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Interconnexion SNECA et SYDONIA : ARCA et DGDA main dans la main pour un contrôle efficace des assurances obligatoires
Ce mercredi 1er mars 2023, au Beach Ngobila à Kinshasa, Madame Jeanne Blandine Kawanda, Directeur Général de la DGDA, et Alain Kaninda Ngalula, Directeur Général de l’ARCA, ont procédé au lancement de l’interconnexion du SNECA (Système national d’émission de certificats d’assurance) avec SYDONIA, le logiciel de gestion des opérations douanières en Republique Démocratique du Congo (RDC).
Cette technique, indique-t-on, permet une opérabilité entre les deux plateformes digitales en vue d’assurer un contrôle efficace des assurances obligatoires.

Alors que la République Démocratique du Congo établit six assurances obligatoires, la douane portera, dans un premier temps, son contrôle sur deux d’entre elles. Il s’agit de l’assurance des « Facultés à l’importation » (marchandises) et de l’assurance de la Responsabilité civile automobile à l’importation (assurance frontière).
Saluant l’aboutissement de ce processus, le DG de l’Autorité de Régulation et de Contrôle des Assurances (ARCA) a fait savoir que ce mercredi 1er mars 2023 augure une nouvelle ère aux contrôles des assurances obligatoires, particulièrement celle de l’assurance des Facultés à l’Importation et de l’assurance frontière grâce à l’interconnexion de la plateforme digitale de l’ARCA à savoir le Système National d’Emission des Certificats d’Assurance « SNECA » et la plateforme SYDONIA. » C’est le couronnement d’un travail de dur labeur, pleine d’abnégation et d’engagement entrepris entre les deux institutions », a-t-il martelé. D’où ses remerciements au Chef de l’Etat Felix Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO pour avoir porté au plus Haut Niveau la question des assurances et l’avoir inscrit comme priorité de son Gouvernement.

Tout en félicitant les équipes techniques des deux institutions (SNECA et SYDONIA), il a reconnu la promptitude de la DG de la DGDA, Jeanne Blandine KAWANDA WALWOM, qui dès leur première rencontre avait compris l’importance de ce projet de contrôle en vue de faire respecter les dispositions du Code des assurances et maximiser les recettes de l’Etat.
Ces travaux, convient-il de rappeler, ont pris 3 ans pour leur concrétisation. « Désormais, SYDONIA interroge SNECA et pour toutes les opérations douanières. Les douaniers et l’écosystème devront s’habituer à faire bon usage de l’icône ARCA qui apparaitra désormais dans leurs déclarations dans SYDONIA, désormais les assurances reprennent constances et consistance dans les procédures douanières, désormais la fraude en assurance aura difficile à se faire de la place dans cet écosystème interconnecté SNECA SYDONIA », a appuyé Alain Kaninda.

Quant à la DG de la DGDA, Jeanne Blandine Kawanda Walwom, elle a rappelé que la Loi n°15/005 portant Code des assurances n’a été promulguée qu’en août 2017, soit deux ans après son vote en 2015 au parlement. Trois ans plus tard, en juillet 2020, est intervenu le premier protocole d’accord de collaboration entre l’ARCA et la DGDA mais qui n’a pas été malheureusement appliqué immédiatement faute de base juridique.
Somme toute, la DG Kawanda Walwom a fait savoir à l’assistance qu’elle est convaincue que ce contrôle automatique des assurances obligatoires, à travers l’interconnexion mise en place par ces deux administrations ( ARCA et DGDA), permettra non seulement une mobilisation accrue du Trésor mais aussi évitera une évasion des primes d’assurances qui constituent une manne financière pour la RDC résolument engagée sur la voie du développement.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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« Descendez au refuge ! » : À Kyiv, j’ai vécu 2 alertes aériennes qui m’ont fait comprendre le quotidien des Ukrainiens sous les bombes (Carnet de voyage CONGOPROFOND.NET)
Pendant 3 heures d’échanges riches et passionnants avec des universitaires, des diplomates et des journalistes, nous avons eu l’opportunité exceptionnelle de découvrir les initiatives académiques et scientifiques portées par l’Ukraine en direction de l’Afrique, grâce au précieux accompagnement du Centre d’études africaines de l’Université nationale Taras Chevtchenko et de nombreux partenaires engagés.
Mais au-delà des discussions scientifiques et diplomatiques, c’est une expérience humaine forte qui marquera durablement ma mémoire.

