur l’émotion. Cette voix, c’est celle du Professeur Jacques Djoli Eseng’Ekeli. L’homme qui incarne la rigueur juridique contre l’opportunisme politique.

Loin des calculs partisans et des acharnements médiatiques, l’éminent juriste et rapporteur de l’Assemblée nationale donne une magistrale leçon d’intégrité politique en s’appuyant sur la seule autorité qui vaille : celle de la loi qu’il a contribué à écrire dans un parcours d’expérience au service de la nation. Chaque membre ne pouvant faire l’objet que d’une pétition dirigée contre sa personne qu’en fonction de ses attributions.

Le cœur de l’affaire est aussi simple que fondamental : l’article 32 du Règlement intérieur, dont le Professeur Djoli a présidé la commission d’élaboration, établit clairement le principe de responsabilité individuelle des membres du Bureau (article 25). Jacques Djoli n’invoque pas une “faille” procédurale, mais le fondement même de tout État de droit : la présomption d’innocence et le droit à un traitement équitable.

Face à une pétition reposant sur seulement deux griefs, qu’il a démonté point par point avec la précision d’un universitaire aguerri, la commission d’enquête l’a massivement disculpé par 21 voix sur 22. Cette quasi-unanimité n’est pas une “victoire technique” ; c’est la reconnaissance éclatante de la frivolité des accusations portées contre lui. La démarche de Jacques Djoli n’est pas une “habileté” mais un acte de courage.

Celui d’exiger que la plénière acte officiellement cette décision, afin de protéger l’institution contre toute dérive populiste qui voudrait sacrifier l’équité sur l’autel de l’opinion. Qualifier son riche parcours politique de “transhumance” est un contresens malveillant. C’est en réalité la marque d’un patriote dont l’expertise et le sens du service sont reconnus par des majorités successives.

De la CENI à son rôle crucial de rapporteur, le Professeur Djoli a accumulé une connaissance institutionnelle inestimable. Cette expérience plurielle fait de lui un gardien précieux de la mémoire parlementaire et un garant de la continuité de l’État, surtout en période de crise. Son ancrage est et a toujours été la République Démocratique du Congo, qu’il sert avec une loyauté constante.

Contrairement à ce que suggèrent ses détracteurs, la position de Jacques Djoli est d’une profonde responsabilité. En refusant de céder à la pression d’une démission injustifiée, il défend l’Assemblée nationale elle-même. Capituler face à des accusations sans fondement, c’est ouvrir la porte à l’instabilité permanente où tout élu pourrait être démis sur la base de rumeurs. Son maintien est un acte fort pour la séparation des pouvoirs.

La justice politique doit être rendue par les règles établies, et non par la rue ou les campagnes de déstabilisation. Son choix est un véritable test de maturité démocratique pour la nation tout entière. Accepterons-nous qu’un homme soit blanchi par la procédure légale et pourchassé par l’inquisition médiatique ? Jacques Djoli place le Parlement et le pays devant leurs responsabilités : celle de choisir entre l’État de droit et la loi du plus fort.

Jacques Djoli incarne la résilience de l’institution parlementaire. En restant ferme sur le principe de la légalité, il ne “joue pas sur les mots de la loi” ; il en applique l’esprit avec une rigueur qui honore sa fonction. Son combat n’est pas personnel ; il est pour la crédibilité durable de l’Assemblée nationale. Le peuple congolais, dans sa quête de justice, mérite des institutions solides et indépendantes.

Le Professeur Jacques Djoli Eseng’Ekeli, par son courage et son attachement à la vérité juridique, est aujourd’hui le rempart le plus solide contre la dégradation de la vie publique. Son exemple devrait inspirer toute une génération d’hommes publics : la véritable force politique réside dans l’inébranlable respect de la loi, dans l’interprétation fidèle de cette dernière et dans son application la plus stricte.

TEDDY MFITU

Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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Assemblée nationale : Sous la conduite de Boji Sangara et Djoli Eseng’Ekeli, le temple des lois retrouve sa rigueur constitutionnelle

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En recevant, dans le strict respect des formes républicaines, le rapport annuel de la CENI des mains de Denis Kadima, le tandem Aimé Boji Sangara – Jacques Djoli Eseng’Ekeli a offert ce mardi 14 avril 2026 une magistrale leçon de droit parlementaire. Loin des tumultes et des improvisations du passé, le Palais du Peuple démontre qu’il est redevenu le sanctuaire intangible de la procédure.

Ce mardi 14 avril 2026 restera comme l’illustration éclatante qu’un État de droit se construit d’abord par la stricte observance des gestes prescrits. En recevant officiellement Denis Kadima dans l’antre du bureau de l’Assemblée nationale, le Président Aimé Boji Sangara n’a pas seulement ouvert sa porte ; il a ouvert la session de contrôle parlementaire à l’heure exacte où la loi l’exigeait.

Accompagné du rapporteur Jacques Djoli Eseng’Ekeli, orfèvre constitutionnel dont la présence suffit à garantir l’orthodoxie juridique du moment, ce binôme a transformé une formalité administrative en une démonstration de force institutionnelle : ici, au Palais du Peuple, on ne badine plus avec le calendrier de la démocratie, et chaque échéance légale est honorée avec une rigueur qui force le respect de tous les acteurs politiques.

Le dépôt des 550 exemplaires du rapport annuel — un par député national, ni un de moins, ni un de trop — incarne à lui seul la révolution procédurale silencieuse en cours. Couvrant la période stratégique d’avril 2025 à mars 2026, ce document n’est pas un simple bilan technique ; c’est la feuille de route authentifiée des prochaines échéances électorales. Dans une tradition où les documents se perdaient parfois dans les couloirs ou n’arrivaient que tronqués dans les mains des élus, la précision mathématique exigée par le Professeur Djoli et orchestrée par le Speaker Boji Sangara envoie un signal limpide : le Parlement ne délibère plus sur des rumeurs, il légifère et contrôle sur pièces.

En remettant matériellement à chaque élu la totalité de l’œuvre de la Centrale Électorale, le duo dirigeant de la Chambre basse élève le débat à venir au rang d’examen rigoureux, là où régnait hier l’à-peu-près. Cette image d’un Parlement respectueux de ses propres règles jusqu’au détail protocolaire est la plus cinglante des réponses aux sceptiques de la gouvernance congolaise. La CENI de Denis Kadima n’a pas été convoquée comme un justiciable à la barre, mais accueillie comme une institution partenaire dans le cadre défini par la Loi fondamentale.

En verrouillant ainsi la procédure, Aimé Boji Sangara et Jacques Djoli Eseng’Ekeli ne protègent pas seulement la majorité ou l’opposition ; ils protègent la République elle-même contre ses vieux démons d’improvisation. Dans une Afrique centrale en quête de repères, le message porté ce 14 avril depuis Kinshasa est d’une clarté assourdissante : quand les hommes de droit sont à la manœuvre, les institutions respirent au rythme serein et inébranlable de la Constitution.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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