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Ituri : Un camion d’un contractant du PAM incendié à Djugu, 34 tonnes de farine de maïs pillées !
La nouvelle année 2024 a commencé, mais les vieilles habitudes sont loin d’être oubliées à Djugu, l’un des territoires de la province de l’Ituri, au nord-est de la RDC. Dans la nuit du mercredi à jeudi 04 janvier 2024, un camion « d’un contractant » du Programme alimentaire mondial ( PAM) a été incendié par des éléments armés identifiés aux miliciens CODECO.
Le nouvel incident sécuritaire, qui n’est pas le premier depuis le début de l’année 2024, s’est produit au niveau du village Jitso sur la route nationale numéro 27.
Ce véhicule incendié contenait « 34 tonnes de farine de maïs », confirment des sources concordantes de cette première organisation humanitaire au monde. Il était en panne depuis 5 jours dans ce village. Avant d’être incendiés, ce camion à été pillé par des miliciens et des habitants environnants, renseignent des sources proches de la chefferie qui rapporte que « certains sacs ont été récupérés puis stockés avant d’être remis au partenaire ».
“Un camion contenant les sacs ayant connu une panne depuis 5 jours au niveau du village Jitso, venait d’être ouvert et pillé, enfin incendié par des elements CODECO porteurs d’armes la nuit d’hier mercredi 03 janvier 2024. Ensuite la population du village Jitso ayant constaté lesdits sacs de farine, (Kaunga), en ont également profité (en se livrant au pillage : ndlr). Les FARDC basées a Djugu Territoire, déjà sur le lieu cette matinée du jeudi 04 janvier, stabilisent la situation tout en procédant à la récupération de sacs farines stockés nuitamment dans des maisons”, confie notre source.
Dans la partie orientale de la RDC, y compris en Ituri, la sécurité alimentaire reste un enjeu majeur. Depuis juin 2023, le PAM avait annoncé qu’il devrait être à court de produits alimentaires en juillet et d’argent en octobre. Les ressources étant insuffisantes pour un plan de priorisation réduit pour 2,5 millions de personnes (laissant 1,1 million de personnes en situation d’insécurité alimentaire sans assistance). Incendié, ce véhicule avec d’importants lots d’assistances est un véritable manque à gagner.
Verite Johnson/CONGOPROFOND.NET
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Kwango–Angola : Un plaidoyer pressant pour la réouverture des frontières afin de sauver l’économie locale
Dans une correspondance adressée au Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, de la Sécurité, de la Décentralisation et des Affaires coutumières, l’organisation BOMOKO UNITY, par la voix de son président national et notable du Kwango, Iris Basuabu Ilembo, plaide pour la réouverture des frontières entre la République démocratique du Congo et l’Angola sur l’axe de la province du Kwango.
Datée du 19 mai 2026, cette lettre met en lumière les conséquences socioéconomiques de la fermeture prolongée des postes frontaliers pour les populations vivant dans les territoires de Kahemba, Kasongo-Lunda et Popokabaka. Le document a également été transmis pour information au Président de la République, à la Première ministre, à la ministre d’État en charge des Affaires étrangères, au Directeur général de la DGM ainsi qu’aux autorités provinciales du Kwango.

Une fermeture aux lourdes conséquences économiques
Dans son plaidoyer, BOMOKO UNITY rappelle que les échanges avec les provinces angolaises voisines constituent depuis longtemps un pilier essentiel de la survie économique des populations frontalières.
Selon la lettre, la fermeture des frontières perturbe gravement les activités commerciales, les mouvements des populations et l’approvisionnement en produits de première nécessité. Cette situation accentuerait la pauvreté, le chômage ainsi que la précarité dans une province pourtant dotée d’importantes potentialités économiques et humaines.
L’organisation estime que la reprise contrôlée des échanges transfrontaliers permettrait non seulement de relancer le commerce local, mais aussi d’améliorer les recettes publiques grâce à l’encadrement formel des activités économiques.
La réouverture des frontières comme levier d’intégration régionale
Le document insiste également sur les liens historiques, culturels et familiaux qui unissent les populations du Kwango à plusieurs provinces angolaises, notamment Uíge, Malanje et Lunda-Norte.
Pour les auteurs de la correspondance, la réouverture des frontières représenterait un véritable facteur d’intégration régionale et de stabilité sociale dans cette partie de la RDC. Ils soulignent qu’une telle mesure contribuerait à réduire les circuits clandestins, à fluidifier les déplacements des populations et à renforcer la coopération économique et sécuritaire entre Kinshasa et Luanda.
BOMOKO UNITY sollicite une mission d’évaluation et un dialogue avec le gouvernement
Au-delà du plaidoyer, BOMOKO UNITY formule plusieurs recommandations aux autorités nationales. L’organisation demande notamment l’examen diligent de la question relative à la réouverture des postes frontaliers, l’organisation d’une mission d’évaluation sécuritaire et administrative ainsi que la mise en place d’un cadre de concertation impliquant les autorités provinciales et les services spécialisés compétents.
Les signataires sollicitent également une audience auprès du Vice-Premier ministre afin d’échanger directement sur les préoccupations des populations frontalières et d’explorer les pistes d’une réouverture progressive et sécurisée des frontières.
Convaincue que le développement des provinces frontalières passe par une meilleure intégration économique sous-régionale, BOMOKO UNITY espère une réponse favorable des autorités congolaises à cette requête jugée vitale pour l’avenir du Kwango.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
