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Irumu : la radio Amani cambriolée à Komanda, 2 ordinateurs et des portables emportés
Des hommes non autrement identifiés ont cambriolé la station de la radio communautaire Amani de Komanda, une entité située à plus ou moins 70 kilomètres au sud de Bunia en territoire d’Irumu. C’était dans la nuit du vendredi 05 au samedi 06 février 2021.
Timothée OMARI, responsable de cette station radio qui nous alerte, dresse un bilan de deux ordinateurs ainsi que trois téléphones volés par ces larrons qui se sont faufilés dans une fenêtre pour entrer dans la maison.
À en croire notre source, ce cas de cambriolage vient handicaper le fonctionnement de la radio car l’une des machines emportées contient les données de plus de 5 ans d’existence de cette chaîne et l’autre appartenait à la rédaction servant au traitement des informations, etc.
» Effectivement l’événement malheureux qui nous est survenu dans la nuit du vendredi à ce samedi nous effraie. Cet événement handicape le fonctionnement de la RCA/Komanda où l’on enregistre la perte de deux ordinateurs et trois portables. Le technicien qui a passé nuit à la radio nous révèle que les malfrats ont usé d’une fenêtre pour pénétrer sans qu’il n’attende « , nous relate Timothée OMARI, directeur général de la radio communautaire Amani de Komanda.
Ce dernier s’étonne du fait que ce cambriolage s’est opéré dans un endroit aussi proche tant du bureau de la police que de l’armée de la zone.
Mais toutefois, il interpelle les services sécuritaires à bien faire son travail tout en soulignant que la radio communautaire Amani vient de porter plainte contre inconnu afin de dénicher les auteurs de cet acte ignoble.
Il a profité de l’occasion pour appeler les hommes de bonne volonté de venir à rescousse de cette radio pour pérenniser ses objectifs assignés.
Congoprofond via lavoix de l’Ituri
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HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril
L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.
D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.
Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.
Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.
Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET
