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Investiture Fatshi 2 : « je demande au Président, cette fois-ci, de nommer au moins des personnes vertébrées dans son Gouvernement», dixit Nathalie Kambala Luse
La Directrice pays de l’organisation non gouvernementale » Femmes Main dans la Main pour le Développement Intégral (FMMDI) demande au Président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo de ne nommer que des personnes vertebrées, dans le nouveau Gouvernement.
Elle s’est exprimée le samedi 20 janvier 2024, juste après la cérémonie de prestation de serment du Président de la République réélu, au stade des Martyrs, à qui elle a adressé ses vives félicitations.
En effet, elle estime que le discours du chef de l’Etat congolais est magistral et redonne de l’espoir.
» Je salue le discours du Président de la République, un discours magistral, qui redonne encore de l’espoir. Il a vraiment prôné l’unité nationale sans laquelle aucun développement ne peut être effectif. Il a aussi plaidé en faveur de l’intégration africaine au détriment de guerre qui engendre aujourd’hui la misère, l’instabilité dans les différents pays de l’Afrique. Et, il a insisté que les erreurs de la fois passée ne peuvent pas se reproduire « , a-t-elle fait savoir.
Et d’ajouter :
« Je pense que c’est la promesse du Chef de l’État, et donc le Kasaï-central attend beaucoup de ce 2ème mandat puisque les défis à relever sont vraiment nombreux : il y a par exemple le désenclavement de notre province, le manque d’accès à l’eau potable et à l’électricité « .
En outre, la responsable de FMMDI demande à ceux qui auront la chance d’être aux côtés de Félix Tshisekedi, notamment les fils et filles du Grand Kassai, de travailler au bénéfice et pour l’intérêt de la nation.
» Un petit conseil aux kasaïens qui seront aux côtés du Président, qui seront nommés à des postes de prise de décision, de prendre conscience et de profiter de ce 2ème mandat pour faire développer, avancer le progrès de notre province « , a souligné Nathalie Kambala.
Parlant des recommandations pour le deuxième quinquennat de Fatshi 20, Nathalie Kambala met un accent particulier sur la nomination des femmes « compétantes ».
» En tant qu’activiste de Droits de l’homme en général, avec un accent particulier aux Droits de la femme, voici mes quelques recommandations au Président de la République parce qu’il n’a pas ressorti clairement la situation de la femme« .
Je demande, a-t-elle indiqué, « au Président de nommer, cette fois-ci, au moins des personnes vertébrées dans son Gouvernement prochain, qui seront capables de se rendre compte par les actions et d’éviter beaucoup de discours et aussi se rassurer du respect et de l’effectivité de la loi sur la parité dans les nominations des cadres, dans différents domaines. Par exemple au Gouvernement national et aux Gouvernements provinciaux, aux Bureaux des Assemblées et du Sénat, aux fonctions des mandataires, aux Ambassades et aussi se référer toujours aux femmes compétentes « , a renchéri Nathalie Kambala Luse, Directrice pays de l’ONG Femme main dans la main pour le développement intégral (FMMDI).
Félix MULUMBA KALEMBA/Congoprofond.net
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Révision constitutionnelle en RDC : Ferdinand Lokunda et l’ASMECO plaident pour une refondation institutionnelle
Le débat sur une éventuelle révision ou réforme constitutionnelle en RD Congo continue d’alimenter la scène politique et citoyenne. Parmi les voix qui se font entendre figure celle de Ferdinand Lokunda Dasilva, président de l’Association des Métis au Congo (ASMECO), une structure de la société civile engagée notamment dans la lutte contre la discrimination raciale, la marginalisation et la défense des droits des enfants sans distinction d’origine.
À travers une série de propositions rendues publiques, Ferdinand Lokunda appelle à une « nouvelle Constitution » qu’il juge plus adaptée aux réalités politiques, sécuritaires et institutionnelles de la RDC. Ses desiderata touchent aussi bien à la nationalité, à l’organisation des institutions qu’au mode de gouvernance du pays.

La double nationalité au cœur des propositions
Parmi les réformes majeures défendues par Ferdinand Lokunda figure la reconnaissance de la double nationalité pour les Congolais. Selon lui, tout citoyen devrait avoir le droit d’acquérir une autre nationalité sans perdre celle de la RDC. Une question qui revient régulièrement dans le débat national, notamment au regard de l’importante diaspora congolaise installée en Europe, en Amérique ou ailleurs en Afrique.
L’activiste estime que cette ouverture pourrait renforcer l’apport économique et intellectuel de la diaspora dans le développement du pays, tout en modernisant le cadre juridique actuel.
Un mandat présidentiel plus long
Autre proposition phare : la modification de la durée du mandat présidentiel. Ferdinand Lokunda suggère soit un mandat de 7 ans renouvelable une seule fois, soit un mandat unique de dix ans non renouvelable. Pour lui, cette réforme permettrait au chef de l’État de disposer du temps nécessaire pour exécuter ses projets de société et garantir une certaine stabilité institutionnelle.
La proposition intervient dans un contexte où la question des institutions et de leur efficacité reste largement débattue au sein de l’opinion congolaise.
Les fonctions de souveraineté et la question identitaire
Le président de l’ASMECO propose également un durcissement des conditions d’éligibilité aux fonctions dites de souveraineté. Selon sa vision, tout Congolais ayant des « affiliations » ou des « cordons ombilicaux » avec un pays voisin ne devrait pas accéder à certaines hautes fonctions de l’État.
Une position qui s’inscrit dans un climat politique marqué depuis plusieurs années par les débats autour de la nationalité, de l’identité et des questions sécuritaires dans la région des Grands Lacs.
Vers un Parlement monocaméral ?
Dans ses propositions, Ferdinand Lokunda défend aussi l’idée d’un Parlement à chambre unique composé de 800 députés, estimant que cette formule serait plus adaptée à l’immensité géographique de la RDC. Il plaide en outre pour des élections présidentielles organisées à deux tours afin de renforcer la légitimité populaire du président élu.
Enfin, il souhaite que les gouverneurs des provinces, les responsables territoriaux ainsi que le Premier ministre soient nommés par le président de la République lorsqu’ils ne sont pas originaires des entités concernées.
Une vision portée par l’ASMECO
À travers l’Association des Métis au Congo (ASMECO), Ferdinand Lokunda développe depuis plusieurs années un discours axé sur la cohésion nationale, la lutte contre les discriminations et la protection des droits des personnes marginalisées. La structure affirme également promouvoir des projets de développement communautaire et l’autofinancement pour soutenir ses actions sociales.
Ces nouvelles propositions constitutionnelles viennent ainsi élargir le champ d’intervention de cette organisation citoyenne qui entend désormais peser dans le débat public sur l’avenir institutionnel de la RDC.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
