Sécurité
Intégration régionale : « Sans paix, aucune économie ne tiendra », martèle Patrick Muyaya
Le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya Katembwe, a tenu à clarifier la position du gouvernement congolais sur le processus de Washington, lors d’un Special Briefing Presse organisé mercredi 8 octobre à Kinshasa. Pour lui, la RDC n’a pas tourné le dos à l’intégration régionale, mais défend un principe fondamental : la paix avant l’économie.
« Il ne s’agit pas d’un refus, mais d’un choix de cohérence. Nous ne pouvons pas signer un cadre d’intégration alors que certaines de nos frontières connaissent encore l’insécurité. La pleine souveraineté du pays est une condition sine qua non », a déclaré le ministre Muyaya.
Tout en saluant le travail des experts congolais déjà engagés dans le processus, le Porte-parole du Gouvernement a insisté sur la vision du Chef de l’État. « Le président de la République a été clair : il faut une paix définitive et durable avant toute ouverture économique. Cela aurait été mal compris par notre peuple si nous donnions l’impression de tourner la page des violences sans solution », a-t-il martelé.
Patrick Muyaya a enfin réaffirmé la volonté du Gouvernement de bâtir une diplomatie de vérité et de responsabilité. « La RDC ne veut pas participer à une intégration de façade. Nous voulons construire une communauté économique solide, sur des bases stables, dans le respect de notre souveraineté », a-t-il conclu avec fermeté.
Exaucé Kaya
Sécurité
14 décès en janvier, 8 blessés en février sans prise en charge… : la société civile dresse un bilan sécuritaire alarmant du premier trimestre 2026 à Butembo
La Coordination urbaine de la Société civile du Congo (SOCICO) à Butembo a présenté, ce 15 avril 2026, un bilan sécuritaire préoccupant couvrant les trois premiers mois de l’année. Selon cette structure, 14 personnes ont été tuées au mois de janvier dans différents incidents, notamment des incursions d’hommes armés, des cas de justice populaire et des découvertes de corps sans vie.
Le mois de février a, quant à lui, a été marqué par plusieurs drames, dont des éboulements et des actes criminels ayant fait au moins 8 blessés graves, déplorés sans prise en charge adéquate. Bien qu’une relative accalmie ait été enregistrée en mars, la SOCICO estime que la situation sécuritaire reste fragile et préoccupante dans la ville.
Face à ce constat, la société civile dénonce la faible réactivité des services de sécurité et l’impunité persistante. Elle appelle les autorités à renforcer les patrouilles mixtes, intensifier les enquêtes et améliorer l’éclairage public, tout en exhortant la population à collaborer avec les forces de l’ordre et à éviter le recours à la justice populaire.
Exaucé Kaya
