Actualité
ISP Bukavu : Le prof Muhasanya jette l’éponge
Muhasanya Bil’Umbele Théo, administrateur du budget à l’Institut Supérieur pédagogique (ISP) Bukavu quitte le navire après une tension vive qui a régné au sein de cette université.
Il s’en va, tout en dénonçant la pression sans précédent, le budget divisé par deux, le fond étant indisponible, l’année académique couvre 53% ainsi que l’échec des négociations entre toutes les parties pour un bon déroulement de l’année académique 2018-2019.

Dans sa lettre au ministre de l’ESU, Muhasanya qualifie de « mal profond » la situation à l’ISP.
» Le mal étant profondément ancré, je refuse de continuer à me faire humilier et vous prie d’accepter ma démission. Il y a peut-être dans la République démocratique du Congo des cadres plus compétents que moi dans l’administration du budget », a souligné le démissionnaire.
Dans un contexte difficile, des enseignants qui ont entamé un mouvement de grève suivi des étudiants, l’administrateur du budget croit que la tenue de la session de juillet sera une épine sous le pied de la direction de cette université.
» La situation est devenue apocalyptique, la session de février a été réalisée sous une pression sans précédent, le budget était divisé à deux, par conséquent, devenu impossible », explique Muhasanya.
Shukuru Ntwali/CONGOPROFOND.NET
Politique
« Ville morte » du 3 juin : La C64 salue une mobilisation « disciplinée » et annonce une série d’actions avec un accompagnement républicain
S’exprimant la journée « ville morte » observée ce 3 juin 2026, la Coalition Article 64 pour la défense de l’ordre constitutionnel a publié un communiqué d’étape dressant un premier bilan.
1. Satisfaction de la C64
Dans le document signé par Martin Fayulu, Jean-Marc Kabund, Moïse Katumbi, Augustin Matata et Delly Sesanga, la C64 « salue la forte adhésion des citoyens » à l’opération. Pour la coalition, cette mobilisation à Kinshasa et dans plusieurs villes « témoigne du rejet catégorique par les congolais de toute velléité de changement de constitution ».

La C64 félicite « les congolais pour avoir répondu nombreux à cet appel de manière pacifique, digne, responsable et disciplinée », estimant que « la défense de la constitution dépasse les clivages politiques ».
2. Fayulu : « Un geste civique qui témoigne de la maturité »
Dans une déclaration séparée, Martin Fayulu a renforcé le message : « Nous félicitons nos compatriotes pour avoir répondu avec discipline à notre mot d’ordre de ville morte. Ce geste civique témoigne de la maturité et de la conscience politique de notre peuple. Rendons grâce à Dieu qui a déjoué les manœuvres des ennemis de la République. »
3. Prochaine étape : jeudi 4 juin
La C64 annonce qu’elle rendra publique, ce jeudi 4 juin 2026, « une déclaration faisant le bilan de cette journée et annonçant les prochaines actions qui seront engagées pour la défense de la constitution et de l’État de droit », à l’issue de sa réunion d’évaluation.
Cette journée « ville morte » s’inscrit dans la contestation du projet de révision ou changement de la constitution évoqué par le régime Tshisekedi. L’opposition en fait un « référendum populaire » contre un éventuel 3ᵉ mandat.
Pendant ce temps, une question fatale se pose au sein de l’opinion publique : la population congolaise s’est-elle réellement rangée du côté de l’opposition pour contrer un projet jugé « ambitieux pour des intérêts politiques » ?
Blaise ABITA
