Sécurité
Ituri : Banditisme et Justice populaire en plein essor à Bunia !
Le banditisme nocturne bat son plein en ville de Bunia, ces dernières semaines. C’est l’actualité dominante au chef-lieu de la province de l’Ituri.
Aux premières heures du mercredi 3 avril 2024, le quartier Bankoko a été la cible des « jeunes garçons » bandits.
Sur l’avenue Mbandaka Il, 5 maisons d’habitations ont été visitées simultanément par ces bandits qui ont opéré sans inquiétude. Il était environ minuit quand ils se sont invités dans cette parcelle clôturée en tolle. Tour à tour, ils ont cassé la porte de la première, deuxième, troisième jusqu’à…la cinquième maison !
Il s’agit de la porte du bailleur et de ses locataires. Pendant plus ou moins 30 minutes, selon les témoignages recueillis sur place, ces jeunes qui écument Bunia et ses banlieues ont investi ces domiciles dans un même enclos.
Bilan : 2 téléphones et plus de 600 dollars emportés. La télévision prise dans une des maisons a été abandonnée dehors comme des habits.
« Oui, la police est arrivée, mais c’était déjà trop tard », regrette l’une des victimes de ce cambriolage.
Dans la nuit du mardi au mercredi 03 avril, c’est l’université du CEPROMAD qui a été aussi visitée par des bandits armés.
Là, dix (10) ordinateurs, y compris des chargeurs du CEPROMAD, une université basée à Bunia, ont été emportés par ces bandits armés jusque-là non encore identifiés. L’UNIC est implantée au quartier Bankoko, non loin de la prison centrale de Bunia.
L’église catholique n’a pas été épargnée par ces actes barbares. Le bureau du curé de paroisse a été aussi cambriolé.
D’un côté, la population n’hésite pas à se rendre justice une fois qu’elle met la main sur ces filous. De l’autre, ces bandits n’ont pas arrêté non plus d’opérer dans plusieurs quartiers du chef-lieu de la province de l’Ituri.
Entre les 2 et 4 avril, deux cas de justice populaire ont été enregistrées à Bigo Kolomani. Des cas similaires étaient déjà enregistrés aussi à Bankoko quelques jours plutôt. Des actes que le maire de la ville attribue au fait que « la population n’a pas tellement confiance en la capacité des services de sécurité de la sécuriser et ses biens».
Ces bandits, qui seraient généralement des jeunes garçons, courent encore malgré les enquêtes de la police.
Vérité Johnson/CONGOPROFOND.NET