Actualité
Ituri: Fatshi promet de prolonger la piste de l’aéroport national de Murongo
Le chef de l’État congolais poursuit sa mission à l’est de la RDC. Après Goma, Beni et Butembo, il a séjourné depuis la soirée du jeudi 17 juin 2021 en Ituri.
Ce samedi 19 juin, Félix Tshisekedi à échangé avec les forces vives de la province de l’Ituri dans la salle de conférence de l’exécutif Lodge.
Plusieurs points ont été abordés par le chef de l’État dans cet échange qui a duré plus d’une heure.
Ayant annulé son meeting populaire suite notamment à la présence de la troisième vague de la pandémie de COVID-19, le chef de l’État est de prime à bord revenu sur les motivations l’ayant conduit à décréter l’état de siège dans cette province comme au Nord-Kivu.
Occasion pour lui, d’inviter la population à accompagner cet état de siège qui, actuellement, est à la première prorogation, en dénonçant les mouvements des rebelles.
Le président de la République a reconnu que c’est dans l’Union que nous arriverons à mettre fin aux différents groupes armés opérant dans la partie orientale du pays, car dit-il, « c’est inacceptable qu’un simple groupe d’individus arrive à menacer plus de 6 millions d’habitants de la province de l’Ituri ».
Par ailleurs, Tshisekedi à appeler l’opinion à ne pas stigmatiser les communautés car « dans chacune d’entre elles il y a des brebis galeuses ». Néanmoins, Fatshi ne tolère pas que ces éléments perdus (étrangers ou locaux) commettent des exactions avant de promettre prolonger, dans les jours qui suivent, la piste de l’aéroport national de Murongo.
Signalons qu’aucun journaliste local n’a eu accès à la salle d’entretien.
Verite JOHNSON/CONGOPROFOND.NET
Politique
États inquiétants des routes dans le Haut-Uele : l’A.Ch Blaise Omunyepa remet en cause la politique provinciale de Jean Bakomito
L’état préoccupant des routes dans le Haut-Uele relance le débat sur la politique des infrastructures menée par le gouverneur Jean Bakomito Gambu. Face à des axes routiers jugés dégradés et peu durables, Blaise Omunyepa, président fédéral de l’Alliance pour le Changement (Haut-Uele 2), critique ouvertement les choix opérés par l’exécutif provincial.

Le gouvernement provincial met pourtant en avant plusieurs travaux de réhabilitation réalisés sur fonds propres, présentés comme un effort pour désenclaver les territoires et faciliter les échanges vers Isiro. Ces initiatives sont perçues par les autorités comme un pas important vers le développement économique de la province.
Mais pour Blaise Omunyepa, l’enjeu ne réside pas dans le nombre de kilomètres réhabilités, mais dans la qualité des infrastructures. Il estime que privilégier des routes en terre, souvent impraticables en saison des pluies, ne répond pas aux besoins réels des populations.

Cette critique rejoint le ressenti de nombreux usagers qui dénoncent la dégradation rapide de certains tronçons à peine aménagés. L’opposant plaide pour une politique axée sur l’asphaltage et des ouvrages durables, capables de soutenir les activités économiques sur le long terme.
Au-delà de l’aspect technique, Blaise Omunyepa soulève aussi la question de la gouvernance et de la gestion des ressources publiques. Un débat de fond s’installe ainsi dans le Haut-Uele : faut-il miser sur la quantité des réalisations ou sur la qualité des infrastructures pour impulser un développement durable ?
Junior Kasamba
