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Ituri : Des FARDC formés à Rwampara en exercice des tirs d’armes sous l’oeil vigilant du gouverneur militaire 

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Le gouverneur de province de l’Ituri a assisté, ce mardi 10 janvier 2023, à une série d’exercices des tirs d’armes à feu par de nouveaux éléments des FARDC au centre d’entraînement de Rwampara dans le groupement Tsere en territoire d’Irumu, près de la ville de Bunia.

Le lieutenant Général Luboya N’Kashama Johnny était accompagné du chef du bureau de la MONUSCO en Ituri, du commandant 32ème région militaire couvrant aussi le Haut-Uele, secteur opérationnel, celui de la police, et d’autres membres du comité provincial de sécurité.

C’était à la clôture de la formation supplémentaire de plus de 700 militaires FARDC venus de Lukusa à la rive gauche de la ville de Kisangani (Tshopo) où ils ont été formés. Des exercices qui ont encore permis à ces nouveaux soldats d’être en contact avec le terrain.

Sur place, le patron de l’état de siège, en pleine démonstration de la manœuvre, n’a pas hésité de prodiguer des conseils et certaines orientations au commandement des troupes.

Avec une « bonne impression », le commandant des opérations sous ce régime spécial, a félicité les instructeurs dont ceux des forces spéciales.

Après cette étape, ces militaires, constitués essentiellement des jeunes, seront déployés pour combattre non seulement les rebelles ADF mais aussi des groupes armés locaux qui iront à l’encontre de leurs engagements de cessation d’hostilités.

“ Si vous ne respectez pas les actes d’engagement, on va vous neutraliser ”, prévient-il dans les propos recueillis par congoprofond.net

Pour ce commandant de la première zone de défense des FARDC avant mai 2021, « ça ne sert à rien de jouer au Rambo en Ituri ». D’où les groupes armés locaux appelés à revenir au bon sens.

Plus de 700, équivalent d’un bataillon, ces jeunes militaires des FARDC ont suivi pendant 9 semaines à Lukusa des formations sur la technique de combat, le droit international humanitaire, les règles de comportement et autres.

Verite Johnson/CONGOPROFOND.NET

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A Kampala, des experts plaident pour une paix “ancrée localement” en RDC face aux limites des accords internationaux

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La 9ème édition de la Conférence de géopolitique de Kampala (KGC2026), tenue les 15 et 16 avril 2026 à l’Université Makerere en Ouganda, a pris fin ce jeudi sur un panel consacré à la situation en République démocratique du Congo.

Intitulé « Paix empruntée, ressources hypothéquées : le dilemme de souveraineté de la RDC et les perspectives de paix durable entre le cadre de Doha et l’accord de Washington », le panel 4 a réuni plusieurs spécialistes autour des défis que représentent les actuels processus de négociation pour la stabilisation du pays.

Le professeur Kasaijja Phillip Apuuli a souligné les limites des modèles standardisés d’accords de paix, rappelant que des solutions durables nécessitent une appropriation locale plus forte. « Les accords dont le processus n’est pas possédé nativement ne suscitent pas d’engagement », a-t-il observé, plaidant pour une implication directe des populations congolaises dans la conception des mécanismes de sortie de crise.

Asuman Bisika a pour sa part abordé la question de la souveraineté comme un espace en constante négociation, notamment face aux enjeux liés à la gestion des ressources naturelles. La professeure Zahara Nampewo a quant à elle interrogé la capacité de la RDC à mettre en œuvre des accords dans des cadres aussi complexes que Doha et Washington, au regard des contraintes politiques, économiques et géographiques propres au pays.

Les intervenants ont également replacé la crise congolaise dans son contexte historique long, depuis les années 1960 jusqu’aux tensions actuelles dans l’est du pays.

Au terme des échanges, les panélistes ont convergé vers la nécessité d’un ancrage africain plus affirmé dans les processus de paix, afin d’en garantir la durabilité et l’appropriation par les parties prenantes locales.

 

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