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Jack Mabaya prend la tête du FONAK : “Place au concret pour les Kinois !”
Nommé par arrêté provincial n°SC/0065/CAB/GVK/DBL/2025 en date du 18 avril 2025, Jack Mabaya Kashit prend officiellement les rênes du Fonds d’Assainissement de Kinshasa (FONAK). Il succède à Jean-Claude Muissa, qui a remis les clefs de l’institution en exprimant sa satisfaction pour le travail accompli et ses vœux de réussite au nouveau comité.
Aux côtés de Jack Mabaya, deux adjoints l’accompagneront dans cette mission : Lisette Amboheki, nommée Directrice Générale Adjointe chargée des questions techniques et juridiques, et Honoré Mbokoso Amous, Directeur Général Adjoint en charge des questions administratives et financières.
Dès la cérémonie de remise et reprise, Jack Mabaya a tenu un discours clair et volontariste. « Je remercie le Chef de l’État Félix-Antoine Tshisekedi, le Gouverneur de la ville Daniel Bumba Lubaki et le Vice-Gouverneur Eddy Iyeli Molangi pour la confiance placée en moi. Mais au-delà des discours, les Kinois attendent du concret. Mon équipe et moi allons nous battre pour que Kinshasa retrouve son image d’antan. Dieu nous accompagnera dans cette tâche», a-t-il déclaré.
Le message est sans détour : fini les promesses creuses, place au travail. Le nouveau directeur du FONAK entend inscrire son mandat sous le signe de l’efficacité et de la proximité avec les attentes des Kinois.
Alors que la capitale congolaise fait face à des défis environnementaux majeurs, l’équipe Mabaya est attendue au tournant. L’assainissement de Kinshasa n’est plus une option : c’est une urgence.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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Kenge : Des réactions contrastées à l’annonce du retour de 2 magistrats
L’annonce du retour prochain à Kenge du magistrat Makwanza et du procureur Émile Ndjale continue de susciter des réactions au sein d’une partie de la population du chef-lieu de la province du Kwango, particulièrement parmi certains groupes de jeunes.
Selon plusieurs sources locales, des discussions seraient en cours au sein de la jeunesse afin d’évaluer les actions à entreprendre pour exprimer leur désaccord avec cette éventuelle réaffectation. Des consultations informelles se tiendraient notamment autour de l’organisation d’activités citoyennes destinées à faire entendre leur position.
D’après les informations recueillies, plusieurs options seraient envisagées. Certains jeunes évoqueraient la possibilité de profiter de la marche de l’opposition prévue le 3 juin pour faire connaître leurs préoccupations, tandis que d’autres privilégieraient une initiative distincte à une date ultérieure afin de démontrer leur mobilisation.

Un retour qui ravive des controverses passées
Le magistrat Makwanza et le procureur Émile Ndjale avaient déjà fait l’objet de critiques de la part d’une frange de la population locale concernant leur gestion de certains dossiers judiciaires. À l’époque, plusieurs accusations avaient été formulées à leur encontre par des citoyens et des organisations locales.
Ces allégations portaient notamment sur de supposés abus dans l’exercice de leurs fonctions ainsi que sur des comportements jugés incompatibles avec leurs responsabilités. Toutefois, il convient de rappeler que ces accusations relèvent des dénonciations faites par leurs détracteurs et qu’elles n’ont pas nécessairement fait l’objet de décisions judiciaires définitives établissant leur responsabilité.
En juillet 2025, un mouvement de contestation populaire avait conduit à une forte tension dans la ville de Kenge, poussant les deux magistrats à quitter temporairement leur poste.
Entre interrogations et attentes
L’éventualité de leur retour suscite aujourd’hui diverses interrogations au sein de la population. Certains habitants estiment que cette décision risque de raviver des tensions encore présentes, tandis que d’autres appellent au respect des procédures administratives et judiciaires en vigueur.
Dans ce contexte, plusieurs observateurs plaident pour l’apaisement et le dialogue afin d’éviter toute escalade et de garantir le maintien de l’ordre public. Les autorités compétentes sont également attendues sur leur capacité à gérer cette situation avec sérénité et dans le respect de l’État de droit.
Alors que les spéculations se multiplient, l’attention reste désormais tournée vers les prochaines décisions administratives et les réactions qu’elles pourraient susciter au sein de la population de Kenge.
Émile Yimbu/CONGOPROFOND.NET
