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Politique

Investiture John Mahama : Félix Tshisekedi est attendu au Ghana

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Le président Félix Tshisekedi se rendra à Accra, le 7 janvier 2025, pour assister à l’investiture du nouveau président ghanéen, John Dramani Mahama.

Ce dernier, figure politique bien connue, retrouve le pouvoir après avoir remporté l’élection présidentielle du 7 décembre 2024 avec 56,55 % des suffrages, devançant Mahamudu Bawumia, candidat du Nouveau Parti Patriotique (NPP) et vice-président sortant.

John Dramani Mahama, ancien président de 2012 à 2017 et leader du Congrès national démocratique (NDC), succède à Nana Akufo-Addo, qui achève son second mandat constitutionnel. Ce retour au pouvoir du NDC marque une étape importante pour la démocratie ghanéenne, renforçant la réputation du pays comme un modèle de stabilité en Afrique de l’Ouest.

L’événement sera aussi historique grâce à l’investiture de Jane Naana Opoku-Agyemang, première femme à accéder au poste de vice-présidente du Ghana. Cette avancée majeure reflète l’engagement du pays pour une gouvernance plus inclusive.

Le scrutin, marqué par un taux de participation de 60,9 % (en baisse par rapport aux 79 % de 2020), a permis au NDC de reconquérir la majorité parlementaire, mettant un terme à huit années de domination du NPP.

La cérémonie rassemblera de nombreux chefs d’État africains, dont le président gabonais Brice Clotaire Oligui Nguema, soulignant la portée diplomatique de cet événement majeur.

Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET

Actualité

Isolé politiquement, Laddy Yangotikala maintient la pression : « Le VPM Jacquemin Shabani doit s’expliquer devant le Parlement ! »

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Exclu de son regroupement politique et abandonné par plusieurs de ses soutiens, le député national Laddy Yangotikala refuse de retirer sa motion de défiance visant le Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur et de la Sécurité. Dans une déclaration publiée ce vendredi 17 avril sur ses plateformes numériques, il a réaffirmé sa détermination à aller jusqu’au bout de sa démarche parlementaire.

À l’origine de cette initiative, déposée le 13 avril à l’Assemblée nationale, l’élu accuse le VPM d’inefficacité face à l’insécurité grandissante à Kinshasa et dans plusieurs autres villes du pays. Malgré les pressions politiques et les désistements enregistrés parmi les signataires, il campe sur sa position.

« Je prends acte de mon exclusion du regroupement. Je remercie le président Jean-Michel Sama Lukonde pour m’avoir permis d’être libre d’exercer le pouvoir de contrôle sur un membre du gouvernement. Je n’ai pas violé la Constitution ni le règlement intérieur. Je n’ai fait que demander au VPM de protéger les électeurs du président Félix Tshisekedi », a-t-il déclaré.

Dans la même veine, Laddy Yangotikala insiste : « Qu’on ne vous trompe pas. Ma motion de défiance n’a pas été retirée. Nous irons jusqu’au bout ». Il dénonce également des tentatives d’entrave à la procédure parlementaire : « Toutes les manœuvres dilatoires qu’ils ont lancées pour protéger le VPM de l’Intérieur et Sécurité, comme le report de la plénière, n’aboutiront pas car le règlement intérieur est clair ».

Cette posture de fermeté intervient dans un contexte politique tendu. L’Union sacrée de la Nation, par la voix de son secrétaire permanent André Mbata, avait désavoué cette motion, évoquant l’absence de quitus préalable. De son côté, l’AFDC-A a exigé de ses deux députés signataires de retirer leurs signatures, tandis que plusieurs parmi les 56 signataires initiaux se sont désistés.

Malgré cet isolement progressif, Laddy Yangotikala se présente comme un élu déterminé à exercer pleinement son rôle de contrôle parlementaire. En résistant aux pressions politiques et aux désaveux, il affirme son refus de céder, martelant un message clair : pour lui, la question sécuritaire mérite un débat public au Parlement, sans compromis ni abandon de sa motion.

Njila Mule/CONGOPROFOND.NET

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