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J.O Tokyo 2020 : la RDC toujours dans les nuages. Quelqu’un pour réveiller Amos Mbayo et Cie ?

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Les jeux olympiques (JO) sont des événements sportifs internationaux majeurs, regroupant les sports d’été et d’hiver, auxquels des milliers d’athlètes participent à travers différentes compétitions et se tiennent tous les quatre ans. La RDC y participe aussi mais n’a jamais réussi a rafler même une seule médaille.

La dernière participation des congolais aux jeux olympiques 2016


Après Rio de Janeiro 2016, les prochains jeux olympiques d’été se dérouleront aux mois de juillet et août 2020, soit dans une année. La RDC est encore qualifiée pour cette unième édition dans plusieurs disciplines mais jusque-là, sauf le football, dans ses deux versions, qui semble préparer cette médaille tant attendue par les nombreux Congolais, outre le football, aucune discipline ne prépare au sérieux ces jeux mondiaux.
Le football se prépare

Qualifiés au dernier tour avant la CAN Égypte 2019, les léopards U-23 font du beau parcours jusque-là. Certes, la mission est encore difficile, car pour se qualifier aux jeux olympiques, il faut attendre le denier carré de cette CAN. Heureusement que les jeunes Congolais coachés par Christian N’sengi Biembe montrent un bon visage et pourraient bel et bien arracher cette place qualificative.

Les léopards U23


Les dames, quant à elles, après avoir éliminé la Tanzanie au premier tour, sont exemptées pour le second.

Les jeux congolais, un simple slogan

Programmés pour la unième fois en ce mois d’avril après plusieurs années ratées, les jeux congolais n’étaient qu’un simple slogan des dirigeants sportifs. Le président du comité olympique a même placé ces jeux comme ses priorités pour l’année 2019, mais jusque-là, il n’y a que des réunions avec le trésor public à travers le ministère des Sports et loisirs pour n’aboutir à rien. Des sources concordantes nous renseignent même que l’État congolais a déboursé à plusieurs reprises l’argent pour l’organisation, mais l’argent a pris une autre direction. Alors que ces jeux permettraient aux sélectionneurs nationaux de jojer le niveau de leurs athlètes avant les jeux africains et olympiques.

Les Jeux africains dans quatre mois

La 12 ème édition des Jeux africains aura lieu à Rabat, au Maroc, du 19 au 31 août 2019. Mais le constat est toujours amer: les multiples réunions entre les dirigeants et le trésor public pour l’argent et rien d’autre pour permettre aux athlètes de se mettre en jambes. Même la fédération de karaté-do qui a des athlètes dans le rankings mondial, a avorté sa participation à la coupe d’Afrique des Nations qui se tient au Cameroun sous prétexte que les passeports des athlètes ne sont plus trouvables, alors que les athlètes comme Nancy Tshiaba qui figurait au top 50, sont repoussés au classement mondial à la 77 ème position, faute de compétitions.

Les membres du comité olympique congolais


Les conflits au COC reculent les choses

Au cours d’une cérémonie d’échange des vœux organisée le samedi 16 février 2019 à son siège national, sur l’avenue de la Gombe, le président du comité olympique congolais avait déclaré qu’“On a traversé une période compliquée, nous avons pris le temps de nous y pencher. Des erreurs peuvent avoir été commises, des incompréhensions peuvent avoir été générées, mais c’est en regardant tous dans la même direction avec responsabilité que nous pourrions surmonter les obstacles pour aider le développement de notre sport. Nous osons croire que la sérénité et l’unité du mouvement olympique pour le bien-être de l’athlete congolais doivent avoir la priorité sur les humeurs. Le respect et la considération mutuelle doivent être de mise”.

Malgré ces propos du président de cette fédération-mère, les choses dans cette maison ne bougent toujours pas. Depuis les problèmes de jeux africains de la jeunesse 2018, le secrétaire général du comité olympique, Herman Mbonyo, ne foule plus ses pieds aux bureaux du COC. Un malaise qui semble être difficile à effacer par les deux camps.
Ce conflit serait aussi à la base de la non tenue des objectifs assignés. La conséquence, c’est le manque de compétitivité des pauvres athlètes alors qu’ils étaient placés comme des priorités.

À quatre mois des jeux africains et une année des jeux olympiques, l’opinion se demande sur ce que font le comité que dirige Amos Mbayo et Cie. Une médaille raflée au cours de jeux olympiques serait comme une coupe d’Afrique des Nations de football gagner par les léopards.

Du moins, Amos Mbayo et compagnie ont encore un peu de temps pour bien préparer ces ambassadeurs congolais avec plus ou moins 20 disciplines pour hisser plus haut le drapeau national au Panthéon des jeux olympiques.