Quand les sirènes interrompent la science
Alors que les échanges se déroulaient dans une atmosphère studieuse et conviviale, les sirènes d’alerte aérienne ont retenti à 2 reprises. À chaque fois, nous avons dû interrompre la conférence pour rejoindre en urgence un refuge anti-bombes.
Ces moments ont suscité en moi des émotions intenses. Descendre dans un abri souterrain alors que l’on participe à une conférence universitaire est une expérience qui dépasse l’imagination de ceux qui vivent loin du conflit. Cette réalité, je ne l’avais jusqu’alors observée qu’à travers les médias. La vivre personnellement m’a permis de mieux comprendre les conditions actuelles de l’Ukraine et les défis quotidiens auxquels les Ukrainiens sont confrontés depuis le début de l’agression russe.
Sur le chemin menant au refuge, une question me traversait l’esprit. J’ai alors demandé à notre hôte si les frappes russes visaient uniquement des objectifs militaires. Sa réponse fut aussi simple que percutante : « Que faut-il en penser lorsque nous sommes obligés, avec des étudiants et des chercheurs, de descendre dans un abri anti-bombes alors que nous discutons de science ? »
Cette interrogation résume à elle seule la réalité d’un pays où la guerre s’invite jusque dans les amphithéâtres, les salles de conférence et les espaces dédiés au savoir.
Le courage d’informer malgré la guerre

Cette visite a également été marquée par la présence d’une importante délégation de journalistes africains. Je tiens à saluer le courage et le professionnalisme de mes confrères venus de plusieurs pays du continent. Leur décision de se rendre en Ukraine en cette période particulièrement difficile témoigne d’un véritable engagement envers la recherche de la vérité et la compréhension des réalités du terrain.
Choisir de visiter un pays en guerre ne relève pas seulement du devoir professionnel ; cela exige aussi une part importante de courage personnel. Leur détermination à voir l’Ukraine de leurs propres yeux mérite d’être reconnue.
Cette visite m’a permis de découvrir une autre facette de l’Ukraine : celle d’un peuple qui continue d’enseigner, de rechercher, d’innover et de dialoguer avec le monde malgré les menaces permanentes. J’espère sincèrement que cette expérience contribuera à une meilleure compréhension des réalités que vivent quotidiennement les Ukrainiens et renforcera les liens entre l’Afrique et l’Ukraine dans les domaines de l’éducation, de la recherche et de la coopération internationale.
Une expérience qui rapproche l’Afrique et l’Ukraine

Au cours de cette tournée de presse, des journalistes venus du Bénin, de la République démocratique du Congo, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, de la Mauritanie, du Sénégal et du Togo ont eu l’opportunité de couvrir les activités organisées à l’Université nationale Taras-Chevtchenko de Kyiv et de découvrir de près la réalité ukrainienne. Leur présence a donné à cette mission une dimension véritablement panafricaine, favorisant les échanges d’expériences et le partage de regards sur les défis contemporains auxquels fait face l’Ukraine.
Je tiens également à exprimer ma profonde gratitude à Saleck Zeid, Josiasse Assemon, Arnauld Kassouin, Aliya, Mohamed Diop, Robert Kra, Bernadette Ayelo Ablavi Ayibe, Paul Joel Kamtchang, Mor Amar, Eddy Tshiala Katala qui ont participé à cette tournée de presse en Ukraine. Leur professionnalisme, leur courage et leur volonté de témoigner des réalités du terrain ont contribué au succès de cette mission et à une meilleure compréhension mutuelle entre nos peuples. Ensemble, nous avons vécu une expérience marquante qui restera gravée dans nos mémoires bien au-delà de ce voyage.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
