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Interclubs de la CAF : Mathématiquement, la qualification reste possible pour As V.Club, DCMP, Mazembe et Lupopo ce week-end !
La 5e journée de la phase des groupes de la Ligue des Champions africaine et de la coupe de confédération est prévue pour ce week-end. Les clubs congolais engagés livreront leurs matchs comme programmé.
Avec un parcours jusqu’à présent non convaincant, affaiblies par l’absence d’un championnat national et loin de la chaleur et du soutien de leurs fans, les clubs sont dans l’obligation de ne pas perdre ce week-end. La victoire est le seul résultat sportif qui va leur permettre de se hisser pour l’étape suivante de la compétition.
Ligue des Champions : As V.Club face à son destin !
Troisième du groupe avec 3 points, après 4 journées, les « Moscovites » accueillent ce samedi 18 mars la formation de Wydad de Casablanca, le premier du groupe, au stade Massamba-Débat de Brazzaville. Les « Bana Mbongo » ont le devoir d’assurer avant le dernier match prévu le 31 mars contre Petro Luanda. Deux matchs que les verts et noirs de Kinshasa devraient bien négocier pour espérer une qualification. Le cas contraire, l’équipe va revenir au pays pour chômer.
Coupe de la confédération : Un dimanche décisif pour les Congolais !
DCMP, dernier du groupe B, avec deux petits points, zéro but marqué est quasiment éliminé. Cependant, les « Tupamaros » n’ont pas encore dit leur dernier mot. Deux victoires avec des mauvais résultats de leurs concurrents, cela pourrait faire l’affaire du club kinois. ASEC Mimosa est l’adversaire des verts-blancs de la capitale, ce dimanche à 20 heures à Luanda, leur terre adoptive, alors que le dernier match se jouera contre Diables Noirs, le 02 avril 2023 à Brazzaville.
Lupopo avec une victoire, un nul et deux défaites a 4 points. Avec leur forme actuelle, au regard de leurs deux précédentes rencontres, si les « Cheminots » se bonifient davantage, ils peuvent surprendre avec un bon résultat face à l’USM Alger à 13 heures.
Déjà dans la capitale malienne pour être reçu par Réal de Bamako, TP Mazembe n’a droit qu’à une victoire pour rester dans la course jusqu’à la dernière journée. Depuis la première victoire lors de la première journée, les « Corbeaux » s’inclinent davantage devant leurs adversaires. Ce dimanche, Mazembe devrait être tout puissant pour réaliser cet exploit. On rappelle aussi que ce club de Lubumbashi est 3e du groupe avec seulement 3 points.
Désiré Rex Owamba /CONGOPROFOND.NET
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« Descendez au refuge ! » : À Kyiv, j’ai vécu 2 alertes aériennes qui m’ont fait comprendre le quotidien des Ukrainiens sous les bombes (Carnet de voyage CONGOPROFOND.NET)
Pendant 3 heures d’échanges riches et passionnants avec des universitaires, des diplomates et des journalistes, nous avons eu l’opportunité exceptionnelle de découvrir les initiatives académiques et scientifiques portées par l’Ukraine en direction de l’Afrique, grâce au précieux accompagnement du Centre d’études africaines de l’Université nationale Taras Chevtchenko et de nombreux partenaires engagés.
Mais au-delà des discussions scientifiques et diplomatiques, c’est une expérience humaine forte qui marquera durablement ma mémoire.

Quand les sirènes interrompent la science
Alors que les échanges se déroulaient dans une atmosphère studieuse et conviviale, les sirènes d’alerte aérienne ont retenti à 2 reprises. À chaque fois, nous avons dû interrompre la conférence pour rejoindre en urgence un refuge anti-bombes.
Ces moments ont suscité en moi des émotions intenses. Descendre dans un abri souterrain alors que l’on participe à une conférence universitaire est une expérience qui dépasse l’imagination de ceux qui vivent loin du conflit. Cette réalité, je ne l’avais jusqu’alors observée qu’à travers les médias. La vivre personnellement m’a permis de mieux comprendre les conditions actuelles de l’Ukraine et les défis quotidiens auxquels les Ukrainiens sont confrontés depuis le début de l’agression russe.
Sur le chemin menant au refuge, une question me traversait l’esprit. J’ai alors demandé à notre hôte si les frappes russes visaient uniquement des objectifs militaires. Sa réponse fut aussi simple que percutante : « Que faut-il en penser lorsque nous sommes obligés, avec des étudiants et des chercheurs, de descendre dans un abri anti-bombes alors que nous discutons de science ? »
Cette interrogation résume à elle seule la réalité d’un pays où la guerre s’invite jusque dans les amphithéâtres, les salles de conférence et les espaces dédiés au savoir.
Le courage d’informer malgré la guerre

Cette visite a également été marquée par la présence d’une importante délégation de journalistes africains. Je tiens à saluer le courage et le professionnalisme de mes confrères venus de plusieurs pays du continent. Leur décision de se rendre en Ukraine en cette période particulièrement difficile témoigne d’un véritable engagement envers la recherche de la vérité et la compréhension des réalités du terrain.
Choisir de visiter un pays en guerre ne relève pas seulement du devoir professionnel ; cela exige aussi une part importante de courage personnel. Leur détermination à voir l’Ukraine de leurs propres yeux mérite d’être reconnue.
Cette visite m’a permis de découvrir une autre facette de l’Ukraine : celle d’un peuple qui continue d’enseigner, de rechercher, d’innover et de dialoguer avec le monde malgré les menaces permanentes. J’espère sincèrement que cette expérience contribuera à une meilleure compréhension des réalités que vivent quotidiennement les Ukrainiens et renforcera les liens entre l’Afrique et l’Ukraine dans les domaines de l’éducation, de la recherche et de la coopération internationale.
Une expérience qui rapproche l’Afrique et l’Ukraine

Au cours de cette tournée de presse, des journalistes venus du Bénin, de la République démocratique du Congo, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, de la Mauritanie, du Sénégal et du Togo ont eu l’opportunité de couvrir les activités organisées à l’Université nationale Taras-Chevtchenko de Kyiv et de découvrir de près la réalité ukrainienne. Leur présence a donné à cette mission une dimension véritablement panafricaine, favorisant les échanges d’expériences et le partage de regards sur les défis contemporains auxquels fait face l’Ukraine.
Je tiens également à exprimer ma profonde gratitude à Saleck Zeid, Josiasse Assemon, Arnauld Kassouin, Aliya, Mohamed Diop, Robert Kra, Bernadette Ayelo Ablavi Ayibe, Paul Joel Kamtchang, Mor Amar, Eddy Tshiala Katala qui ont participé à cette tournée de presse en Ukraine. Leur professionnalisme, leur courage et leur volonté de témoigner des réalités du terrain ont contribué au succès de cette mission et à une meilleure compréhension mutuelle entre nos peuples. Ensemble, nous avons vécu une expérience marquante qui restera gravée dans nos mémoires bien au-delà de ce voyage.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
