Actualité
Ituri : 40 détenus, dont 22 militaires, libérés de la prison centrale de Bunia par grâce présidentielle
Le mardi 25 février 2025, 40 détenus ont été libérés de la prison centrale de Bunia, en vertu de la grâce présidentielle. Parmi eux, on compte 22 militaires, 14 civils et 4 policiers, dont 3 femmes, tous bénéficiaires de cette mesure signée par le président Félix Antoine Tshisekedi en décembre 2024.
Selon le directeur de la prison, cette grâce concerne uniquement les condamnés ayant purgé une partie de leur peine, notamment ceux ayant écopé de 5 à 10 ans de prison. « Ce sont des personnes qui ont été condamnées pour des infractions spécifiques, et ceux ayant purgé une partie de leur peine sont désormais libérés », a-t-il précisé à nos confrères de Bunia Actualité.
Le colonel Camille Nzonzi a ajouté que cette grâce vise exclusivement les détenus condamnés pour des infractions telles que les crimes de sang, la participation à un mouvement insurrectionnel, la détention illégale d’armes et les meurtres. Les infractions mineures ne sont pas concernées par cette mesure.
Concernant les militaires libérés, ils seront affectés à la 32ᵉ région militaire de l’Ituri et du Haut-Uele, qui les redirigera vers leurs unités respectives ou procédera à leur permutation selon les besoins.
La prison de Bunia, qui compte actuellement environ 2 400 détenus pour une capacité d’accueil de 500, pourrait voir un total d’une centaine de libérations supplémentaires, selon le planning prévu.
Vérité Johnson
Politique
États inquiétants des routes dans le Haut-Uele : l’A.Ch Blaise Omunyepa remet en cause la politique provinciale de Jean Bakomito
L’état préoccupant des routes dans le Haut-Uele relance le débat sur la politique des infrastructures menée par le gouverneur Jean Bakomito Gambu. Face à des axes routiers jugés dégradés et peu durables, Blaise Omunyepa, président fédéral de l’Alliance pour le Changement (Haut-Uele 2), critique ouvertement les choix opérés par l’exécutif provincial.

Le gouvernement provincial met pourtant en avant plusieurs travaux de réhabilitation réalisés sur fonds propres, présentés comme un effort pour désenclaver les territoires et faciliter les échanges vers Isiro. Ces initiatives sont perçues par les autorités comme un pas important vers le développement économique de la province.
Mais pour Blaise Omunyepa, l’enjeu ne réside pas dans le nombre de kilomètres réhabilités, mais dans la qualité des infrastructures. Il estime que privilégier des routes en terre, souvent impraticables en saison des pluies, ne répond pas aux besoins réels des populations.

Cette critique rejoint le ressenti de nombreux usagers qui dénoncent la dégradation rapide de certains tronçons à peine aménagés. L’opposant plaide pour une politique axée sur l’asphaltage et des ouvrages durables, capables de soutenir les activités économiques sur le long terme.
Au-delà de l’aspect technique, Blaise Omunyepa soulève aussi la question de la gouvernance et de la gestion des ressources publiques. Un débat de fond s’installe ainsi dans le Haut-Uele : faut-il miser sur la quantité des réalisations ou sur la qualité des infrastructures pour impulser un développement durable ?
Junior Kasamba
