Actualité
Insécurité en Ituri : Bunia en ville-fantôme, ce mercredi, en hommage des victimes
Mercredi 18 janvier 2023, les activités ont tourné en ralenti dans plusieurs coins de la province de l’Ituri, en commençant par son chef-lieu, Bunia.
C’était le premier jour de 3 journées « Ville morte » décrétées par la Société civile/coordination provinciale de l’Ituri, en mémoire des victimes des massacres depuis le début de l’année 2023.
Justifiant la « réussite » de cette première journée, les responsables de l’antenne de Bunia, par exemple, ont fait savoir que des boutiques, stations services, écoles, etc. sont restées fermées, pour la plupart, au-delà d’un marché central très timide.
Lossa Dhekana, son coordonnateur rappelle que » ce qui se passe en Ituri n’épargne personne, même pas les non originaires ». D’où, son appel à toutes les couches socio-écomico-politiques au respect du mot d’ordre.
Pour lui, les actions comme celles-là (ville morte ) peuvent pousser l’État congolais à agir vite pour la cause de l’Ituri.
Par rapport aux militaires FARDC visibles ce mercredi aux coins chauds de la ville, Lossa tacle l’état de siège et l’invite à déployer des éléments loyalistes pour aller combattre les ennemis qui tuent des civils.
Menaçant, la veille, de sceller les portes qui n’ouvriront pas, aux premières heures de ce mercredi, le maire de la ville a été vu entrain de sensibiliser la population au marché central pour boycotter la ville morte pas respecter cette journée. Une action qui, malheureusement, n’a pas eu gain de cause car les activités sont restées paralysées toute la journée.
Tard aux environs de 17 heures, des militaires FARDC déployés aux coins chauds y étaient encore.
Depuis le début de l’année, la Société civile dénombre 96 civils tués à travers la province de l’Ituri. Les derniers cas ont été rapportés, ce même jour de mercredi, à Fichama et Mahagi où 4 civils ont péri. Des forfaits attribués aux miliciens CODECO.
Débutée ce mercredi, cette série des journées villes mortes ira jusqu’au vendredi prochain
Verite Johnson/CONGOPROFOND.NET
Politique
« Ville morte » du 3 juin : La C64 salue une mobilisation « disciplinée » et annonce une série d’actions avec un accompagnement républicain
S’exprimant la journée « ville morte » observée ce 3 juin 2026, la Coalition Article 64 pour la défense de l’ordre constitutionnel a publié un communiqué d’étape dressant un premier bilan.
1. Satisfaction de la C64
Dans le document signé par Martin Fayulu, Jean-Marc Kabund, Moïse Katumbi, Augustin Matata et Delly Sesanga, la C64 « salue la forte adhésion des citoyens » à l’opération. Pour la coalition, cette mobilisation à Kinshasa et dans plusieurs villes « témoigne du rejet catégorique par les congolais de toute velléité de changement de constitution ».

La C64 félicite « les congolais pour avoir répondu nombreux à cet appel de manière pacifique, digne, responsable et disciplinée », estimant que « la défense de la constitution dépasse les clivages politiques ».
2. Fayulu : « Un geste civique qui témoigne de la maturité »
Dans une déclaration séparée, Martin Fayulu a renforcé le message : « Nous félicitons nos compatriotes pour avoir répondu avec discipline à notre mot d’ordre de ville morte. Ce geste civique témoigne de la maturité et de la conscience politique de notre peuple. Rendons grâce à Dieu qui a déjoué les manœuvres des ennemis de la République. »
3. Prochaine étape : jeudi 4 juin
La C64 annonce qu’elle rendra publique, ce jeudi 4 juin 2026, « une déclaration faisant le bilan de cette journée et annonçant les prochaines actions qui seront engagées pour la défense de la constitution et de l’État de droit », à l’issue de sa réunion d’évaluation.
Cette journée « ville morte » s’inscrit dans la contestation du projet de révision ou changement de la constitution évoqué par le régime Tshisekedi. L’opposition en fait un « référendum populaire » contre un éventuel 3ᵉ mandat.
Pendant ce temps, une question fatale se pose au sein de l’opinion publique : la population congolaise s’est-elle réellement rangée du côté de l’opposition pour contrer un projet jugé « ambitieux pour des intérêts politiques » ?
Blaise ABITA
