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Actualité

Ituri : De violents affrontements entre les militaires ougandais et les miliciens CODECO à Djugu

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Ce mercredi matin, de violents combats ont éclaté à Fataki, dans le territoire de Djugu, en Ituri, opposant les miliciens de la CODECO (Coopérative pour le développement du Congo) aux soldats ougandais de l’UPDF (Uganda People’s Defence Force). Selon des sources locales, les affrontements ont fait plusieurs morts des deux côtés, bien que le bilan exact reste à confirmer. La Route Nationale 27 (RN27) est actuellement bloquée, perturbant la circulation et les activités dans la région.

Contexte des affrontements

Plus tôt dans la journée, l’armée ougandaise avait affirmé que la situation était revenue au calme après une attaque de la CODECO sur une position de l’UPDF située à Bethléem, près de Fataki. Cependant, les événements de ce mercredi 19 mars 2025 montrent que la tension reste vive et que les hostilités pourraient s’intensifier.

L’alerte de l’acteur politique Luc Malembe

Luc Malembe, une figure politique locale, a tiré la sonnette d’alarme concernant les actions de l’UPDF dans la région. Selon lui, les militaires ougandais sont arrivés de manière improvisée à Fataki dans la nuit du lundi au mardi 18 mars 2025, vers 2 heures du matin, en provenance de Mahagi. Leur arrivée n’aurait pas été coordonnée avec les Forces armées congolaises (FARDC) sur place, bien que l’UPDF prétende agir dans le cadre d’une mutualisation des forces avec l’armée congolaise.

Malembe, proche du pouvoir en place, souligne que les soldats ougandais auraient été guidés par un ancien chef du groupement Djaiba, disparu depuis plusieurs mois et soupçonné d’avoir rejoint le mouvement CRP (Congrès pour la Résistance du Peuple) de Thomas Lubanga, en formation à Kampala. Cette collaboration avec des individus liés à des milices locales suscite des inquiétudes, car elle pourrait exacerber les tensions interethniques dans une région déjà fragile.

Un appel à l’action

Luc Malembe alerte le gouvernement congolais sur les dangers que représentent les actions inconsidérées de l’armée ougandaise en Ituri. Depuis que l’UPDF a été autorisée à étendre ses opérations dans la province, elle se comporterait comme en “terre conquise”, sans respect pour la souveraineté congolaise. Cette situation est inacceptable pour la population locale, qui craint une répétition des événements tragiques survenus entre 1999 et 2004, lorsque l’UPDF avait contribué à une guerre interethnique ayant fait plus de 60 000 morts, selon l’ONU.

Pour éviter que l’histoire ne se répète, il est crucial que le gouvernement congolais prenne des mesures immédiates pour retirer l’armée ougandaise du territoire de Djugu. La présence de l’UPDF, associée à des pratiques non coordonnées et à des alliances douteuses, risque de plonger l’Ituri dans un nouveau cycle de violence. « Personne ne pourra dire qu’il n’avait pas été prévenu », conclut Luc Malembe.

Rédaction

Politique

Réforme constitutionnelle en RDC : Blaise Omunyepa salue la position de l’ECC et appelle à l’unité nationale

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La fédération Haut-Uele 2 de l’Alliance pour le Changement (A.Ch) a salué la récente prise de position de l’Église du Christ au Congo (ECC) sur le débat relatif à une éventuelle réforme de la Constitution de la République démocratique du Congo. Son président fédéral, Blaise Omunyepa, estime que cette déclaration constitue un appel à la responsabilité des acteurs politiques et sociaux, tout en invitant les différentes composantes nationales à privilégier la cohésion sociale et l’unité du pays.

Dans un entretien accordé ce lundi 8 juin 2026 à Congo Profond.net, Blaise Omunyepa, président fédéral de l’Alliance pour le Changement (A.Ch) dans la fédération du Haut-Uele 2, a exprimé sa satisfaction à la suite du message publié par l’Église du Christ au Congo à l’issue de sa 66 e session extraordinaire du Comité exécutif national.

Pour ce cadre du parti de l’opposition, la position de l’ECC traduit la volonté de préserver les fondements démocratiques de la République et de garantir le respect des principes consacrés par la Constitution.

Selon lui, l’intervention de cette importante confession religieuse intervient dans un contexte marqué par des débats de plus en plus soutenus autour de la question de la révision ou du changement de la Constitution. Il estime que la voix de l’ECC contribue à enrichir le débat public tout en rappelant la nécessité de respecter les mécanismes légaux prévus par les textes en vigueur.

« La cohésion nationale doit demeurer au-dessus de toute considération politique. Les acteurs sociaux, religieux et politiques ont la responsabilité de préserver l’unité du peuple congolais », a-t-il soutenu.

Profitant de cette occasion, Blaise Omunyepa a lancé un appel aux Églises de réveil ainsi qu’aux membres de l’Union sacrée de la Nation afin qu’ils privilégient le dialogue, l’écoute mutuelle et la recherche du consensus dans les discussions relatives à l’avenir institutionnel du pays. Pour lui, la stabilité de la RDC dépend de la capacité des différentes forces vives à transcender les clivages pour promouvoir l’intérêt général.

Le président fédéral de l’A.Ch Haut-Uele 2 affirme également observer une adhésion grandissante de la population à la vision politique portée par Jean-Marc Kabund-A-Kabund, président national du parti. Il soutient que de nombreux Congolais se reconnaissent aujourd’hui dans le discours de changement, de bonne gouvernance et de respect de l’État de droit défendu par l’ancien premier vice-président de l’Assemblée nationale.

Alors que le débat sur l’avenir de la Constitution continue d’animer la scène politique congolaise, l’Alliance pour le Changement réaffirme son attachement au respect des principes démocratiques et appelle l’ensemble des acteurs nationaux à œuvrer en faveur de la paix, de la cohésion sociale et de la stabilité des institutions de la République.

Junior Kasamba

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