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Ituri : Violentes manifestations ce mardi à Bunia, 1 policier et 1 motard tués !

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Les activités socioéconomiques tournent en ralenti depuis l’avant-midi de ce mardi 18 janvier 2022 à Bunia, chef-lieu de la province de l’Ituri. A la base, le rejet de l’achat forcé des plaques d’immatriculation pour les motos taxis exigé par le gouvernement provincial. Les motards manifestants ont barricadé des artères à travers la ville.

Les forces de la police, appuyée par les éléments FARDC, ont fait usage des bombes à gaz lacrymogène et des balles réelles pour disperser des manifestants. Bilan: 2 morts dont un policier et un taximan, des blessés et des motos saisies lors des altercations entre les deux parties.

« Nous ne refusons pas d’acheter des plaques d’immatriculations, mais le moment est mal choisi. Nous voulons d’abord la sécurité et après nous allons nous procurer des plaques. À quoi ça va aider d’acheter la plaque pendant qu’on n’est même pas en mesure de circuler ici en ville de Bunia », s’inquiètent certains de ces taximans abordés par congoprofond.net.

Nickson Manzekele, journaliste reporter et chef de rédaction à la Radio Télévision Mont Bleu Bunia, qui était en plein exercice de son métier, a été agressé par les éléments de FARDC lors de la manifestation. Dictaphone et porte-monnaie également ravis par ces soldats.

Réagissant à cette situation qui a même conduit à la paralysie des activités scolaires dans les écoles proches des grandes artères, le député provincial Jean Bosco Asamba invite le gouvernement et les différentes associations à harmoniser la manière de percevoir l’argent de cette plaque qui s’élève à 35 dollars.

« Je pense qu’ils devraient aussi associer les députés provinciaux », suggère cet élu de la ville de Bunia.

Le député national Gratien Iracan, élu de la ville de Bunia, de son côté, a demandé aux autorités provinciales de surseoir cette démarche forcée et d’initier un dialogue avec les associations et organisations regroupant les motards.

Verite Johnson/CONGOPROFOND.NET

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Micheline Ombae Kalama en première ligne : Offensive immédiate contre les VBG au Kasaï-Central

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À peine arrivée ce lundi 20 avril à Kananga, la ministre du Genre, Famille et Enfant, Micheline Ombae Kalama, n’a accordé aucun répit à son agenda. Animée par une détermination manifeste, elle s’est rendue directement au Centre de formation des policiers et policières pour lancer une action forte de sensibilisation contre les Violences Basées sur le Genre (VBG).

Ce choix stratégique, loin d’être anodin, traduit sa volonté de placer les forces de l’ordre au cœur du dispositif de lutte et de protection des victimes.

Une campagne d’envergure soutenue par la coopération internationale

Cette descente de terrain s’inscrit dans une vaste campagne communautaire visant à prévenir les VBG, renforcer la protection des survivants et améliorer leur accès aux services de prise en charge. Ce programme bénéficie de l’appui financier de KOICA, témoignant de l’engagement des partenaires internationaux aux côtés de la RDC.

À travers cette initiative, la ministre entend non seulement sensibiliser, mais aussi provoquer un changement de comportement durable au sein des communautés.

Un appel ferme à une réponse coordonnée

Face à un auditoire composé d’hommes et de femmes en uniforme, Micheline Ombae Kalama a insisté sur l’urgence d’une mobilisation collective. Elle a rappelé que la lutte contre les VBG exige une réponse coordonnée impliquant tous les acteurs de la chaîne de protection.

Son message est clair : briser le silence, renforcer les mécanismes de dénonciation et garantir une prise en charge efficace des victimes.

Les CISM, piliers de la prise en charge des survivants

La ministre a particulièrement mis en lumière le rôle central des Centres Intégrés de Services Multi-sectoriels (CISM), véritables socles de la stratégie nationale. Ces structures offrent gratuitement une prise en charge holistique aux survivants, incluant :

– des soins médicaux d’urgence,

– un accompagnement psychologique,

– une assistance juridique,

– et des mesures de réinsertion socio-économique.

Pour la ministre, la vulgarisation de ces services est essentielle afin que chaque victime sache où trouver aide et protection.

Les forces de l’ordre, maillon clé de la protection

En choisissant le centre de formation de la police comme point de départ, Micheline Ombae Kalama envoie un signal fort : les policiers et policières doivent être les premiers remparts contre les VBG.

« La lutte contre les VBG ne peut réussir sans une implication totale de ceux qui portent l’uniforme. Vous devez être le rempart des vulnérables et les premiers guides vers les CISM », a-t-elle déclaré.

Le Kasaï-Central au cœur des priorités gouvernementales

Cette mission marque le lancement d’une série d’activités intensives dans le Kasaï-Central, une province où les enjeux liés aux droits des femmes et des enfants restent particulièrement préoccupants.

Par cette action rapide et ciblée, Micheline Ombae Kalama affirme son leadership et sa volonté d’inscrire la lutte contre les VBG parmi les priorités urgentes du gouvernement.

Tyson Mukendi/CONGOPROFOND.NET 

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