Société
Ituri : plusieurs barrières et services illégaux à Irumu et Mambasa supprimés
Le séjour de Jean Marie Nyolo, ministre provincial de l’Environnement et développement rural dans la région du territoire d’Irumu et Mambasa, s’est transformé à un véritable coup de balais sur certains tronçons.
En effet, ce ministre a été surpris de retrouver plusieurs services non placés par la province à différentes barrières. Ces derniers imposent même le paiement des certaines taxes sanctionnées par aucune pièce.
Qualifiant ces services de « tracasseurs », Jean Marie Nyolo s’est vu dans l’obligation d’appliquer l’arrêté du gouverneur du 12 mai dernier portant organisation et fonctionnement des postes et contrôle et des péages au guichet unique en supprimant ces services. D’abord à Lolwa dans le territoire de Mambasa, sur 10 services installés à cette barrière, 8 ont été supprimés dont le service de DCF, accusé plusieurs fois par les usagers de tracasserie. Seuls, les services de l’environnement et celui de la Direction générale des recettes de la province de l’Ituri (DGRPI) ont été autorisés d’y fonctionner.
Il en est de même pour la barrière du pont Ituri sur la nationale N04 entre Komanda et Mambasa où uniquement le service de transport et voie de communication fonctionnera désormais « non-pas pour la perception des certains frais mais pour le contrôle de tonnage », précise Jean Marie NYOLO.
Les services illégaux installés à l’ancienne barrière de FONER sur la nationale N027 à 1 km de Komanda passant par ceux de Komanda centre jusqu’à Luna à la limite entre les provinces de l’Ituri et Nord-Kivu n’ont pas été épargnés. Ce ministre du Gouvernement Bamanisa III a même promis des poursuites judiciaires contre les services qui seront retrouvés dans ces barrières après ces mesures.
Verite JOHNSON/CONGOPROFOND.NET
Santé
Ebola à Butembo : des psychologues renforcent leurs capacités pour la prise en charge psychosociale des communautés
Les psychologues cliniciens de Butembo, dans la province du Nord-Kivu, ont participé ce samedi 13 juin 2026 à une formation axée sur la prise en charge psychosociale en période d’épidémie d’Ebola. Organisée par l’antenne locale de l’Union nationale des psychologues cliniciens (UNPC), cette session s’est tenue dans l’une des salles de l’Université de l’Assomption au Congo (UAC).
Selon la présidente de l’UNPC/Butembo, Mme Kavira Vinywasiki Florentine, cette initiative vise à renforcer les compétences des professionnels de la santé mentale face aux défis psychologiques engendrés par la résurgence de la maladie. Elle a indiqué que les psychologues sont appelés à intervenir auprès des malades, des cas suspects, des familles ainsi que des communautés affectées.

« Nous nous sommes rassemblés pour essayer de renforcer nos capacités par rapport à l’intervention psychologique en cas de crise ou d’urgence, surtout dans la situation actuelle de la résurgence de la maladie à virus Ebola dans nos zones de santé de Butembo », a déclaré Mme Kavira Vinywasiki Florentine. Elle a ajouté que les psychologues doivent travailler sur les émotions négatives, notamment la peur et l’anxiété provoquées par l’annonce de nouveaux cas.
La responsable de l’UNPC a également insisté sur la nécessité de lutter contre le déni observé dans certaines communautés. « Leur conscient ne veut pas accepter la réalité. C’est au psychologue clinicien d’y travailler et de voir comment communiquer avec la communauté à travers des méthodes humaines et compréhensives afin de réduire les résistances », a-t-elle expliqué.

Les participants ont salué l’importance de cette formation. Psychologue clinicien à Butembo, Kakule Mahamba Job a affirmé avoir acquis de nouvelles connaissances sur l’accompagnement psychologique des personnes touchées par l’épidémie. « Nous venons d’apprendre comment prendre en charge les patients pendant cette période d’Ebola. Nous avons aussi retenu différentes méthodes pour briser la résistance communautaire », a-t-il témoigné, tout en félicitant les organisateurs.
Cette formation intervient alors que l’épidémie continue de progresser dans le Nord-Kivu. Deux nouvelles zones de santé, Vuhovi dans le territoire de Beni et Masereka dans le territoire de Lubero, sont désormais touchées. La province compte actuellement 40 cas confirmés. La ville de Butembo continue également de notifier des cas positifs, notamment dans les zones de santé de Katwa, qui enregistre 17 cas et demeure l’épicentre de l’épidémie, ainsi que Butembo avec 7 cas confirmés.
Dalmond Ndungo