Wait and see!

Jolga Luvundisakio/CONGOPROFOND.NET

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« Descendez au refuge ! » : À Kyiv, j’ai vécu 2 alertes aériennes qui m’ont fait comprendre le quotidien des Ukrainiens sous les bombes (Carnet de voyage CONGOPROFOND.NET)

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Pendant 3 heures d’échanges riches et passionnants avec des universitaires, des diplomates et des journalistes, nous avons eu l’opportunité exceptionnelle de découvrir les initiatives académiques et scientifiques portées par l’Ukraine en direction de l’Afrique, grâce au précieux accompagnement du Centre d’études africaines de l’Université nationale Taras Chevtchenko et de nombreux partenaires engagés.

Mais au-delà des discussions scientifiques et diplomatiques, c’est une expérience humaine forte qui marquera durablement ma mémoire.

Quand les sirènes interrompent la science

Alors que les échanges se déroulaient dans une atmosphère studieuse et conviviale, les sirènes d’alerte aérienne ont retenti à 2 reprises. À chaque fois, nous avons dû interrompre la conférence pour rejoindre en urgence un refuge anti-bombes.

Ces moments ont suscité en moi des émotions intenses. Descendre dans un abri souterrain alors que l’on participe à une conférence universitaire est une expérience qui dépasse l’imagination de ceux qui vivent loin du conflit. Cette réalité, je ne l’avais jusqu’alors observée qu’à travers les médias. La vivre personnellement m’a permis de mieux comprendre les conditions actuelles de l’Ukraine et les défis quotidiens auxquels les Ukrainiens sont confrontés depuis le début de l’agression russe.

Sur le chemin menant au refuge, une question me traversait l’esprit. J’ai alors demandé à notre hôte si les frappes russes visaient uniquement des objectifs militaires. Sa réponse fut aussi simple que percutante : « Que faut-il en penser lorsque nous sommes obligés, avec des étudiants et des chercheurs, de descendre dans un abri anti-bombes alors que nous discutons de science ? »

Cette interrogation résume à elle seule la réalité d’un pays où la guerre s’invite jusque dans les amphithéâtres, les salles de conférence et les espaces dédiés au savoir.

Le courage d’informer malgré la guerre

 

Cette visite a également été marquée par la présence d’une importante délégation de journalistes africains. Je tiens à saluer le courage et le professionnalisme de mes confrères venus de plusieurs pays du continent. Leur décision de se rendre en Ukraine en cette période particulièrement difficile témoigne d’un véritable engagement envers la recherche de la vérité et la compréhension des réalités du terrain.

Choisir de visiter un pays en guerre ne relève pas seulement du devoir professionnel ; cela exige aussi une part importante de courage personnel. Leur détermination à voir l’Ukraine de leurs propres yeux mérite d’être reconnue.

Cette visite m’a permis de découvrir une autre facette de l’Ukraine : celle d’un peuple qui continue d’enseigner, de rechercher, d’innover et de dialoguer avec le monde malgré les menaces permanentes. J’espère sincèrement que cette expérience contribuera à une meilleure compréhension des réalités que vivent quotidiennement les Ukrainiens et renforcera les liens entre l’Afrique et l’Ukraine dans les domaines de l’éducation, de la recherche et de la coopération internationale.

Une expérience qui rapproche l’Afrique et l’Ukraine

Au cours de cette tournée de presse, des journalistes venus du Bénin, de la République démocratique du Congo, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, de la Mauritanie, du Sénégal et du Togo ont eu l’opportunité de couvrir les activités organisées à l’Université nationale Taras-Chevtchenko de Kyiv et de découvrir de près la réalité ukrainienne. Leur présence a donné à cette mission une dimension véritablement panafricaine, favorisant les échanges d’expériences et le partage de regards sur les défis contemporains auxquels fait face l’Ukraine.

Je tiens également à exprimer ma profonde gratitude à Saleck Zeid, Josiasse Assemon, Arnauld Kassouin, Aliya, Mohamed Diop, Robert Kra, Bernadette Ayelo Ablavi Ayibe, Paul Joel Kamtchang, Mor Amar, Eddy Tshiala Katala qui ont participé à cette tournée de presse en Ukraine. Leur professionnalisme, leur courage et leur volonté de témoigner des réalités du terrain ont contribué au succès de cette mission et à une meilleure compréhension mutuelle entre nos peuples. Ensemble, nous avons vécu une expérience marquante qui restera gravée dans nos mémoires bien au-delà de ce voyage.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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