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Insécurité, Expansionisme et Pillages : Il faut régler le problème rwandais une fois pour toutes ! ( Tribune de Teddy MFITU, Polymathe, Chercheur et Écrivain)
La RDC ne peut plus s’offrir le luxe d’entretenir un flou artistique sur la crise identitaire à la base de l’insécurité dans sa partie orientale après les récentes déclarations séditieuses tenues par le président du Rwanda, Paul KAGAME, au Bénin.
Pendant presque trois décennies, le Rwanda et l’Ouganda ont envahi les territoires congolais, soutenu tous les mouvements insurrectionnels, armé de centaines de milices étrangères et financé les différentes rebellions contre le gouvernement de la RDC.
Les propos révisionnistes du président rwandais sur les supposées terres rwandaises qui auraient été récupérées par la RDC viennent confirmer ce que d’aucuns feignirent d’ignorer depuis le début de l’invasion de notre pays en Octobre 1996 par le Rwanda, l’Ouganda et le Burundi sous le drapeau de l’AFDL.
La principale préoccupation du Rwanda a toujours été et demeure l’occupation mais aussi l’exploitation illicite des riches terres orientales congolaises sans beaucoup d’égards pour le sort de plus de 12 millions d’êtres humains génocidés dans cette partie de la RDC et de millions d’autres civils réduits à servir d’alibi à une ambition démesurée.
Les déclarations péremptoires de Paul KAGAME devraient susciter un véritable tollé puisqu’elles remettent en cause le principe fondateur de l’UA et les recommandations de l’ONU liés à l’intangibilité des frontières héritées de la colonisation.
En remettant en cause les frontières héritées de la colonisation, le Rwanda opte clairement pour la guerre avec son voisin congolais.
Paul KAGAME, qui est soutenu dans cette entreprise macabre par son homologue ougandais Yoweri KAGUTA Museveni, démontre clairement ses motivations expansionnistes.
Face à un sujet aussi grave, les indignations sélectives de la classe politique congolaise étonne. La politique de coup d’éclat permanent et des effets d’annonce du gouvernement de la RDC encore plus.
Il est plus que temps de hisser nos dispositifs nationaux de sécurité et de défense au meilleur standard face à l’imminence d’une guerre qui pourrait nous être fatale. C’est le moment de sonner la mobilisation générale et de gagner ce défi qui nous est lancé.
Enfin, la RDC doit arrêter d’afficher sa faiblesse face à des voisins aussi belliqueux. Opter pour une éternelle démonstration d’impuissance militaire est plus qu’irresponsable. C’est même criminel. Notre avenir collectif dépend aujourd’hui de notre capacité à défendre ce que nous avons le plus cher c’est-à-dire la terre de nos ancêtres et l’intégrité territoriale de notre pays.
Teddy MFITU
Polymathe, chercheur, écrivain, auteur de KONGO : EGREGORE DU MONDE et de NOTRE IPSEITE COURTELINESQUE
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Kenge : Des réactions contrastées à l’annonce du retour de 2 magistrats
L’annonce du retour prochain à Kenge du magistrat Makwanza et du procureur Émile Ndjale continue de susciter des réactions au sein d’une partie de la population du chef-lieu de la province du Kwango, particulièrement parmi certains groupes de jeunes.
Selon plusieurs sources locales, des discussions seraient en cours au sein de la jeunesse afin d’évaluer les actions à entreprendre pour exprimer leur désaccord avec cette éventuelle réaffectation. Des consultations informelles se tiendraient notamment autour de l’organisation d’activités citoyennes destinées à faire entendre leur position.
D’après les informations recueillies, plusieurs options seraient envisagées. Certains jeunes évoqueraient la possibilité de profiter de la marche de l’opposition prévue le 3 juin pour faire connaître leurs préoccupations, tandis que d’autres privilégieraient une initiative distincte à une date ultérieure afin de démontrer leur mobilisation.

Un retour qui ravive des controverses passées
Le magistrat Makwanza et le procureur Émile Ndjale avaient déjà fait l’objet de critiques de la part d’une frange de la population locale concernant leur gestion de certains dossiers judiciaires. À l’époque, plusieurs accusations avaient été formulées à leur encontre par des citoyens et des organisations locales.
Ces allégations portaient notamment sur de supposés abus dans l’exercice de leurs fonctions ainsi que sur des comportements jugés incompatibles avec leurs responsabilités. Toutefois, il convient de rappeler que ces accusations relèvent des dénonciations faites par leurs détracteurs et qu’elles n’ont pas nécessairement fait l’objet de décisions judiciaires définitives établissant leur responsabilité.
En juillet 2025, un mouvement de contestation populaire avait conduit à une forte tension dans la ville de Kenge, poussant les deux magistrats à quitter temporairement leur poste.
Entre interrogations et attentes
L’éventualité de leur retour suscite aujourd’hui diverses interrogations au sein de la population. Certains habitants estiment que cette décision risque de raviver des tensions encore présentes, tandis que d’autres appellent au respect des procédures administratives et judiciaires en vigueur.
Dans ce contexte, plusieurs observateurs plaident pour l’apaisement et le dialogue afin d’éviter toute escalade et de garantir le maintien de l’ordre public. Les autorités compétentes sont également attendues sur leur capacité à gérer cette situation avec sérénité et dans le respect de l’État de droit.
Alors que les spéculations se multiplient, l’attention reste désormais tournée vers les prochaines décisions administratives et les réactions qu’elles pourraient susciter au sein de la population de Kenge.
Émile Yimbu/CONGOPROFOND.NET
