Sports
IX èmes Jeux de la Francophonie : Le Sénégal arrache la troisième victoire consécutive de basketball !
Le Sénégal remporte sa troisième victoire consécutive face au Congo Brazzaville, à la compétition de basketball des Jeux de la Francophonie.
Les athlètes sénégalaises ont battu le samedi 29 juillet 2023 , au gymnase de basketball du stade des martyrs, les brazzavilloises, sur un score de 95 contre18, en match de groupe.
En effet, le leader incontesté du groupe B, de ces jeux, aligne trois victoires consécutives et vise desormais de remporter la finale, nous a confirmé son athlète Khadidiatou Bigue SARR, en ces termes :
« Je pense qu’on est prêt et qu’on va prendre chaque match, un après l’autre, jusqu’à gagner la finale qui est notre objectif « .
Auteur de 26 points sur les 95 de sa sélection, elle rappelle que c’est l’unité qui a permis cette réussite.
« Je dirai aussi que je suis trop contente parce que mes coéquipières ont eu confiance en moi pour partager la balle et
après c’était facile pour moi parce qu’elles me trouvaient au bon moment pour me passer la balle du shoot « .
Notons que le prochain match, prévu le mardi 01 août 2023, opposera cette equipe de Sénégal à celle de la Roumanie.
DMK/CONGOPROFOND.NET.
Sports
Basketball en RDC : des carrières prometteuses étouffées par le manque de moyens
En République démocratique du Congo, de nombreux jeunes passionnés de basketball voient leurs rêves freinés par les réalités du terrain. Pourtant considéré ailleurs comme un sport prestigieux et porteur d’opportunités, le basketball peine encore à être pris au sérieux dans le pays, compromettant ainsi l’avenir de nombreux talents.
« Le basketball au Congo ne paie pas assez ! », dénonce Israël, un jeune amoureux de cette discipline. Alors que ce sport génère ailleurs des millions et offre de véritables perspectives professionnelles, il reste encore relégué au second plan en RDC. Face à cette situation, plusieurs jeunes nourrissent l’espoir de suivre les traces de grandes figures comme Dikembe Mutombo, en tentant leur chance à l’étranger pour se faire drafter et lancer leur carrière.
Sur le plan financier, les obstacles sont nombreux. Au-delà du coût des équipements, la grande différence réside dans les sources de financement. Aux États-Unis, les meilleurs talents bénéficient souvent de bourses d’études, d’infrastructures scolaires modernes et d’un accompagnement complet dès le lycée.
En RDC, en revanche, le financement repose essentiellement sur les familles et quelques initiatives privées, l’État apportant peu de soutien aux centres de formation. Les parents doivent souvent assumer les frais d’entraînement, de déplacement et de participation aux compétitions.
À cela s’ajoute l’absence d’un véritable écosystème économique autour du basketball. Tandis que les ligues étrangères profitent de sponsors puissants et de droits télévisés importants, le basketball congolais survit souvent grâce à l’engagement de quelques mécènes ou de dirigeants de clubs passionnés.
Malgré ces difficultés, la passion des jeunes reste intacte. Le basketball en RDC n’est pas en voie de disparaître, bien au contraire. Il continue de vivre à travers la détermination de cette jeunesse qui refuse d’abandonner ses rêves. Pour éviter que ces carrières prometteuses ne meurent dans l’œuf, il devient urgent que des initiatives concrètes soient prises afin de soutenir et valoriser les talents locaux.
Adonikam Mukendi, stagiaire UCC
