Politique
Ituri : adhérant à l’Union Sacrée, 34 députés provinciaux plaident pour la représentativité de leur province dans le gouvernement Sama Lukonde
34 députés provinciaux de l’Ituri adhèrent à l’Union sacrée de la nation prônée par le chef de l’Etat congolais Félix Antoine Tshilombo. Ils l’ont fait savoir ce mardi 9 mars lors d’une déclaration lue à la presse. Avec cette adhésion libre, les députés provinciaux de l’Ituri s’engagent à soutenir la vision, les programmes et les actions du président de la République afin d’assurer la réussite de cette dynamique voulue par l’ensemble du peuple. Ils ont ainsi plaidé pour l’implication personnelle de chef de l’Etat pour le rétablissement de la paix en Ituri et la représentativité de cette jeune province dans le gouvernement du l’Union sacrée.
« Constatant la nécessite d’impulser une nouvelle gouvernance dans les institutions provinciales basées sur le décollage et le développement socio-économique de la population iturienne dont nous sommes les représentants ;
Mus par la volonté et la détermination de s’inscrire résolument dans la vision prônée par le garant du fonctionnement régulier des institutions du pays ; déclarons ce qui suit :
Notre adhésion volontaire, libre et déterminée à l’union sacrée de la nation en vue de mettre en place une nouvelle dynamique de gestion de la chose publique ;
Nous rappelons à l’occasion la tragédie que vit le peuple iturien avec la vision « le Peuple d’abord » l’Ituri espère une implication personnelle du chef de l’Etat dans sa pacification et la restauration de l’autorité de l’Etat. Nous réitérons notre demande relative à la représentation de la province de l’Ituri au sein du premier gouvernement de l’Union sacrée de la nation par au moins deux ministères de portefeuille, contenu dans le memo du caucus des parlementaires de province de l’Ituri adressé à son Excellence Monsieur le Premier ministre, chef du gouvernement en date du 03 mars 2021 », peut-on lire dans cette déclaration d’adhésion de trois pages signée par 34 députés présents dans la capitale provinciale sur 48 et dont le contenu a été lu à la presse par Julie ADABAY, rapporteur de l’Assemblée provinciale de l’Ituri.
Vérité Johnson/CONGOPROFOND.NET
À la Une
Est de la RDC : Human Rights Watch accuse le M23 et l’armée rwandaise de graves exactions à Uvira
L’organisation de défense des droits humains Human Rights Watch accuse les rebelles du M23 et des soldats rwandais d’avoir commis de graves violations contre des civils lors de l’occupation de la ville d’Uvira, dans l’est de la République démocratique du Congo. Dans un rapport publié ce jeudi 14 mai, l’ONG évoque notamment des exécutions sommaires, des viols, des disparitions forcées et des enlèvements survenus entre décembre 2025 et janvier 2026.

Des témoignages accablants recueillis sur le terrain
Selon Human Rights Watch, les enquêteurs ont rencontré plus d’une centaine de témoins, survivants et responsables locaux afin de documenter les violences commises après la prise d’Uvira par les combattants de l’AFC/M23 soutenus, selon l’organisation, par des éléments de l’armée rwandaise. L’ONG affirme que plusieurs civils non armés, dont des femmes et des mineurs, auraient été ciblés alors même que les forces gouvernementales congolaises avaient déjà quitté la ville.
Parmi les récits recueillis figure celui d’un père ayant perdu quatre de ses fils, exécutés dans leur maison par des hommes armés accusant les victimes d’être proches des groupes d’autodéfense wazalendo. D’autres témoignages font état de violences sexuelles commises contre des femmes parties chercher de la nourriture dans les zones agricoles autour de la ville.
Human Rights Watch parle de possibles crimes de guerre
Pour l’organisation, la nature des actes documentés pourrait relever de crimes de guerre. Human Rights Watch estime également que le rôle joué par les forces rwandaises dans cette occupation renforce les accusations selon lesquelles Rwanda agirait directement aux côtés du M23 dans l’est congolais, ce que Kigali continue de nier.
L’ONG appelle la communauté internationale à intensifier les enquêtes indépendantes et à sanctionner les responsables présumés des abus. Elle demande aussi une meilleure protection des civils dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, régulièrement secouées par les affrontements armés.
Une situation sécuritaire toujours explosive à Uvira
La ville d’Uvira reste au cœur des tensions dans le Sud-Kivu malgré le retrait annoncé du M23 en janvier dernier. Plusieurs rapports évoquent encore des violences, des déplacements massifs de populations et la découverte de fosses communes après le départ des rebelles. Les autorités congolaises et les groupes armés locaux continuent de s’accuser mutuellement de nouvelles violations contre les civils.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
